STOP À LA MALTRAITANCE SOCIO-ÉCONOMIQUE DES AESH

 

Mise à jour du 29/07/2018

 

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Voici une excellente interprétation du discours de l'Education nationale publiée sur la page Facebook de Toupi (TOUs Pour l'Inclusion)

https://www.facebook.com/touspourlinclusion/videos/1788695627878574/vidéo_Toupi_29-07-2018.png

 

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Mise à jour du 27/07/2018

 Suite à notre courriel du 24 juin 2018, voici la 

Question écrite | Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH)

26 juillet 2018 à l'Assemblée nationaleMichel Larive

M. Michel Larive attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur la situation précaire des Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH).

Les AESH ont pour mission d’accompagner les enfants handicapés dans toute leur scolarité, de la maternelle au baccalauréat. Ils jouent un rôle primordial dans leur intégration. La loi du 11 février 2005 promettait l’intégration de ces élèves au sein de L’École primaire. Mais les conditions de travail imposées aux AESH par l’Éducation Nationale sont loin d’être satisfaisantes et compromettent la réalisation du projet d’inclusion de ces enfants.

La précarité est la règle pour les personnels AESH. Ils doivent le plus souvent passer par deux années de contrats aidés, puis six années en CDD. Les plus chanceux pourront alors enfin signer un CDI qui sera rémunéré au SMIC. Cette précarité constante entraîne un manque d’attractivité de la profession et conduit à un déficit d’AESH qui nuit indéniablement à l’accompagnement des enfants handicapés. Par ailleurs, le décret du 29 janvier 2016 ne semble pas tenir compte de la réalité du métiers d’AESH. Il établit un diplôme d’exécutant de niveau V (niveau CAP). Les collectifs AESH Loi 2005, AVS/AESH06 et AESH France soutiennent que ce diplôme ne correspond pas aux compétences du métier. Ces collectifs souhaitent l’abrogation de ce décret et se prononcent pour la reconnaissance d’un diplôme d’éducateur scolaire spécialisé de niveau IV qui serait délivré au sein d’une filière d’enseignement professionnel. Leur préoccupation est d’adapter le plus possible la formation à la réalité du terrain. En outre de nombreux AESH, dont la rémunération horaire est relativement faible, souhaiteraient pouvoir exercer un temps plein. Vous avez donné droit à leur revendication, mais pour cela vous avez inclus le temps périscolaire et une extension de l’accompagnement au domicile des enfants dans leurs missions. Or, les collectifs précités défendent le fait qu’un AESH n’est ni un garde d’enfant, ni un animateur, deux autres métiers de valeurs qui font appel à d’autres compétences. Ces collectifs s’inquiètent de la proximité qu’induisent ces nouvelles missions au sein de la famille de l’enfant. Cette polyvalence des missions pourrait dénaturer leur profession en mettant en péril leurs missions premières, à savoir l’aide à l’apprentissage scolaire et la socialisation au sein de l’École. Il semble que vos décisions aillent à contre-courant des revendications des professionnels. Vous estimez, en outre, que le manque d’attractivité de cette profession s’explique du fait de conditions d’embauche trop sévères, alors que le personnel ne cesse d’expliquer que l’amélioration des conditions salariales serait la clé d’un regain d’attractivité. En effet, une meilleure rémunération des accompagnants constituerait la juste reconnaissance du travail accompli auprès des élèves. De plus, vous avez décidé de pérenniser la précarité du statut d’AESH, en privilégiant l’emploi de contractuels plutôt que de proposer la titularisation de ces personnels. Enfin, vous avez décidé d’augmenter l’aide mutualisée. Actuellement, lorsque l’aide mutualisée est mentionnée dans le contrat, l’accompagnant doit partager son temps avec un maximum de trois élèves. Avec l’extension de ce dispositif, il pourra être amené à suivre un nombre plus important d’élèves. Ces collectifs déplorent que cela se fasse au détriment d’un accompagnement continu et individuel, auquel se substituerait un accompagnement perlé, au risque de mettre en péril la bonne intégration et la réussite scolaire de l’élève.

Considérant ces éléments, ils aimeraient savoir quelles sont les mesures concrètes que vous envisagez de prendre afin d’apporter une plus grande sécurité de l’emploi aux AESH et de leur accorder une véritable reconnaissance professionnelle ?

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Mise à jour du 20 juillet 2018

Voici le plan de la conférence de presse du 18 juillet 2018 du Ministre de l'Education et de la Secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, suivi de nos réflexions.

 http://cache.media.education.gouv.fr/file/07_-_Juillet/80/0/DP_Ensemble_pour_l_ecole_inclusive_complet_984800.pdf

Madame la Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées,

Monsieur le Ministre de l’Education nationale,  

 

Suite à la lecture de différents articles et du compte-rendu de la conférence de presse que vous avez donnée le mercredi 18 juillet 2018 à 15h30 au ministère de l’Education nationale, vous voudrez bien trouver ci-après quelques réflexions pour améliorer l’accompagnement des élèves en situation de handicap.    

 

S’agissant de l’amélioration de recrutement des accompagnants d’élèves en situation de handicap, il serait judicieux que les soixante heures d’adaptation à l’emploi soient dispensées avant l’entrée en classe, et non comme cela se pratique actuellement au cours de la première année d’exercice, et ce, depuis plus d’une décennie.    

 

S’agissant de l’amélioration du dispositif d’accompagnement des élèves en situation de handicap, il serait bon qu’un logiciel commun à la MDPH, aux professeurs référents et la coordination des AESH soit mis en place. La MDHP renseignerait sur la quotité horaire d’aide humaine accordée à l’élève, le professeur référent sur le lieu d’affectation de l’élève et son niveau de classe, et la coordination sur le lieu d’affectation de l’accompagnant. Dans ce même logiciel, la MDHP indiquerait, les modalités d’accompagnement de chaque élève afin de rendre optimales les conditions d’affectation. Nous sommes la star-up nation, non ?  Il doit bien s’en trouver une pour réaliser un tel projet ! On pourra alors parler « d’une rentrée préparée » lorsque, sur tout le territoire, l’envoi des courriers d’affectations des AESH ne se fera plus la veille pour le lendemain.    

 

S’agissant de la sanctuarisation des moyens nécessaires à la couverture de la demande d’accompagnants, celle-ci laisse entendre la pérennisation de l’emploi d’accompagnant d’élèves en situation de handicap. Or, la sanctuarisation de cet emploi ne se réalisera que lorsque les conditions de travail ne conduiront plus les personnels à la démission, à l’abandon de poste, voire à la dépression par manque de formation, de considération et de reconnaissance socio-professionnelle.  

La sanctuarisation passe par la mise en place de conditions de travail qui enracinent le personnel dans ses fonctions et dans un projet de carrière. Tant que l’Etat percevra ce métier comme un emploi temporaire pour les postulants, en ne proposant que des contrats précaires (aidés ou de droit public, à durée déterminée ou indéterminée, rémunérés au Smic), on ne pourra que parler de la sanctuarisation de la précarité.  

Pour faire écho à vos discours respectifs, sur votre désir commun de rendre attractif le métier d’accompagnant d’élève en situation de handicap, il serait bon de mettre en concordance les temps plein des accompagnants avec les heures d’enseignement obligatoires en fonction du lieu d’enseignement, à savoir 24 h en maternelle et en primaire, 26h au collège et 28,30 h au lycée, etc. ; ceci s’entend pour les 24h, avec le maintien de la rémunération du temps plein actuel, et avec augmentation de salaire en passant dans le secondaire.  

Il serait également bon de proposer annuellement aux accompagnants des formations sur les différents handicaps rencontrés, et de maintenir des ateliers d’analyse de situations professionnelles qui, actuellement, ne perdurent pas au-delà de la première année d’exercice.  

De plus, la perspective d’un plan de carrière serait un ancrage supplémentaire dans la pérennisation des moyens nécessaires pour couvrir les demandes d’accompagnement des élèves en situation de handicap. En effet, la création de passerelles vers les formations à destination des enseignants serait un plus. De même le cadre du plan de carrière, il serait souhaitable qu’un AESH expérimenté soit désigné AESH-référent pour encadrer les nouvelles recrues, tout comme il serait judicieux que ce soit un AESH-inspecteur qui fasse passer l’entretien tri-annuel plutôt qu’un inspecteur d’un autre corps de métier.    

 

S’agissant de la transition facilitée des emplois aidés en contrat de droit public, les neufs mois d’exercice avant la passation en AESH interpellent car ils ne coïncident pas avec une année scolaire. Dans un scénario idéal, ce contrat aidé qui prendrait effet le 1er septembre s’achèverait le 31 mai de l’année suivante. Quinze jours avant l’échéance, l’accompagnant serait convoqué à son entretien pour signer un contrat de public, il recevrait une réponse positive et poursuivrait son accompagnement auprès du ou des mêmes élèves. Dans la réalité, les convocations aux entretiens pour changer de contrat se font rarement avant le terme du contrat aidé, ce qui a pour conséquence une rupture d’accompagnement et un salarié sans engagement pour une durée indéterminée jusqu’à sa réintégration en classe.  

Dans le cadre de l’inclusion scolaire, les contrats uniques d’insertion ont pour défaut de prendre fin à la date anniversaire de la prise de poste, et ce, quel que soit le moment de l’année ; ce qui est à l’origine de nombreuses ruptures d’accompagnement. Afin de rendre ce nouveau contrat aidé « robuste », il aurait été judicieux d’instaurer la fin dudit contrat au 31 août de chaque année, afin que les entretiens soient tenus courant juillet-août et que le nouveau contrat démarre à la rentrée scolaire suivante, et ce, sans rupture d’accompagnement.    

 

S’agissant de la création d’un groupe d’experts pour la faisabilité de l’accompagnement sur les temps péri et extrascolaires, il est à espérer que des représentants d’accompagnants d’élèves en situation de handicap seront partie prenante de ce groupe d’experts puisque ces personnels sont les premiers concernés. Il s’agira de réfléchir sur les positionnements des accompagnants dans ces différents espaces professionnels.  

Cette introduction de l’accompagnant dans la sphère familiale de l’élève va à l’encontre du devoir de loyauté et du devoir de réserve exigé à l’agent public par l’Institution. L’accompagnant sera potentiellement au centre de tous les conflits entre la Famille et l’Ecole, sans aucun garde-fou. Nonobstant ces remarques sur l’inconfortable situation dans laquelle pourrait être mis l’accompagnant, cette proposition de l’extrascolaire laisse à penser qu’il n’a pas été envisagé que ces personnels de l’Education nationale aient une vie privée et une vie familiale. Nous ne sommes pas des Mary Poppins.      

 

S’agissant de la formation, vous indiquez la mise à disposition d’une plateforme numérique de formation à destination des équipes éducatives pour la rentrée 2019 et que « Pour les AESH, soixante heures de formation sont mises en place ».  

Tout d’abord, et comme indiqué plus haut, ces soixante heures d’adaptation à l’emploi pour les AESH existent depuis 2005. Ensuite, la construction syntaxique de votre propos établit de facto l’exclusion des accompagnants de l’équipe éducative. Or, vous n’êtes pas sans ignorer que l’un des aspects de notre mission est l’aide aux apprentissages scolaires et que, de ce fait, nous faisons partie de l’équipe éducative. Par conséquent, les accompagnants d’élèves en situation de handicap méritent tout autant que le reste de l’équipe éducative que leur soit délivrée cette formation. Ce qui serait d’autant plus judicieux dans la mesure où nous sommes tous amenés à travailler ensemble autour de l’élève en situation de handicap. Il semble alors cohérent que nous bénéficiions de la même formation, ce qui, d’ailleurs, aurait pour corollaire l’établissement d’une relation collaborative entre l’enseignant et l’accompagnant. 

Ce type de discours est l’illustration d’une perception d’un univers professionnel dans lequel le travail des uns se ferait en parallèle du travail des autres, et que conséquemment, les personnels n’œuvreraient pas dans le même sens, à savoir l’inclusion de l’élève en situation de handicap. Toujours pour faire écho à votre désir de rendre attractif le métier d’accompagnant d’élèves en situation de handicap, il serait opportun de tenir un discours d’intégration des accompagnants dans l’Ecole qui se traduirait dans les faits par une charte collaborative.  

 

Aucun métier n’est à minimiser, nous avons tous des compétences à mettre en œuvre pour réaliser la société inclusive.  

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Mise à jour du 12 juillet 2018

Suite à notre sollicitation, voici la question écrite de la députée de l'Isère, Madame Agnès THILL

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Impression de la question 28-00178


Type de questions QE


Ministère interrogé : MEN - Ministère de l'éducation nationale


Question n° 28-00178 : du :date non fixée


Mme Agnès Thill attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation des accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH).

Ces personnels, souvent en situation de précarité, sont contraints d'enchaîner durant de nombreuses années des contrats à durée déterminée, rémunérés au taux horaire du SMIC, sur la base de 24 heures hebdomadaires.

Ils sont peu nombreux à être pérennisés dans leur fonction ce qui implique un cruel manque d'attractivité pour cette profession pourtant indispensable. De plus, le décret n° 2016-74 du 29 janvier 2016 reconnaît la qualification en diplôme de niveau V pour cette profession.

Cependant, ce classement ne correspond pas réellement aux compétences mises en œuvre par les accompagnants. En effet, ces personnels doivent être en capacité de transmettre les attendus de l'éducation nationale tout au long du parcours de l'élève : de la première année de maternelle à l'obtention du baccalauréat, voire au-delà.

L'accompagnant peut être amené à accompagner l'enseignant dans ses tâches administratives, éducatives ou disciplinaires. Une reconnaissance pleine et entière de cette fonction au sein des établissements scolaires est nécessaire et semble davantage correspondre à une qualification de niveau IV.

Alors que le Gouvernement a renouvelé la priorité de faire de l'école le vecteur de l'inclusion sociale, cette profession est indispensable pour favoriser l'insertion scolaire et sociale des élèves en situation de handicap.

Aussi, et dans la continuité des plans de transformation de la profession déjà engagés, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin d'améliorer la condition des accompagnants d'élèves en situation de handicap, l'attractivité de leur métier, leur formation, leur rémunération et leur carrière

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Mise à jour du 07/07/2018

 Malgré tout : bonnes_vacances.png

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Mise à jour du 03/07/2018

Réponse du député Gilles Lurton suite à notre interpellation : question écrite à destination du ministre de l'Education.

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Mise à jour du 01/07/2018

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Mise à jour du 22 juin 2018

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https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/les-4-verites-muriel-penicaud-la-ministre-du-travail-veut-combattre-la-precarite_2814359.html

 

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Mise à jour du 20/06/2018

NON AU PERISCOLAIRE OBLIGATOIRE 

Voici ce que l'on peut lire dans le "Plan du mercredi" de J.M. BLANQUER, paru ce jour sur le site Education.gouv

 

L’accueil de tous les publics (enfants et leurs familles)

  • Inclusion des enfants en situation de handicap (assurer la continuité de l’encadrement des enfants en situation de handicap par les AESH, apporter les aménagements nécessaires, concevoir des activités accessibles).

http://www.education.gouv.fr/cid131930/plan-mercredi-une-ambition-educative-pour-tous-les-enfants.html#Le_Plan_mercredi_en_video

 

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Mise à jour du 17/06/2018

Voici un reportage d'octobre 2017 qui relate la dégradation des conditions de travail des AESH depuis leur prise en charge par l'Education nationale.

https://www.youtube.com/watch?v=NF2wryQXQdA&feature=share

 

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Mise à jour du 13/06/2018

                

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http://videos.senat.fr/video.666733_5b0c829b9d775.recours-aux-personnels-contractuels-dans-l-education-nationale---audition-pour-suite-a-donner-a-enqu

 

Audience au cours de laquelle transpire le mépris envers les AESH et leur précarité !

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Mise à jour du 09/06/2018

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"Sophie Cluzel envisagerait de basculer sur des temps pleins avec un complément de temps type temps périscolaires ou encore au domicile des élèves "


Extrait de l'interview de la Secrétaire d’État auprès du premier ministre chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel est à Nîmes ce jeudi 7 juin 2018.


Objectif Gard :
Les auxiliaires de vie scolaire qui s’occupent des enfants handicapés dans les écoles demandent davantage de reconnaissance (formations, revalorisation de leur salaire…) Le gouvernement a-t-il prévu de répondre à leurs attentes ? Si oui, quand ?


Sophie Cluzel :
On y répond déjà à travers les contrats aidés par exemple qui ont été transformé au profit des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap).


NON LE GOUVERNEMENT NE REPOND PAS A NOS ATTENTES !

Sophie Cluzel : Il s'agit de personnels essentiel pour les élèves et nous souhaitons renforcer leur présence dans les établissements mais aussi assurer une pérennisation de leur contrat. Ce sont souvent des emplois précaires dont le temps de travail n’excède pas les 24h-26h par semaine.


CES SONT TOUJOURS DES EMPLOIS PRECAIRES !


LA PRECARITE SE PERENNISE MEME EN CDI !


Sophie Cluzel : Nous regardons l'opportunité de basculer sur des temps pleins avec un complément de temps du type temps périscolaires ou encore au domicile des élèves.


NON, CE N'EST PAS UNE OPPORTUNITE POSITIVE POUR LES AESH ET ENCORE MOINS POUR LES ELEVES !


N’oublions pas que nous accompagnons une personne en situation de handicap dans ses apprentissages sur le temps scolaire.

La personne que nous accompagnons joue son rôle d’élève le temps de sa présence au sein de l’Ecole.


Mais en dehors de ce lieu d’apprentissage, cette personne redevient un enfant, un enfant qui a besoin de loisirs pour compléter sa construction.


Afin d'élaborer ses schémas mentaux , l'enfant a besoin de distinguer les différents espaces sociaux qu'il traverse : Ecole, Domicile, Loisirs.


Si la même personne l’accompagne dans ces trois espaces de vie, il ne parviendra plus à distinguer les frontières de ces trois univers tenir les rôles attendus par la société : élève à l’Ecole et enfant en dehors.

Il pourrait même être amené à les confondre, ce qui n’est pas dans son intérêt, puisque l’Ecole pourrait lui « proposer » des sanctions ».


ON NE PEUT DEMANDER A UN ENFANT DE PRENDRE DE LA DISTANCE PAR RAPPORT A CE QU'IL VIT D'UN MOMENT A L'AUTRE !


S
i l'AESH entre au sein de la sphère familiale, qu'en sera-t-il de son devoir de réserve vis-à-vis de l'Institution ECOLE ?


Envers qui devra-t-elle/il être le plus loyal ?


Cette opportunité d'un temps de travail plein dans ces conditions n'en est absolument pas une !


Elle ruine tous les efforts que nous mettons à nous faire reconnaître corps de métier à part entière


LA POLYVALENCE TUE LE PROFESSIONNALISME !


Sophie Cluzel :
Nous devrions atteindre les 4 800 contrats de ce type à la rentrée prochaine. Mais le problème majeur aujourd'hui c'est le recrutement. Un budget est ouvert mais on ne trouve pas le personnel car les conditions de recrutement sont trop lourdes. Un décret va sortir très rapidement pour assouplir ces conditions.


CE SONT DES SORNETTES !


LES CONDITIONS DE RECRUTEMENT NE SONT PAS TROP LOURDES :

CE SONT LES CONDITIONS SALARIALES QUI REBUTENT LES POSTULANTS !

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Mise à jour du 05 juin 2018

Suite aux souhaits de Sophie Cluzel et Jean-Michel Blanquer de rendre notre métier plus attractif : voici la proposition de l'intertaute AESH Vgarou

"Les #AESH, actrices et acteurs de terrain proposent à @jmblanquer et @s_cluzel une solution simple :

1 SMIC pour 27h30 hebdomadaire, 3 semaines annuelle réservées à la formation continue (conférences, groupes d'échange, etc...), et une professionnalisation par la titularisation."

 https://twitter.com/Vgarouimage_garou.jpglogos_AESH_Loi_2005.png

Mise à jour du 31 mai 2018

 Suite à la remise du rapport de M. TAQUET à Mme CLUZEL et à M. DARMANIN sur les 113 propositions pour simplifier la vie des personnes en situation de handicap, nous avons relevé 65 occurrences "AESH" et la manière dont était perçue notre métier. 

Voici donc la lettre que nous lui avons envoyée.

 

Adrien Taquet,
Député des Hauts-de-Seine

Monsieur le Député,

En qualité d’accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap, nous nous sentons tout particulièrement concerné(e)s par votre rapport « Plus simple la vie – 113 propositions pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap » dans lequel nous avons relevé soixante-cinq occurrences de l’acronyme « AESH ».Nous ne croyons pas nous tromper en disant que vous n’avez recueilli aucun témoignage d’accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap puisque nous relevons, page trente-huit, que ce rapport a été réalisé à l’appui d’une « série d’entretiens individuels menés en face à face ou par téléphone auprès de personnes en situation de handicap, de leurs proches, et d’employeurs, sur trois thèmes pris distinctement : la scolarisation, l’emploi, et la vie quotidienne. Chaque thème a fait l’objet de près de quarante entretiens de deux heures ».

Si vous aviez pris le temps de nous interroger, vous auriez envisagé le modèle d’une société inclusive dans sa globalité. Or, si vous ignorez les travailleurs précaires qui participent à l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap, vous mettez un frein au dessein sociétal que vous prétendez défendre. En effet, tant que la politique de pérennisation de la précarité socio-économique perdurera, notre société ne marchera que vers une utopie.

En l’occurrence, tant que les accompagnants d’élèves en situation de handicap subiront la maltraitance socio-économique dont elles-ils sont l’objet, l’entreprise d’une société bienveillante et inclusive ne pourra se concrétiser, à savoir permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’accompagnements continus ; la précarité économique orientant ces personnels vers des emplois mieux rémunérés. Les ruptures d’accompagnement que subissent les élèves ne sont pas le seul fait de la MDPH, comme vous le dénoncez fort justement, elles sont également le fait de l’absence de reconnaissance socio-économique à destination de ces agents de l’Etat.

Tout comme nous, vous aspirez, Monsieur le Député, à ce que cessent les accompagnements discontinus. Mais dans le même temps, vous vous réjouissez que « la Direction générale de l’enseignement scolaire [vous ait] informés de sa volonté de réduire » de neuf mois le passage du contrat aidé de droit privé au contrat de droit public « afin de faciliter la pérennisation des emplois existants ». Or, ce n’est pas en faisant perdurer la précarité que la pérennisation des accompagnements se fera. C’est l’abandon de la politique des contrats aidés et la promotion des contrats de droit public qui contribueront à rendre notre métier attractif.

Ce dernier serait d’autant plus attractif, si vous complétiez votre proposition 45, selon laquelle « l’attribution d’AESH doit systématiquement couvrir l’ensemble du temps d’enseignement », soit 24 heures dans le primaire, 26 heures dans le secondaire et 28,5 au lycée », en soutenant que ces quotités horaires correspondent à des temps pleins (sachant qu’actuellement celui-ci est de 41 heures payé 1288 euros nets).

D’autre part, dans cette même proposition, en listant les différents lieux d’exercice des accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap, vous reconnaissez attendre de ces personnels qu’ils soient dans la capacité de répondre aux attendus de l’Education nationale. Or pour pouvoir y répondre, il faut soi-même être passé par les bancs de l’Ecole au moins jusqu’au baccalauréat. Mais, que nous impose-t-on depuis 29 janvier 2016, sous couvert de professionnalisation : l’obtention d’un diplôme de niveau V pour postuler à l’emploi d’accompagnant(e) d’élèves en situation de handicap !

Si vous souhaitez effectivement que la société inclusive devienne une réalité, il vous faut, d’une part, soutenir notre demande d’abrogation du décret du 29 janvier 2016 instituant un diplôme de niveau V, et d’autre part, appuyer nos revendications de perspectives de carrière. Une perspective de carrière débute par une formation initiale à l’issue de laquelle l’obtention d’un diplôme de niveau IV, délivré par l’Education nationale, sanctionne un baccalauréat professionnel et se poursuit par l’obtention des diplômes universitaires de spécialisation.

La société inclusive ne s’opérera qu’avec la propulsion des accompagnant(e) d’élèves en situation de handicap dans une sphère socio-économique sécurisée et valorisée. Prôné depuis le 11 février 2005 par les gouvernements successifs, l’idéal d’une société inclusive restera lettre morte si l’on ne prend pas en compte tous ses acteurs.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député, nous respectueuses salutations.

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Mise à jour du 28/05/2018

 

 

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Mise à jour du 17/05/2018

 

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Mise à jour du 13/05/2018

 

 

SOYONS NOMBREUX A PRENDRE LA PAROLE !

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Mise à jour du 12/05/2018

Bonjour à toutes et à tous,

 

RENDONS-NOUS VISIBLES PAR UN PLUS GRAND PARTAGE

DE NOS EXPERIENCES ET DE NOS REVENDICATIONS ! 

 

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Mise à jour du 04/05/2018

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Nous, AESH Loi 2005 et Collectif AESH France, avons réagi aux mesures annoncées lors de la rencontre, du 20 avril 2018 à la Direction des Ressources Humaines de l’Education nationale à Paris, en présence d’organisation syndicales.

DENONCIATION DE LA NON PARTICIPATION DES AESH

LORS DE NEGOCIATIONS RELATIVES A LEUR CORPS DE METIER

 

 A l’attention de : Madame Penicaud, Ministre du Travail, Madame Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Monsieur Edouard Philippe, Premier Ministre, Monsieur Blanquer, Ministre de l’Education Nationale et aux organisations syndicales de l’Education.

 Le vendredi 20 avril 2018, lors de la rencontre réunissant la Direction Générale des Ressources Humaines de l’Education nationale et des organisations syndicales, ont été présentées les modifications à venir relatives au mode de recrutement des Accompagnants d’Elèves en situation de handicap (AESH).

En tant qu’AESH, nous ne reconnaissons pas

la valeur de ces futures mesures que nous rejetons

 Malgré l’existence de nombreux collectifs d’AESH sur le territoire, nous ne comprenons pas pourquoi aucun d’entre nous n’a été convié à cette réunion. Fait d’autant plus grave qu’aucun(e) AESH n’était présent(e) dans les rangs des organisations syndicales.

 Les modifications de recrutement concernent l’article 2 du décret 2014-724 du 27 juin 2014 :

« Les accompagnants des élèves en situation de handicap sont recrutés parmi les candidats titulaires d’un diplôme professionnel dans le domaine de l’aide à la personne. Sont dispensés de la condition de diplôme les candidats qui justifient d’une expérience professionnelle de deux années dans le domaine de l’aide à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap ou de l’accompagnement des étudiants en situation de handicap accomplies, notamment dans le cadre d’un contrat conclu sur le fondement de l’article L. 5134-19-1 du code du travail susvisé. ».

Il est envisagé de réduire à 9 mois (inférieure à une année scolaire complète), au lieu de 24 mois actuellement, l’ancienneté nécessaire pour passer d’un contrat aidé de droit privé (CUI-CAE, PEC) à un contrat de droit public à durée déterminée d’AESH.

Cette mesure ne constitue pas un véritable projet d’inclusion mais reste juste une stratégie  de communication supplémentaire pour :

– Apaiser la colère légitime des parents dont les enfants ne bénéficient toujours pas d’un accompagnement, et ce,  malgré notification ;

– Attirer des postulants à l’emploi, en leur faisant miroiter de meilleures conditions de travail, après la signature d’un contrat de droit public. Or, ceci est totalement faux.

En effet, concernant les AESH de droit public, cette mesure ne résout pas le problème de fond à savoir, la formation première avant la prise de poste, la formation continue, le pouvoir d’achat des AESH et bien d’autres choses encore…

Concernant les élèves, cette mesure contribuera à augmenter les ruptures d’accompagnement. Actuellement, les gestionnaires sont dans l’incapacité d’anticiper la fin d’un contrat de droit privé (CUI), au terme des 24 mois. Dans le meilleur des cas, l’AESH reprend son accompagnement auprès du même élève. Mais il arrive également qu’il soit affecté auprès d’un nouvel élève en cours d’année, laissant l’autre élève sans accompagnant.

D’autre part, il faut également avoir à l’esprit que les 60 heures de formation-adaptation à l’emploi ne sont pas obligatoirement proposées en début de contrat. Souvent les AESH-Cui arrivent au terme de leur première année, sans avoir suivi ces 60 heures de formation.

L’Education Nationale envisage de diminuer le temps de basculement d’un contrat de droit privé en CAE/CUI à un contrat de droit public, prétendument pour accéder à un statut moins précaire. En conséquence non seulement il y aura des AESH en difficulté avec une formation insuffisante, mais, en plus, la rupture définitive de leur contrat de travail sera plus rapide que précédemment. De plus, cette mesure constituerait un nouvel obstacle à la mise en œuvre du projet scolaire de l’élève.

Par conséquent, cette mesure est contre-productive.

Elle n’améliore ni le sort des AESH, ni celui des élèves accompagnés.

 Il est également envisagé d’ouvrir aux titulaires du baccalauréat l’accès au contrat à durée déterminée d’AESH. Avec la mise en place du DEAES en 2016, seul les titulaires de ce diplôme et les AESH en CUI avec 24 mois d’ancienneté dans l’accompagnement d’élèves en situation de handicap pouvaient prétendre à un CDD AESH de droit public.

Cette mesure-ci dépasse l’entendement. L’Etat a décrété, le 29 janvier 2016, un diplôme de niveau V pour un emploi dont les fonctions relèvent sans conteste d’un niveau de qualification IV. Et aujourd’hui, une « faveur » serait faite aux bacheliers d’accéder à un emploi de qualification niveau V. Quelle promotion sociale !

En proposant cette mesure, l’Education Nationale reconnaît implicitement que le niveau de compétences requis pour accompagner un élève en situation de handicap est le niveau baccalauréat.

La qualification professionnelle du métier d’AESH doit être de niveau IV et le décret du 29 janvier 2016 doit être définitivement abrogé.

L’Education Nationale prétend vouloir rendre notre métier « attractif ». Or, rien de ce qui pourrait le rendre attractif n’a été évoqué au cours de cette rencontre, à savoir :

  • Revalorisation salariale, et ce, dès la rentrée prochaine avec une grille indiciaire identique sur toutes les académies ;
  • Accès à la titularisation avec création du corps de métier d’Accompagnant d’Elèves en Situation de Handicap de la Fonction Publique ;
  • Application du temps partiel choisi (pas subi);
  • Embauche exclusive en contrat AESH de droit public par les rectorats ;
  • Tant que le diplôme n’est pas en formation initiale : obligation d’une formation professionnelle qualifiante sur les différents handicaps avant la prise de poste, afin d’éviter les découragements subis par les AESH. Ne maitrisant pas les méthodes pour répondre de manières adéquates aux situations de handicap, les AESH se voient contraint(e)s de démissionner ;
  • Formation continue tout au long de la carrière ;
  • Ré-accessibilité aux formations exclusivement réservées aux enseignants (suppression de cette accessibilité avec la disparition du statut AED en juin 2014) ;
  • Quotité horaire fixée dans le contrat et modulable selon la volonté de l’AESH (et non plus en fonction des besoins des élève ;
  • Prise en charge des frais de transport, conformément à la loi, et ce, sur tout le territoire.

Voilà ce qui rendrait réellement notre métier « attractif »  !!!!

(et bien d’autres choses encore !)

Si l’Etat prétend mettre en œuvre une société inclusive, il est dans l’obligation d’entendre toutes nos propositions pour l’amélioration des conditions d’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Nous exigeons aujourd’hui de ne plus être écarté(e)s

de toutes les concertations relatives à notre métier.

 Nous exigeons également notre participation active et officielle 

à la conférence sur le handicap qui se tiendra en Mai.

 

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 Mise à jour du 05/03/2018 

Notre lettre adressée à la Présidence de la République a été transmise au Ministère de l'Education nationale. Nous venons de recevoir une lettre du Chef du Cabinet du  Ministère de l'Education nationale dont la teneur laisse supposer que notre lettre n'a pas était lue par ses soins. 

De ce fait, nous lui avons adressé la missive suivante (ce qui est complémentaire à la lettre initiale est en italique):

"Monsieur le Chef de Cabinet,

Nous recevons ce jour votre courrier en date 13 février 2018 et votre réponse laisse à entendre que vous n’avez pas pris connaissance du courrier adressé au Président de la République. C’est pour cette raison que nous nous permettons de vous faire part de son contenu ci-après, en le complétant par ailleurs.

Nous, accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), demandons une amélioration de notre situation socio-économique très précaire. Nous aspirons également à une meilleure reconnaissance socio-professionnelle afin de mieux assurer la mission qui nous est confiée : contribuer à l’insertion socio-professionnelle des élèves en situation de handicap pour que la société inclusive devienne une réalité tangible. 

Depuis la création de notre métier, nous sommes systématiquement maintenus dans la précarité par les contrats qui nous sont imposés : deux années de contrats aidés, suivies de six années de contrat à durée déterminée avant de signer un CDI au SMIC, et ce, sans évolution de carrière. L’Etat en pérennisant la précarité de ses personnels les fragilise et les contraint à s’orienter vers des emplois mieux rémunérés ; ceci ayant pour corollaire un déficit de personnel et des ruptures d’accompagnement, voire du non-accompagnement. 

L'instauration de meilleures conditions de travail remédieraient au déficit d’AESH qui sévit actuellement sur tout le territoire. En effet, les potentiels postulants se détournent de cet emploi trop précaire qui  ne leur permet pas de planifier leur avenir. 

Si nous sommes des moyens humains mis à la disposition des élèves pour contribuer au mieux à leur réalisation individuelle et citoyenne, nous sommes également des humains, c'est-à-dire des salariés qui avons besoin d’assumer des besoins primaires et secondaires. S’occuper d’un élève en situation de handicap demande un investissement personnel intense qui n’est pas compatible avec les inquiétudes quotidiennes liées à des problématiques matérielles et/ou financières auxquelles doit faire face la majorité d'entre nous pour survivre.

Par conséquence, l’obtention de meilleures conditions de travail et de vie pour les AESH contribuerait à une plus grande attractivité de l’emploi, à une réduction significative du nombre d’abandons de poste, ainsi qu’à la diminution du nombre d’élèves non encore accompagnés.

De surcroît, le droit de l’élève en situation de handicap à être accompagné au cours de sa scolarité pourrait enfin être respecté en n’étant plus l’objet de rupture d’accompagnement, comme cela se passe tous les jours sur le terrain, du fait des raisons évoquées ci-dessus.

En effet, depuis 2005, l’usage abusif de contrats aidés, à date de début et de fin en décalage avec les dates de début et de fin d'année scolaire, entraîne des interruptions dans l'accompagnement des élèves. Ces accompagnements disruptifs ont une conséquence très préjudiciable sur ces derniers dans la mesure où cela constitue un autre obstacle à leur réussite scolaire, et donc à leur inclusion sociale. De plus, la non application du droit à bénéficier d'un accompagnement humain au cours de leur scolarité constitue une discrimination sociale envers les élèves en situation de handicap. 

La société inclusive que nous promet la loi du 11 février 2005 en donnant droit aux élèves en situation de handicap d'intégrer l'Ecole dite ordinaire ne reste pour la plupart des familles concernées qu'un vœu pieux dans la mesure où les moyens humains et financiers qui devraient permettre la concrétisation de cette inclusion ne sont octroyés qu'avec une très grande parcimonie par l'Etat. 

D’autre part, l'Ecole attend de nous que nous soyons en capacité d'accompagner les élèves de la maternelle au baccalauréat, voire au-delà, ce qui suppose que nous connaissons les attendus de l'Education nationale. Or, le diplôme de niveau V imposé par le décret n° 2016-74 du 29 janvier 2016 est en parfaite contradiction avec les compétences apportées sur le terrain. De ce fait, nous revendiquons une qualification professionnelle de niveau IV qui nous apporterait une plus juste reconnaissance sociale et professionnelle.

La bienveillance sociale voudrait que chaque citoyen soit reconnu comme un acteur indispensable au bon fonctionnement de la société : la reconnaissance et la considération sociale passant par une rémunération située au-dessus du seuil de pauvreté. En conséquence, si l’Etat vise réellement à la réalisation de la société inclusive, il se doit de donner aux travailleurs sociaux que nous sommes de meilleures conditions de travail et un revenu décent.

Afin que la Cité soit un réel espace inclusif, l’action publique se doit de ne laisser personne sur le bord du chemin. La valeur non marchande de l’activité des travailleurs sociaux n’en constitue pas moins une activité essentielle nécessaire au bon fonctionnement de la Cité. Si cette activité n’engendre pas un apport pécuniaire, elle réalise, tout de même, un apport qualitatif qui concourt à la structuration de la Cité, en aidant au maintien et au renforcement du tissu social, en participant à l’inclusion sociale des personnes accompagnées.

La disqualification du travail social sur le marché du travail, du fait de sa faible rémunération, tire la société vers le bas. La valorisation du travail social  est donc intrinsèquement liée à la bonne santé d’une société et doit se traduire par une offre de contrats permettant non pas de survivre, mais de vivre décemment.  

Monsieur le Chef de Cabinet du Ministère de l’Education Nationale, depuis l’envoi de notre lettre à la Présidence de la République, le temps s’est écoulé.

Nos demandes restent inchangées et nous en ajoutons d'autres. Nous demandons :

- la fin des embauches en CUI et des embauches directes en contrat AED-AESH par tous les rectorats du territoire et non plus par les établissements ;

- une formation adaptation à l’emploi avant la mise sur terrain de l’accompagnant(e) : le handicap ne s’improvise pas ;

- une information et une formation plus conséquente des enseignants sur l’accueil des élèves en situation de handicap, de la maternelle à la terminale, ainsi que sur le travail collaboratif avec l’accompagnant(e) ;

- Le passage du temps plein, actuellement de 41 heures, à 35 heures sans diminution de salaire dans toutes les académies ;

- une titularisation sans concours au bout de trois ans quel qu'ait été le statut (CUI ou AED-AESH ou AESH). 

- une prise en compte des années d’ancienneté (six, voire huit ans) au moment de la titularisation, en commençant à un indice plus élevé, avec application d’une grille indiciaire évolutive ;

- la réelle mise en place des entretiens tri-annuels pour les CCD et les CDI, c'est-à-dire une fois qu'ils ont eu lieu, quand ils ont lieu, le retour du compte-rendu de l’entretien d'évaluation aux AESH et sa mise en application en terme d'échelon ; 

- l’abrogation du décret du 29 janvier 2016 instaurant un diplôme de niveau V ; - Une concertation avec l'Education nationale et des AESH pour la mise en place d’un diplôme de niveau IV ;

- La signature de l’Education nationale pour la délivrance du diplôme niveau IV.

Dans le cadre de meilleures conditions de travail, nous requérons l’établissement d’une convention entre les professionnels qui gravitent autour de l’élève en situation de handicap : directions, enseignants, AESH.

Cette convention instituera :

- une rencontre obligatoire avant le début de l’accompagnement entre la direction, le ou les enseignants, l’élève et l’AESH ;

- la consultation systématique du GEVASCO par l’AESH ;

- la communication à l’AESH de son emploi du temps (en concertation avec d’autres établissements si nécessaire), plan d’accès, modalités pratiques : disposition d'un casier, parking, lieux de restauration ou de pause, de vie collective… ;

- la mise à disposition d’outil de communication : adresse électronique (confidentielle, à réserver

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