STOP À LA MALTRAITANCE SOCIO-ÉCONOMIQUE DES AESH

 Mise à jour du 20/02/2019
 
Création d'une commission d'enquête parlementaire sur la scolarisation des élèves en situation de handicap de la maternelle à l'université, dont je serai le rapporteur, pour faire la photographie de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas.
 
Le député Sébastien Jumel est le rapporteur de cette commission de six mois sur la loi de l'école de la confiance de Jean-Michel Blanquer !
 
Espérons que ce travail, ENFIN, sera pris en compte par le gouvernement !
 
 
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Mise à jour du 18/02/2019
 
Monsieur le Ministre nous invite à lui poser des questions !
Et si nous le prenions au mot ?!
 
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Mise à jour du 17/02/2019
 

Avec la Coordination de Collectifs des AESH de France, nous avons commis le compte-rendu suivant concernant la restitution de la concertation finale de la mascarade sur l’école inclusive.

11 février 2005 – 11 février 2019

Dépit et consternation !

Vous trouverez ci-après le compte-rendu de la restitution finale de la « concertation » sur l’Ecole inclusive, qui s’est tenue le 11 février 2019, au Secrétariat d’Etat des Personnes Handicapées (SEPH), dans le cadre de la plénière du Comité Nationale Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH).

Rappelons que ce ne fut que l’audition, séparée, auprès du SEPH et du ministère de l’Education nationale, de quatre groupes de travail : accompagnants d’élèves en situation de handicap, organisations syndicales, parents et membres du CNCPH (qui ont auditionné l’Association des Maires de France (AMF) pour nous trouver un second employeur). Ces quatre groupes ayant travaillé en parallèle, il s’est avéré que les deux derniers ont traité le même sujet, à savoir l’évolution du Projet Personnalisation de Scolarisation (PPS) !

De leur côté, les accompagnants ont dû répéter leurs revendications, portées depuis deux ans auprès de ce gouvernement, et ce, au cours de trois rencontres d’une durée totale de six heures, tandis que chacun des autres groupes s’était rencontré trois fois sur neuf heures !

Le 11 février 2019 n’était donc qu’une redite des restitutions des différents groupes, déjà faite le 23 janvier 2019, mais cette fois-ci devant la presse et les ministres. (Vous pouvez vous référez à notre compte-rendu du 23/02/2019)

A la différence du 22 octobre 2018, date de lancement de la « concertation », il est à noter que le public était bien plus clairsemé. Certaines associations de familles, ayant refusé de cautionner cette mascarade de concertation, ont préféré ne pas venir assister à cette photo finale.

Autre absence significative tout au long de cette concertation : les enseignants. Comment élabore-t-on une « concertation » sur l’école inclusive en leur absence ? Belle incongruité ! Certes, au cours de ces mois de « concertation » ont été auditionnés la DRH de l’Education nationale, le chef de la DGESCO bureau de la personnalisation des parcours et de la scolarisation des élèves handicapés chez Education nationale, un inspecteur ASH et un chef d’établissement, mais où étaient les enseignants ? Il est vrai que ce personnel de l’Education nationale est très peu en présence des élèves, quels qu’ils soient, et que de ce fait, sa présence à cette concertation était superflue !

Malgré cette incongruité, la restitution de la « concertation » a eu lieu et voici quelques-unes des interventions (nous ne redirons pas ici les nôtres) :

  • Les parents ne veulent pas de nouvelles lois mais l’application de celles qui existent déjà et réclament, en conséquence, l’application du droit commun avant les droits spécifiques. Ils réclament des moyens de formation, de contrôle et de sanction pour contrer la non-application de la loi. Ils demandent un accompagnement pour les parents d’enfants en situation de handicap,

Ils demandent l’abandon du GEVASCO et du document PPS à remplir par les enseignants pour ne conserver qu’un document unique le PPS, à l’initiative des enseignants, validés par les parents, en collaboration avec les collectivités territoriale et adressé à la MDPH, avec de la souplesse en attendant la notification. Les parents veulent conserver le PPS car c’est un droit opposable en cas de non-respect de la mise en œuvre dudit PPS, tandis que le gouvernement préfère le maintien du Guide d’évaluation de la scolarité (GEVA-SCO) qui est un document non opposable

  • Le Chef du bureau de la DGESCO du Ministère de l’Education nationale annonce que le recrutement des accompagnants d’élèves en situation de handicap se fera par l’Éducation nationale, laquelle affectera les accompagnants dans les pôles inclusifs d’accompagnement localisé (PIAL) et que les chefs d’établissement organiseront les emplois du temps des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Il annonce également qu’un vade-mecum des AESH sera réalisé pour la rentrée 2019 afin de normaliser les pratiques dans chaque département.

 

  • La DRH de l’Éducation nationale énumère les sujets évoqués au cours des rencontres avec les organisations syndicales; énumération qui révèle la vacuité des échanges puisque sans apport de solutions de la part du ministère. Ce sont toujours les mêmes revendications que portent pour nous les syndicats : reconnaissance du métier d’accompagnants d’élèves en situation de handicap, conditions d’exercice et perspectives de carrière. Cette représentante de la DRH de l’Éducation nationale spécifie également que « la problématique des accompagnants est à l’agenda du ministre »

Enfin, après les prises de paroles des représentants des différents groupes, nous avons pu nous exprimer malgré l’insistance du conseiller de Sophie Cluzel de raccourcir au maximum notre intervention, voire d’y renoncer. Nous renvoyons nos lecteurs à cette intervention publiée dans un autre document. Après notre prise de parole et celle du SNUIPP vinrent les discours de la SEPH et du MEN. Sur le discours de la SEPH, aucune nouveauté : vide sidéral et exercice d’auto-satisfaction sur cette pseudo-concertation.

Quant au ministre de l’Education nationale, il a débuté son discours en expliquant que cette concertation n’est pas une fin en soi, qu’il s’agit de continuer à enrichir nos approches. Et, fièrement d’annoncer que “si on regarde de plus près, le film n’est pas si mauvais“…, le ministre poursuit en indiquant qu’il s’agit de faire “consensus autour de l’enfant“.

Puis à propos des acteurs de l’école inclusive, son discours est devenu moralisateur en décrétant que : « nous devons postuler la bonne foi de l’autre », « que nous sommes tous dans le même bateau ».

Autrement dit, quelles sont toutes ces revendications que vous portez à mes oreilles, alors que nous œuvrons dans le même sens ? ! Par cette rhétorique, le ministre a ainsi évacué les inquiétudes des parents et les nôtres, comme si elles n’avaient pas lieu d’être  !

Il a complété son discours par le fait que « nous entrions dans une concertation, et qu'à sa conclusion, mi-mars, nous saurons la prendre en compte pour mettre les choses dans la loi et sous l’angle réglementaire». Avant l’énumération de ses annonces, il précise que « nous avons à faire évoluer les mentalités notamment grâce à l’école inclusive ».

A travers des affirmations redondantes et toujours floues, le ministre souhaite l’établissement d’un « contrat de confiance » qui se construira à travers :

  • « La formation initiale et continue des professeurs au sein des instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation ;
  • Le renforcement de l’accompagnement des enseignants par les professeurs ressources ;
  • L’augmentation de la mobilisation des professeurs référents ;
  • Le renforcement du métier d’AESH vers un statut à part entière de 80.000 agents à temps plein en 2021 ;
  • La fin des recrutements en CUI en AESH ;
  • Soixante heures de formation dont il s’engage à veiller sur la qualité ;
  • Un fonds de formation garanti ;
  • Des perspectives de carrière ;
  • Des perspectives de professionnalisation » ;

Le ministre déclame que « la comparaison internationale doit nous faire progresser ». Il poursuit en affirmant que « nos organisations segmentées ne permettent pas de donner des temps pleins aux AESH » et que grâce à la création d’un PIAL par chaque collège en ULIS et l’instauration de 2 000 PIAL à la rentrée 2019 « la mutualisation permettra d’assurer une meilleure continuité entre l’élémentaire et le secondaire ». Ces pôles « permettront l’intégration des AESH dans les équipes éducatives ».

Il promet en vrac la « création d’un corps de métier gérer comme les autres personnels au sein du ministère”, “le recrutement en amont des AESH”, “ la simplification pour les familles”, “ une plateforme numérique pour les enseignants”, “un entretien préalable avec les familles”, “ la diminution du délai d’attente des familles” et “ la naissance d’un nouveau service public général”.

Le ministre conclut son propos en ces termes : “cette transformation a besoin d’une transformation budgétaire. Le gouvernement est prêt »

Il serait opportun de demander au ministre de l’Education dans quelle mesure le gouvernement est prêt. Prêt à nous sortir de la précarité, en mettant un budget conséquent pour nous puissions vivre de notre métier ? Ou prêt à continuer à croire qu’il met en place des innovations qui n’en sont pas ?

En effet, ce que nous déduisons de toutes ces annonces c’est justement que nous allons devoir faire plus avec autant ! Le dispositif PIAL en est l’outil : celui de la mutualisation forcée des AESH. Le nombre annoncé d’AESH à la perspective de 2021 en est la preuve : 80.000 AESH (nombre d’accompagnants déjà en poste) alors qu’une augmentation de notifications est prévue de 14% par an ! On comprend mieux ainsi que la mutualisation forcée, et donc la dégradation de nos conditions de travail, est la seule réponse comptable de ce ministère pour qui l’inclusion scolaire reste une belle épine dans le pied !

Il est toujours question de « renforcer » notre métier, sans qu’aucune décision économique ne soit prise.  : aucun statut, aucune revalorisation salariale, aucune formation initiale et continue. Peut-être monsieur le Ministre est-il convaincu que sa parole est action ?!

Il est vrai que nous sommes chez Jupiter, il ne faut dès lors s’étonner de rien !

Mais l’on notera que « la problématique des accompagnants est sur l’agenda 2019 du ministre » de l’Education.

Comme nous sommes dans l’agenda du ministre, nous comptons bien y rester pour continuer à porter nos revendications afin d’améliorer nos conditions de travail et en finir avec la maltraitance socio-économique que nous subissons depuis quatorze ans.

Et alors nous partagerons ce “chemin de progrès“ auquel aspire le ministre…pour que, “si on regarde le film“, celui-ci soit enfin de bien meilleure qualité et ait un dénouement heureux.

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Mise à jour du 13/02/2019
 
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LOI ECOLE DE LA CONFIANCE :
NE VOTEZ PAS L’AMENDEMENT 1058 ! NON AUX PIAL !
 
Mesdames et Messieurs les Députés,  
 
Vous le savez certainement, la concertation sur l’école inclusive, menée par le Secrétariat d’Etat aux Personnes Handicapées (SEPH) et le Ministère de l’Education nationale (MEN)  a pris fin le lundi 11 février dernier.
 
 
Nos collectifs d’AESH respectifs ont participé à cette pseudo-concertation et c’est avec dépit que nous en sommes ressortis lundi midi. Mais, passé ce dépit, nous poursuivons notre combat.  
 
Aussi, souhaitons-nous attirer tout particulièrement votre attention sur un point essentiel, déjà acté dans le projet gouvernemental : les Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés (PIAL)  
 
L’urgence nous ordonne de vous interpeller sans attendre !  
 
En effet, dans la discussion sur le projet de Loi pour une “Ecole de la confiance“ de Monsieur Blanquer, le gouvernement a déposé un amendement (n°1058) instituant la création d’un Objet Technocratique Non Identifié (OTNI) : les PIAL rédigé comme suit :
 
2° Après le troisième alinéa de larticle L. 351‑3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Des pôles inclusifs d’accompagnement localisés sont créés dans chaque département. Ils ont pour objet la coordination des moyens d’accompagnement humain au sein des écoles et établissements scolaires de l’enseignement public et de l’enseignement privé sous contrat. Ces dispositifs visent à mieux prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de l’élève en situation de handicap en vue du développement de son autonomie. »  
 
Au prétexte de « mieux prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de l’élève en situation de handicap en vue du développement de son autonomie », entendez plutôt, comme nous l’a maintes fois répété la DGESCO du Ministère, lors de cette concertation, qu’il s’agit bel et bien d’un outil de gestion des ressources humaines ! Plus précisément ici, celle des quelques 80.000 AESH embauchés par le Ministère.  
 
A travers les PIAL, ce qui prévaut n’est qu’une logique comptable et ces derniers n’ont été inventés par la DGRH du MEN que pour répondre quantitativement à la demande inflationniste des besoins en accompagnement des élèves plutôt que qualitativement (prévision de 14% de notifications d’aide humaine par an).  
 
De plus, nous vous alertons car ces PIAL ont été décrétés par le Ministère, sans concertation préalable avec les syndicats, enseignants, chefs d’établissements, associations de familles, sans évaluation, sans cadre et sans moyens. Il n’y a aucune trace dans le PLF 2019 de cette lubie technocratique, alors que le Ministère prévoit la création de 2000 PIALs à la rentrée 2019…  
 
Et, c’est dans un flou artistique complet, en catimini, que par un amendement, le Ministère voudrait créer ce dispositif et le généraliser, sur un argument fallacieux ?!   Mais, au-delà de cela, si cet amendement était adopté, c’est bien la destruction du projet d’école inclusive qui serait amorcée.  
 
En effet, par la mutualisation forcée des AESH, à travers ces PIAL, ce ne serait plus un, deux ou trois élèves que les personnels seraient tenus d’accompagner, mais plus de trois, voire six ou huit dans le même établissement.  
 
Ce saupoudrage d’accompagnement sera ainsi confié aux chefs d’établissements et, pire, cautionné par le transfert de la réalisation du Projet Personnel de Scolarisation (PPS) de la MDPH à une équipe éducative, non formée au diagnostic !  
 
Parce que le Ministère de l’Education nationale ne sait plus comment gérer l’afflux des notifications, mutualiser pour économiser est la seule politique préconisée.  
 
Et tout ceci, toujours dans un cadre, nous vous le rappelons, où les AESH sont rémunérés à hauteur de 600 euros par mois, toujours sous contrat précaire et toujours pas formés.  
 
Ainsi, nous vous remercions de voter contre cet amendement du gouvernement !  
 
Nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
 
Cordialement,  
La CCAF
(La Coordination de Collectifs AESH de France rassemble les Collectifs AESH Loi 2005, Corse, 59-62 et Ile de France)  
 
 
   
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Mise à jour du 07/02/2019
 
Voici la vidéo de nos collègues du collectif AESH 59/62, ce mercredi 06/02/2019, jour de la mobilisation nationale des AESH, à leur sortie d'audience du rectorat de Lille.
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Mise à jour du 28/01/2017
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Conformément à ce que nous vous avions annoncé, nous venons par le présent communiqué vous rendre compte de la journée du 23/01/2019 sur la concertation « Ensemble pour l’école inclusive », mise en place par le Ministère de l’Education nationale et le Secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées (SEPH).
Cette journée s’est déroulée sur deux moments : de 10H à 16h, restitution des différents groupes (PIAL, 2nd employeur, groupe parents, CNCPH et groupe accompagnants, puis de 17h à 18h, réception des accompagnants au Cabinet du Ministère de l’Education Nationale.

I - Restitution sur les PIAL
Le matin, nous ont été vantées les vertus du Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé (PIAL) et de l’accompagnement mutualisé à travers l’exemple du lycée internat “Les Bourdonnières“ près de Nantes qui réunit toutes les filières (générale, technologique et professionnelle) et propose des BTS. Ce lycée a implanté en son sein une Unité Locale d’Inclusion Scolaire, un service Médico-social et une équipe d’accompagnants qui travaillaient en harmonie auprès des élèves : 12 AESH-m (6 CDI à Temps complet, 4 CDD à temps complet et 1 CDD à 60% de quotité), 1 AESH-i à 50%. Il n’y avait aucune heure perdue d’accompagnement et quel plaisir de se voir ainsi offrir de travailler de nuit pour certains !


Dans ce merveilleux endroit, les accompagnants jouissent d’une meilleure reconnaissance, éprouvent un accroissement de leurs motivations et de leurs intérêts, bénéficient d’une augmentation de leur durée de contrat, vivent des relations épanouies avec les enseignants et où le travail en équipe est favorisé !

Dans le descriptif de ce placement de produit, la parole des élèves, des accompagnants ou des enseignants est absente !
Cependant, l’orateur de ce placement de produit ne spécifie pas le nombre d’heures travaillées par les accompagnants, ni le salaire de nuit ! 


Une des accroches pour renforcer l’adhésion est celle qui nous dévoile les vertus du PIAL et de la mutualisation. L’intérêt de cette accroche réside dans l’usage de l’adjectif « possible » qui traduit bien l’absence de volonté gouvernementale de mettre les moyens financiers nécessaires pour que notre métier devienne attractif et « robuste ».

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A la suite de ce placement de produit, c’est le représentant du Ministère de l’Education nationale qui a eu la parole pour démontrer l’intérêt des PIAL, par la voix de la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DGESCO).


Avec force documents PowerPoint, la DGESCO a encore une fois loué les mérites de ce dispositif, à partir d’enquêtes réalisées auprès d’enseignants-référents. La phrase à retenir est : « Qui dit coopération, dit plus de souplesse ».

Voilà en quoi se résume l’objectif des PIAL !

Et comme l’a dit le représentant de la DGESCO, cette « nouvelle organisation » ne nécessitera pas de modification de la loi…

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En conséquence, le droit à compensation ne sera pas opposable !

L’absence de cadre réglementaire et législatif sur ces PIAL est une aubaine pour les Directions des Services Départementaux de l'Éducation Nationale (DSDEN) qui pourront à l’envie répartir comme bon leur semble le vivier des accompagnants sur leur territoire.

Ces PIAL ont suscité évidemment beaucoup de réactions de la part des associations de parents qui s’inquiètent, notamment, de la surcharge de travail imposée aux chefs d’établissement, du manque absolu de contrôle sur la bonne attribution des quotités horaires d’accompagnement et de l’autorité fonctionnelle transférée aux chefs d’établissements : qui de la MDPH ou de l’équipe éducative sera le décideur des besoins d’accompagnement des élèves ?

Il leur a été répondu que ces PIAL étaient un outil de communication et que la mutualisation était plus intéressante que l’individualisation.

II - La restitution intermédiaire des groupes de réflexions

L’après-midi, les différents groupes de la concertation ont exposés leurs réflexions de travail.
Il est intéressant de rappeler que cette concertation est composée de trois groupes de réflexions : les membres du CNCHP, les associations de parents d’enfants en situation de handicap et les accompagnants d’élèves en situation de handicap.

Depuis le 22/10/2018, date du lancement de la concertation, chaque groupe se réunit sans intercommunication inter-groupes.

Peut-on alors s’étonner que le groupe parents et le groupe CNCPH aient travaillé sur le même sujet : la révision du Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) ?

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Il ressort de ces réflexions séparées un besoin de simplification à travers la suppression des documents administratifs qui apportent de la confusion, notamment la disparition du GEVASCO et du document de mise en œuvre du PPS pour ne garder que le PPS.

Mais, si les membres du groupe parents ont travaillé dans le sens d’un PPS uniquement élaboré par l’équipe enseignante, les membres du CNCPH, au contraire, ont renouvelé leur volonté que celui-ci soit toujours supervisé par la MDPH.

Le groupe des membres du CNCPH s’est distingué en recherchant des pistes pour le second employeur voulu par le ministère de l’Education nationale, à savoir un groupement d’associations employeur, des associations agrées par la Caisse d’Allocations Familiales.

Du groupe “2nd employeur“, représenté uniquement par la maire-adjointe à la scolarité de Meudon, membre de l’Association des Maires de France (AMF), n’est finalement pas ressorti, a priori, de solutions pour que les accompagnants cumulent des heures afin de travailler à temps complet. En effet, les communes n’ont pas les moyens de la politique imposée par l’Etat ! Une piste a toutefois émergé : mettre les accompagnants « à disposition » des communes, dans le cadre d’un CDI intermittent…

D’autre part, tandis que chacun de ces deux groupes a pu se réunir deux ou trois fois depuis le 22/10/2019, sur une durée de neuf heures, le groupe des accompagnants d’élèves en situation de handicap, au moment de cette journée de restitution intermédiaire, n’avait bénéficié que de deux heures de rencontre le 19 décembre.

En l’absence de validation du compte-rendu de notre réunion, c’est le conseiller de Mme Cluzel qui s’est chargé de le présenter : exposé de nos conditions de travail et de nos revendications.

Nous avons alors pris la parole au nom des collectifs membres de la CCAF pour dénoncer l’organisation de cette concertation qui n’en est pas une, nous étonner de l’absence du corps enseignant dans ladite concertation et surtout pour recontextualiser les dispositifs PIAL qui répondent aux injonctions de restrictions budgétaires du Ministère de l’Education Nationale :

« Mesdames, Messieurs,

Nous nous exprimons aujourd’hui au nom de trois collectifs AESH (Loi 2005, 59-62 et Ile-de- France) invités à la concertation menée par le SEPH et le MEN.

La première chose que nous souhaitons dire c’est le grand regret que tous les acteurs de l’école inclusive n’aient pas pu échanger avant ce jour, l’organisation ayant été planifiée pour que nous n’échangions pas ce qui de fait a vidé de sens le concept de « concertation ».

Nous ne sommes pas satisfaits de ces groupements de paroles en parallèles qui nous ont finalement empêcher de construire quelque chose en commun.

Nous continuons de nous interroger sur la perception qu’ont les organisateurs de cette concertation sur chacun des acteurs de l’école inclusive, les parents, les enseignants et les accompagnants, à savoir s’ils seraient en capacité d’échanger intelligemment.

Alors nous avons exposé séparément et nous, accompagnants, avons reformulé les revendications que nous soumettons au gouvernement depuis plus d'un an.

Nous avons évoqué nos appréhensions vis-à-vis du PIAL en dehors de tout cadre juridique et budgétaire, notre inquiétude sur la mutualisation forcée en réponse aux injonctions de la Cour des Comptes au détriment du bien-être et à l'épanouissement de nos élèves. A travers les PIAL, ce qui prévaut semble-t-il est la logique comptable imposée par le Ministère des Comptes Publics, c’est-à-dire répondre quantitativement à la demande inflationniste des besoins en accompagnement des élèves plutôt que qualitativement.

Certes, le Ministère, pour donner le change, nous dira que le qualitatif est là avec “Qualinclus“. Mais nous ne nous leurrons pas sur ce dispositif technocratique et bavard, enkysté aux PIAL qui est une auto-évaluation sans efficience, ni contrainte.

Bien que la déprécarisation des accompagnants soit le leitmotiv du gouvernement, celui-ci n'a jamais envisagé rendre concret son concept de contrat “robuste“ en augmentant nos salaires, en nous offrant une véritable formation et en nous sécurisant à travers un statut stable et attrayant.

Nous avions demandé à échanger avec les organisations syndicales, seules habilitées à être reçues au CTM, mais en vain.
Et, ce n’est pas sans insistance que nous serons finalement reçus au Ministère tout à l’heure et que nous aurons moins de deux heures pour nous exprimer et réitérer nos revendications !

Pour revenir à cette concertation, pour que ce sentiment de duperie qui nous assaille se dissipe, nous demandons à ce que cette concertation se poursuive mais cette fois-ci en organisant des rencontres communes avec tous les acteurs de l’école inclusive : parents, enseignants, accompagnants. Faites-nous confiance : nous sommes des adultes intelligents et conscients des enjeux d’une école inclusive qui instaurera enfin l’équité entre tous les élèves, sans pour autant laisser sur le chemin les travailleurs que nous sommes.

Pour finir, en dehors de cette concertation, les récents propos du ministre ont eu de quoi nous alerter, avec encore un nouveau concept : le partage salarial.
En effet, que recouvre cette appellation ? Quelle sera la part de financement dévolue à l'Etat ? Aux communes ? D'autres collectivités seront-elles mises à contribution ? Qu'en sera-t-il des communes ou autres n'ayant pas le budget nécessaire ?
Y aura-t-il un système de péréquation ? Si oui, selon quelles modalités ? Si, les besoins en heures hors système éducatif sont insuffisants, comment assurer les 35 heures annoncées pour les AESH ?
Le gouvernement s'engage-t-il à faire disparaître totalement les temps incomplets imposés ? Si oui comment ? Pourquoi, les représentants des élus locaux ne font-ils pas partie intégrante de cette concertation ?

Voilà encore de nouvelles questions que suscitent le ministère et qui ne sont pourtant pas à l’ordre du jour d’aucun axe de travail dans cette concertation… »

 

III – La réception des accompagnants d’élèves au Ministère de l’Education nationale

Suite à cette restitution, nous nous sommes rendus au Ministère de l’Éducation nationale où nous avons été reçus, une heure, par le chef de bureau de la scolarisation des élèves handicapés, le responsable du socle de compétence et la conseillère sociale de l’Éducation nationale.

Bien sûr ces interlocuteurs n’étaient pas les bons !

La Direction Générale des Ressources Humaines (DGRH) était absente.

Ils nous ont écoutés, pris des notes, se sont étonnés des situations que nous leur rapportions.

Dans ce Tartuffe gouvernemental, nous leur avons tout de mêmes remis nos revendications : sur un malentendu, ils pourraient les transmettre à la DGRH de l’Éducation nationale !

 

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Mise à jour du 26/01/2019
 
  
BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN ! 
 
Conformément à ce que nous vous avions annoncé, nous venons par le présent communiqué vous rendre compte de la journée du 23/01/2019 sur la concertation sur l’école inclusive, mise en place par le ministère de l’Education nationale et le Secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées dans les locaux du Comité Nationale Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH).
 
Vous trouverez notre compte-rendu qui relate les "vertus du PIAL" selon le gouvernement, sous le lien suivant :
 
 
Voici ce que les Collectifs AESH Loi 2005, AESH Ile-de-France et AESH 59-62 ont déclaré lors de cette mascarade
 
« Mesdames, Messieurs,  
 
Nous avons fait le choix aujourd’hui d’avoir une expression commune de l’ensemble des collectifs AESH invités à la concertation menée par le SEPH et le MEN.  
 
La première chose que nous souhaitons dire c’est le grand regret que tous les acteurs de l’école inclusive n’aient pas pu échanger avant ce jour, l’organisation ayant été planifiée pour que nous n’échangions pas et du coup a vidé de sens le concept de concertation.
 
Nous ne sommes pas satisfaits de ces groupements de paroles en parallèles qui nous ont finalement empêché de construire quelque chose en commun.
 
Nous continuons de nous interroger sur la perception qu’ont les organisateurs de cette concertation sur chacun des acteurs de l’école inclusive, les parents, les enseignants et les accompagnants, à savoir s’ils seraient en capacité d’échanger intelligemment.
 
Alors nous avons exposé séparément et nous, accompagnants, avons reformulé les revendications que nous soumettons au gouvernement depuis plus d'un an.
 
Nous avons évoqué nos appréhensions vis-à-vis du PIAL en dehors de tout cadre juridique et budgétaire, notre inquiétude sur la mutualisation forcée en réponse aux injonctions de la Cour des Comptes au détriment du bien-être et à l'épanouissement de nos élèves.
 
A travers les PIAL, ce qui prévaut semble-t-il est la logique comptable imposée par le Ministère des Comptes Publics, c’est-à-dire répondre quantitativement à la demande inflationniste des besoins en accompagnement des élèves plutôt que qualitativement.
 
Bien que la déprécarisation des accompagnants soit le leitmotiv du gouvernement, celui-ci n'a jamais envisagé rendre concret son concept de contrat “robuste “en augmentant nos salaires, en nous offrant une véritable formation et en nous sécurisant à travers un statut stable et attrayant.  
 
Nous avions demandé à échanger avec les représentations syndicales, seules habilitées à être reçues au CTM, mais en vain.
 
Et, ce n’est pas sans insistance que nous serons finalement reçus au Ministère tout à l’heure et que nous aurons moins de deux heures pour nous exprimer et réitérer nos revendications !
 
Pour finir et pour revenir à cette concertation, pour que ce sentiment de duperie qui nous assaille se dissipe, nous demandons à ce que cette concertation se poursuive mais cette fois-ci en organisant des rencontres communes avec tous les acteurs de l’école inclusive : parents, enseignants, accompagnants.
 
Faites-nous confiance : nous sommes des adultes intelligents et conscients des enjeux d’une école inclusive qui instaurera enfin l’équité entre tous les élèves, sans pour autant laisser sur le chemin les travailleurs que nous sommes.  
 
Pour finir, en dehors de cette concertation, les récents propos du ministre ont eu de quoi nous alerter, avec encore un nouveau concept : le partage salarial.
 
En effet, que recouvre cette appellation ? Quelle sera la part de financement dévolue à l'État ? Aux communes ? D'autres collectivités seront-elles mises à contribution ? Qu'en sera-t-il des communes ou autres n'ayant pas le budget nécessaire ? Y aura-t-il un système de péréquation ? Si oui, selon quelles modalités ? Si, les besoins en heures hors système éducatif sont insuffisantes, comment assurer les 35 heures annoncées pour les AESH ?  Le gouvernement s'engage-t-il à faire disparaître totalement les temps incomplets imposés ? Si oui comment ? Pourquoi, les représentants des élus locaux ne font-ils pas partie intégrante de cette concertation ? »      
 
Suite à cette restitution, nous nous sommes rendus au Ministère de l’Éducation nationale où nous avons été reçus, deux heures, par le chef de bureau de la scolarisation des élèves handicapés, le responsable du socle de compétence et la conseillère sociale de l’Éducation nationale
 
Bien sûr ces interlocuteurs n’étaient pas les bons ! Ils nous ont écouté deux heures, pris des notes. Nul personnel des Ressources humaines de l’Education nationale pour nous entendre !
 
Dans ce Tartuffe gouvernemental, leur avons tout de mêmes remis nos revendications, sur un malentendu ils pourraient la transmettre à la direction des ressources humaines de l’Éducation nationale.  
 
Tomber de rideaux
Afin de parachever cette comédie en trois actes, nous aurons droit à notre troisième réunion comme les deux autres groupes. Cette dernière réunion se tiendra le lundi 4 février 2019 de 14h à 17h.
 
Le 11 février 2019, date anniversaire de la loi de 2005, le ministère de l’Education et le secrétariat d’Etat aux personnes handicapées s’autocongratuleront sur les travaux constructifs de cette concertation ! Et ils diront tous les efforts produits pour améliorer le sort des accompagnants d’élèves en situation de handicap, alors qu’il y aura eu
 
« Beaucoup de bruit pour rien »
 
Nous continuons donc à dénoncer cette mascarade qui tient lieu de concertation !
 
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Mise à jour du 17/01/2019/
 
 
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Mise à jour du 25/12/2018
 
 

Comme nous vous l'annoncions il y a quelques temps, nous avons participé à une réunion dans le cadre de la "concertation sur l'école inclusive"

Pour rappel, voici le calendrier de la concertation sur l'école inclusive au 22/10/2018

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Vous trouverez ci-après le calendrier de la concertation sur l'école inclusive dans lequel la réunion avec les accompagnants d'élèves en situation de handicap est indiqué sous l'intitulé « Focus groupe accompagnants - 19/12/18 - 15h30-18h »
 
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La première réunion d’Accompagnants d’élèves en situation de handicap dans le cadre de la « concertation sur l’école inclusive », initiée par le Secrétariat d’Etat aux personnes handicapées (SE) et le Ministère de l’Education Nationale (MEN) s’est donc tenue le mercredi 19 décembre 2018 au sein du Secrétariat d’Etat de Madame Cluzel.
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Cinq collectifs d’accompagnants avaient été conviés à cette occasion (AESH en action !, AESH France, AESH-Loi2005, AESH-59-62, AESH-Ile de France, Auxiliaire De Vie Scolaire, AESH, AED, EVS. tous ensemble) aux côtés d’autres accompagnants indépendants, d’un représentant du SNUIPP-FSU et d’une représentante du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH) qui n’est jamais intervenue mais qui a pris beaucoup de notes !

Ce premier “focus groupe accompagnants" était animé par Patrice Fondin, Conseiller auprès de Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre et Isabelle Bryon, Déléguée ministérielle à l’inclusion scolaire au Ministère de l’Education Nationale.

Il est intéressant de constater l'usage du lexique entrepreneurial tout au long de cette rencontre. En l'occurrence, un « focus groupe » permet aux entreprises de développer, de tester et de discuter des noms, des matériaux de conditionnements, emballages, avant de les commercialiser. Cette démarche permet aussi de recueillir des informations concernant le potentiel du marché et la réaction du public, afin de permettre au produit, ou au service, d'être largement accepté. Plus loin dans la rencontre, nous apprendrons qu’au terme de cette « concertation », les différents groupes seront tenus de présenter des « livrables », c’est-à-dire un produit ou un service destiné à un client, en l’occurrence l’Education nationale

Voilà à quoi nous sommes assimilés !

L’ancien monde n’a jamais disparu :  le principe  « diviser pour mieux régner » sévit toujours.

En effet, au vu des réunions inscrites au planning, de nombreuses questions ont surgi autour de la forme choisie pour cette « concertation » puisque chaque axe de travail est divisé en plusieurs groupes composé d’acteurs de l’école inclusive qui ne se rencontrent jamais entre eux ; chacun restant cloisonné dans son couloir : les parents entre eux, les accompagnants entre eux, les syndicats entre eux, les membres du CNCPH entre eux.

D’autre part, et, contrairement à ce qui a été annoncé, les syndicats, reçus individuellement par l’Education nationale, ne seront consultés qu’une seule fois afin de recueillir leurs revendications.

Comment travailler ensemble si nous ne pouvons échanger entre acteurs de la même cause ? Pourquoi réserver à un groupe le rôle de ne répondre qu’à telle ou telle question ? Que saurons-nous de ce qu’il se passe dans chacun des autres groupes ?

Nous regrettons par conséquent qu’il ne soit organisé, le 23 janvier 2019 qu’une seule réunion dite « réunion de concertation CROISEE » qui aura pour objectif de synthétiser les propositions (les « livrables ») des différents groupes qui auront travaillé chacun de leur côté, sans qu’aucun d’entre eux n’ait eu l’occasion d’échanger auparavant.

Si une concertation suppose la confrontation entre les parties, l’échange d’arguments, l’explicitation des points de vue de chacun, peut-on intituler « concertation sur l’école inclusive» des réunions successives au cours desquelles tous les acteurs de l’école inclusive sont consultés séparément ? Ne serions-nous pas en capacité d’échanger entre nous ? Quelle est cette volonté de compartimenter les différents groupes d’acteurs de l’école inclusive ? ! Que craint le gouvernement d’un possible échange entre les familles et les accompagnants ?

De plus, il n’y a pas lieu de parler de concertation lorsque nous sommes évincés des débats sur le PPS, le GEVAS-CO, la coopération dans l’école et le fameux Axe 3. Finalement, nous sommes même exclus des discussions sur le péri ou l’extra-scolaire !

Les questions ont également concerné un point inquiétant : l’Axe 3 sur les fameux Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés (PIAL)  a totalement disparu du planning de la concertation présenté le 22 octobre dernier lors du lancement de cette « concertation » sur l’école inclusive ! Cet axe a été réduit à une parenthèse dans l’intitulé de la réunion du 23 janvier 2019  : « Réunion de concertation CROISEE (INTERGROUPE avec Audition PIAL) » !!!

Cet ancien axe, ramené à une parenthèse, semble en fait être la pierre angulaire de cette future école inclusive que prépare le gouvernement.

Qui travaille sur ce sujet qui ne fait plus l’objet de « concertation », mais d’audition ?

Alors que le contenu du PIAL est obscur, qu’il est en cours d’expérimentation dans différentes académies : aucune évaluation n’est envisagée, aucun cadre juridique n’a été créé, aucune prévision budgétaire ne se dégage du projet de loi de finances 2019 du Ministère de l’Education nationale.

Tout ceci est confus et ni les accompagnants, ni les syndicats, ni les associations de parents n’ont voix au chapitre sur cet axe.

L'objectif du PIAL est la mutualisation des moyens humains pour répondre aux besoins locaux des établissements scolaires, autrement dit une mise à disposition des accompagnants en fonction des besoins.

Qui dirigera et coordonnera ces PIAL ? Qui contrôlera le respect des notifications MDPH ? Combien d’élèves les AESH accompagneront-ils ? Quels moyens budgétaires seront alloués pour ces accompagnements ? De qui dépendront hiérarchiquement les accompagnants ?

Malgré les expérimentations en cours, les deux représentants du gouvernement nous ont précisé que les PIAL n’étaient actuellement qu’à l’état de « concept » mais la réalité contredit cette affirmation car comme nous avons tous pu le constater, la mutualisation s’est imposée à nous depuis la rentrée 2018, et il n’y a aucun doute qu’elle se généralisera à partir de la rentrée prochaine.

Ces PIAL seront les futures boîtes d’interim des accompagnants !

La mutualisation à tout va concrétise le fait que le Ministère de l’Education nationale ne souhaite pas rallonger l’enveloppe budgétaire pour pallier le déficit d’AESH et que la dégradation de nos conditions de travail ne feront que s'aggraver.

Préparons-nous à devoir accompagner cinq à six élèves par classe, et peu importe dorénavant, qu’ils soient notifiés “i“ ou “m“. En effet, quand il y en a pour un ou deux, il y en a pour six ou sept, n’est-ce pas ? Qu’en sera-t-il alors du respect des notifications individuelles ? De nos conditions de travail ? Jusqu’où le gouvernement étirera-t-il la charge mentale que nous aurons à supporter ?

Bien que nous n’ayons obtenu aucune réponse concrète de la part de nos interlocuteurs, les seules informations que nous ayons actuellement sur ces PIAL sont les suivantes :

  • Seule la Fédération Nationale des Associations au Service des Élèves Présentant une Situation de Handicap (FNASEPH) est consultée sur ce sujet (association anciennement dirigée par Sophie Cluzel, la Secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées !!!) ;
  • Les familles perçoivent cette gestion des accompagnants comme un recul des droits de leurs enfants : cette mutualisation forcée affaiblit fortement le rôle de la MDPH.

Et tout ceci au nom de l’économie budgétaire.

De plus, bien que depuis fin août 2018, nous avions tous été individuellement reçus par le Secrétariat d’Etat aux personnes handicapées, nous avons une fois encore exposé nos revendications.

Cependant, cette redite a eu le mérite de montrer la convergence des revendications des collectifs présents et celles des collègues indépendants.

Toutefois, les représentants de l'exécutif n’ont fait que prendre des notes, sans faire aucune proposition concrète concernant le futur statut, la rémunération et la formation des accompagnants d’élèves en situation de handicap.

Finalement, le temps imparti à la réunion s'est écoulé sans que nous ayons eu le temps  d’aborder les questions de statut et du périscolaire. Ces points seront remis à l’ordre du jour d’une prochaine réunion dont la date reste encore à déterminer. Ce prochain « focus groupe accompagnants » se tiendra en janvier 2019, au Ministère de l’Education nationale, et avant le 23 janvier 2019, date à laquelle nos revendications feront, éventuellement, l’objet d’un arbitrage financier de la part du Ministère de l’Education nationale, conditionné par celui de Bercy.

Bien que le gouvernement  proclame sa volonté de nous déprécarsiser, et ce, depuis son arrivée au pouvoir, le Ministère de l’Education nationale affirmait au lendemain de cette rencontre que cela n'était pas sa priorité.

La suite au prochain « focus groupe accompagnants » !

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Mise à jour du 24/12/2018
 
Oublions quelques temps cette année difficile et profitions de nos proches !
 
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Mise à jour du 30/11/2018
 
Voici l’histoire, parmi tant d’autres,
d’un accompagnant affecté auprès de six élèves.
 
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Cet accompagnant, pour sa première prise de poste, a reçu une affectation sur laquelle figuraient les noms de trois élèves. Ces trois élèves sont scolarisés au sein de l’unité locale d’inclusion scolaire d’un établissement donné.
 
L’élève 1 ex-primo-arrivant avec troubles cognitifs et l’élève 2 troubles de l’attention sont en sixième. L’élève 3 dysgraphique est en cinquième. Les notifications de ces trois élèves précisent qu’ils ont besoin d’une aide mutualisée.  
 
Dans la classe de sixième, il y a un autre élève en situation de handicap également en inclusion dont le nom ne figure pas sur la feuille d’affectation de l’accompagnant (élève 4, dysgraphique et trouble du comportement).  
 
Dans la classe de cinquième, il y a deux autres élèves en situation de handicap également en inclusion dont les noms ne figurent pas non plus sur la feuille d’affectation de l’accompagnant (élève 5 et élève 6).
 
La coordinatrice de l’Ulis a affecté ce dernier auprès de ces six élèves. En alertant la responsable des accompagnants d’élèves en situation de handicap, la situation a évolué quelques temps plus tard. Lorsque l’accompagnant affirme qu’une collègue prend de temps en temps les élèves 5 et 6 lorsqu’il est auprès de l’élève 3, la coordinatrice de l’Ulis assure que ces deux mêmes él&eg

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