TRAVAIL SOCIAL : PARTICIPONS A L AVENIR DE NOS METIERS

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2014-09-21 12:59

source Organisation nationale des éducateurs spécialisés

 

L’éducateur(trice) spécialisé(ée) possède une formation réglementée par Arrêté ministériel  de 3 années dispensée en centre de formation et sanctionnée par l’obtention d’un Diplôme d’État.

 

C’est un professionnel de l’action sociale et médico-sociale de terrain dont la démarche clinique le place au contact des populations. Son intervention se situe dans le champ du handicap (fonctionnel, sensoriel, psychique, intellectuel, troubles invalidants), de la protection de l’enfance, de l’insertion, de la réinsertion sociale et professionnelle ou de la prévention spécialisée auprès d’enfants, d’adolescents, d’adultes isolés mais aussi de couples, de familles ou de groupes.

 

Sa démarche vise  à permettre à des personnes en difficultés d’agir sur elles-mêmes et sur leur environnement pour que leurs conditions sociales, éducatives, psychiques, matérielles ou de santé s’améliorent, dans un but immédiat et/ou plus lointain.

 

L’éducateur(trice) spécialisé(ée) adopte une posture singulière qui lui permet de construire des connaissances en fonction de situations dans lesquelles il est impliqué.

 

En ce sens, son approche pratique est réflexive et tient compte de la complexité des personnes, des situations ou des contextes. Elle  ne peut se réduire à l’application de connaissances acquises. Elle est guidée par le souci de co-construire du sens en présence des personnes, dans la pratique, pour comprendre ce qui se passe, entreprendre une action qui vise  un changement dans des situations dans lesquelles sont intriquées des dimensions psychiques, sociales, éducatives, économiques et de santé.

 

L’éducateur(trice) spécialisé(ée) procède en ce sens à une articulation entre pratique et théorie qui tient compte de sa propre implication, d’une recherche de la juste distance, de la singularité des situations et des rencontres entre personnes qui sont dans des positions différentes, de la complexité et de la prise de risque comme un possible levier de changement.

Cette posture requiert des capacités adaptatives, une faculté à se décentrer de soi, à échapper à l’illusion de la maitrise pour finalement  accepter l’incertitude comme facteur fondamental de transformation