STOP À LA MALTRAITANCE SOCIO-ÉCONOMIQUE DES AESH

Mise à jour du 22/05/2018

 

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Mise à jour du 17/05/2018

 

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Mise à jour du 13/05/2018

 

 

SOYONS NOMBREUX A PRENDRE LA PAROLE !

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Mise à jour du 12/05/2018

Bonjour à toutes et à tous,

 

RENDONS-NOUS VISIBLES PAR UN PLUS GRAND PARTAGE

DE NOS EXPERIENCES ET DE NOS REVENDICATIONS ! 

 

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Mise à jour du 04/05/2018

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Nous, AESH Loi 2005 et Collectif AESH France, avons réagi aux mesures annoncées lors de la rencontre, du 20 avril 2018 à la Direction des Ressources Humaines de l’Education nationale à Paris, en présence d’organisation syndicales.

DENONCIATION DE LA NON PARTICIPATION DES AESH

LORS DE NEGOCIATIONS RELATIVES A LEUR CORPS DE METIER

 

 A l’attention de : Madame Penicaud, Ministre du Travail, Madame Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Monsieur Edouard Philippe, Premier Ministre, Monsieur Blanquer, Ministre de l’Education Nationale et aux organisations syndicales de l’Education.

 Le vendredi 20 avril 2018, lors de la rencontre réunissant la Direction Générale des Ressources Humaines de l’Education nationale et des organisations syndicales, ont été présentées les modifications à venir relatives au mode de recrutement des Accompagnants d’Elèves en situation de handicap (AESH).

En tant qu’AESH, nous ne reconnaissons pas

la valeur de ces futures mesures que nous rejetons

 Malgré l’existence de nombreux collectifs d’AESH sur le territoire, nous ne comprenons pas pourquoi aucun d’entre nous n’a été convié à cette réunion. Fait d’autant plus grave qu’aucun(e) AESH n’était présent(e) dans les rangs des organisations syndicales.

 Les modifications de recrutement concernent l’article 2 du décret 2014-724 du 27 juin 2014 :

« Les accompagnants des élèves en situation de handicap sont recrutés parmi les candidats titulaires d’un diplôme professionnel dans le domaine de l’aide à la personne. Sont dispensés de la condition de diplôme les candidats qui justifient d’une expérience professionnelle de deux années dans le domaine de l’aide à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap ou de l’accompagnement des étudiants en situation de handicap accomplies, notamment dans le cadre d’un contrat conclu sur le fondement de l’article L. 5134-19-1 du code du travail susvisé. ».

Il est envisagé de réduire à 9 mois (inférieure à une année scolaire complète), au lieu de 24 mois actuellement, l’ancienneté nécessaire pour passer d’un contrat aidé de droit privé (CUI-CAE, PEC) à un contrat de droit public à durée déterminée d’AESH.

Cette mesure ne constitue pas un véritable projet d’inclusion mais reste juste une stratégie  de communication supplémentaire pour :

– Apaiser la colère légitime des parents dont les enfants ne bénéficient toujours pas d’un accompagnement, et ce,  malgré notification ;

– Attirer des postulants à l’emploi, en leur faisant miroiter de meilleures conditions de travail, après la signature d’un contrat de droit public. Or, ceci est totalement faux.

En effet, concernant les AESH de droit public, cette mesure ne résout pas le problème de fond à savoir, la formation première avant la prise de poste, la formation continue, le pouvoir d’achat des AESH et bien d’autres choses encore…

Concernant les élèves, cette mesure contribuera à augmenter les ruptures d’accompagnement. Actuellement, les gestionnaires sont dans l’incapacité d’anticiper la fin d’un contrat de droit privé (CUI), au terme des 24 mois. Dans le meilleur des cas, l’AESH reprend son accompagnement auprès du même élève. Mais il arrive également qu’il soit affecté auprès d’un nouvel élève en cours d’année, laissant l’autre élève sans accompagnant.

D’autre part, il faut également avoir à l’esprit que les 60 heures de formation-adaptation à l’emploi ne sont pas obligatoirement proposées en début de contrat. Souvent les AESH-Cui arrivent au terme de leur première année, sans avoir suivi ces 60 heures de formation.

L’Education Nationale envisage de diminuer le temps de basculement d’un contrat de droit privé en CAE/CUI à un contrat de droit public, prétendument pour accéder à un statut moins précaire. En conséquence non seulement il y aura des AESH en difficulté avec une formation insuffisante, mais, en plus, la rupture définitive de leur contrat de travail sera plus rapide que précédemment. De plus, cette mesure constituerait un nouvel obstacle à la mise en œuvre du projet scolaire de l’élève.

Par conséquent, cette mesure est contre-productive.

Elle n’améliore ni le sort des AESH, ni celui des élèves accompagnés.

 Il est également envisagé d’ouvrir aux titulaires du baccalauréat l’accès au contrat à durée déterminée d’AESH. Avec la mise en place du DEAES en 2016, seul les titulaires de ce diplôme et les AESH en CUI avec 24 mois d’ancienneté dans l’accompagnement d’élèves en situation de handicap pouvaient prétendre à un CDD AESH de droit public.

Cette mesure-ci dépasse l’entendement. L’Etat a décrété, le 29 janvier 2016, un diplôme de niveau V pour un emploi dont les fonctions relèvent sans conteste d’un niveau de qualification IV. Et aujourd’hui, une « faveur » serait faite aux bacheliers d’accéder à un emploi de qualification niveau V. Quelle promotion sociale !

En proposant cette mesure, l’Education Nationale reconnaît implicitement que le niveau de compétences requis pour accompagner un élève en situation de handicap est le niveau baccalauréat.

La qualification professionnelle du métier d’AESH doit être de niveau IV et le décret du 29 janvier 2016 doit être définitivement abrogé.

L’Education Nationale prétend vouloir rendre notre métier « attractif ». Or, rien de ce qui pourrait le rendre attractif n’a été évoqué au cours de cette rencontre, à savoir :

  • Revalorisation salariale, et ce, dès la rentrée prochaine avec une grille indiciaire identique sur toutes les académies ;
  • Accès à la titularisation avec création du corps de métier d’Accompagnant d’Elèves en Situation de Handicap de la Fonction Publique ;
  • Application du temps partiel choisi (pas subi);
  • Embauche exclusive en contrat AESH de droit public par les rectorats ;
  • Tant que le diplôme n’est pas en formation initiale : obligation d’une formation professionnelle qualifiante sur les différents handicaps avant la prise de poste, afin d’éviter les découragements subis par les AESH. Ne maitrisant pas les méthodes pour répondre de manières adéquates aux situations de handicap, les AESH se voient contraint(e)s de démissionner ;
  • Formation continue tout au long de la carrière ;
  • Ré-accessibilité aux formations exclusivement réservées aux enseignants (suppression de cette accessibilité avec la disparition du statut AED en juin 2014) ;
  • Quotité horaire fixée dans le contrat et modulable selon la volonté de l’AESH (et non plus en fonction des besoins des élève ;
  • Prise en charge des frais de transport, conformément à la loi, et ce, sur tout le territoire.

Voilà ce qui rendrait réellement notre métier « attractif »  !!!!

(et bien d’autres choses encore !)

Si l’Etat prétend mettre en œuvre une société inclusive, il est dans l’obligation d’entendre toutes nos propositions pour l’amélioration des conditions d’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Nous exigeons aujourd’hui de ne plus être écarté(e)s

de toutes les concertations relatives à notre métier.

 Nous exigeons également notre participation active et officielle 

à la conférence sur le handicap qui se tiendra en Mai.

 

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 Mise à jour du 05/03/2018 

Notre lettre adressée à la Présidence de la République a été transmise au Ministère de l'Education nationale. Nous venons de recevoir une lettre du Chef du Cabinet du  Ministère de l'Education nationale dont la teneur laisse supposer que notre lettre n'a pas était lue par ses soins. 

De ce fait, nous lui avons adressé la missive suivante (ce qui est complémentaire à la lettre initiale est en italique):

"Monsieur le Chef de Cabinet,

Nous recevons ce jour votre courrier en date 13 février 2018 et votre réponse laisse à entendre que vous n’avez pas pris connaissance du courrier adressé au Président de la République. C’est pour cette raison que nous nous permettons de vous faire part de son contenu ci-après, en le complétant par ailleurs.

Nous, accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), demandons une amélioration de notre situation socio-économique très précaire. Nous aspirons également à une meilleure reconnaissance socio-professionnelle afin de mieux assurer la mission qui nous est confiée : contribuer à l’insertion socio-professionnelle des élèves en situation de handicap pour que la société inclusive devienne une réalité tangible. 

Depuis la création de notre métier, nous sommes systématiquement maintenus dans la précarité par les contrats qui nous sont imposés : deux années de contrats aidés, suivies de six années de contrat à durée déterminée avant de signer un CDI au SMIC, et ce, sans évolution de carrière. L’Etat en pérennisant la précarité de ses personnels les fragilise et les contraint à s’orienter vers des emplois mieux rémunérés ; ceci ayant pour corollaire un déficit de personnel et des ruptures d’accompagnement, voire du non-accompagnement. 

L'instauration de meilleures conditions de travail remédieraient au déficit d’AESH qui sévit actuellement sur tout le territoire. En effet, les potentiels postulants se détournent de cet emploi trop précaire qui  ne leur permet pas de planifier leur avenir. 

Si nous sommes des moyens humains mis à la disposition des élèves pour contribuer au mieux à leur réalisation individuelle et citoyenne, nous sommes également des humains, c'est-à-dire des salariés qui avons besoin d’assumer des besoins primaires et secondaires. S’occuper d’un élève en situation de handicap demande un investissement personnel intense qui n’est pas compatible avec les inquiétudes quotidiennes liées à des problématiques matérielles et/ou financières auxquelles doit faire face la majorité d'entre nous pour survivre.

Par conséquence, l’obtention de meilleures conditions de travail et de vie pour les AESH contribuerait à une plus grande attractivité de l’emploi, à une réduction significative du nombre d’abandons de poste, ainsi qu’à la diminution du nombre d’élèves non encore accompagnés.

De surcroît, le droit de l’élève en situation de handicap à être accompagné au cours de sa scolarité pourrait enfin être respecté en n’étant plus l’objet de rupture d’accompagnement, comme cela se passe tous les jours sur le terrain, du fait des raisons évoquées ci-dessus.

En effet, depuis 2005, l’usage abusif de contrats aidés, à date de début et de fin en décalage avec les dates de début et de fin d'année scolaire, entraîne des interruptions dans l'accompagnement des élèves. Ces accompagnements disruptifs ont une conséquence très préjudiciable sur ces derniers dans la mesure où cela constitue un autre obstacle à leur réussite scolaire, et donc à leur inclusion sociale. De plus, la non application du droit à bénéficier d'un accompagnement humain au cours de leur scolarité constitue une discrimination sociale envers les élèves en situation de handicap. 

La société inclusive que nous promet la loi du 11 février 2005 en donnant droit aux élèves en situation de handicap d'intégrer l'Ecole dite ordinaire ne reste pour la plupart des familles concernées qu'un vœu pieux dans la mesure où les moyens humains et financiers qui devraient permettre la concrétisation de cette inclusion ne sont octroyés qu'avec une très grande parcimonie par l'Etat. 

D’autre part, l'Ecole attend de nous que nous soyons en capacité d'accompagner les élèves de la maternelle au baccalauréat, voire au-delà, ce qui suppose que nous connaissons les attendus de l'Education nationale. Or, le diplôme de niveau V imposé par le décret n° 2016-74 du 29 janvier 2016 est en parfaite contradiction avec les compétences apportées sur le terrain. De ce fait, nous revendiquons une qualification professionnelle de niveau IV qui nous apporterait une plus juste reconnaissance sociale et professionnelle.

La bienveillance sociale voudrait que chaque citoyen soit reconnu comme un acteur indispensable au bon fonctionnement de la société : la reconnaissance et la considération sociale passant par une rémunération située au-dessus du seuil de pauvreté. En conséquence, si l’Etat vise réellement à la réalisation de la société inclusive, il se doit de donner aux travailleurs sociaux que nous sommes de meilleures conditions de travail et un revenu décent.

Afin que la Cité soit un réel espace inclusif, l’action publique se doit de ne laisser personne sur le bord du chemin. La valeur non marchande de l’activité des travailleurs sociaux n’en constitue pas moins une activité essentielle nécessaire au bon fonctionnement de la Cité. Si cette activité n’engendre pas un apport pécuniaire, elle réalise, tout de même, un apport qualitatif qui concourt à la structuration de la Cité, en aidant au maintien et au renforcement du tissu social, en participant à l’inclusion sociale des personnes accompagnées.

La disqualification du travail social sur le marché du travail, du fait de sa faible rémunération, tire la société vers le bas. La valorisation du travail social  est donc intrinsèquement liée à la bonne santé d’une société et doit se traduire par une offre de contrats permettant non pas de survivre, mais de vivre décemment.  

Monsieur le Chef de Cabinet du Ministère de l’Education Nationale, depuis l’envoi de notre lettre à la Présidence de la République, le temps s’est écoulé.

Nos demandes restent inchangées et nous en ajoutons d'autres. Nous demandons :

- la fin des embauches en CUI et des embauches directes en contrat AED-AESH par tous les rectorats du territoire et non plus par les établissements ;

- une formation adaptation à l’emploi avant la mise sur terrain de l’accompagnant(e) : le handicap ne s’improvise pas ;

- une information et une formation plus conséquente des enseignants sur l’accueil des élèves en situation de handicap, de la maternelle à la terminale, ainsi que sur le travail collaboratif avec l’accompagnant(e) ;

- Le passage du temps plein, actuellement de 41 heures, à 35 heures sans diminution de salaire dans toutes les académies ;

- une titularisation sans concours au bout de trois ans quel qu'ait été le statut (CUI ou AED-AESH ou AESH). 

- une prise en compte des années d’ancienneté (six, voire huit ans) au moment de la titularisation, en commençant à un indice plus élevé, avec application d’une grille indiciaire évolutive ;

- la réelle mise en place des entretiens tri-annuels pour les CCD et les CDI, c'est-à-dire une fois qu'ils ont eu lieu, quand ils ont lieu, le retour du compte-rendu de l’entretien d'évaluation aux AESH et sa mise en application en terme d'échelon ; 

- l’abrogation du décret du 29 janvier 2016 instaurant un diplôme de niveau V ; - Une concertation avec l'Education nationale et des AESH pour la mise en place d’un diplôme de niveau IV ;

- La signature de l’Education nationale pour la délivrance du diplôme niveau IV.

Dans le cadre de meilleures conditions de travail, nous requérons l’établissement d’une convention entre les professionnels qui gravitent autour de l’élève en situation de handicap : directions, enseignants, AESH.

Cette convention instituera :

- une rencontre obligatoire avant le début de l’accompagnement entre la direction, le ou les enseignants, l’élève et l’AESH ;

- la consultation systématique du GEVASCO par l’AESH ;

- la communication à l’AESH de son emploi du temps (en concertation avec d’autres établissements si nécessaire), plan d’accès, modalités pratiques : disposition d'un casier, parking, lieux de restauration ou de pause, de vie collective… ;

- la mise à disposition d’outil de communication : adresse électronique (confidentielle, à réserver à l’équipe pédagogique) ou téléphone, cahier de liaison… ;

- la programmation d’une réunion si les besoins de l’élève le nécessitent. Cette réunion pourra être une ESS ou prendre une forme restreinte selon les partenaires associés (AESH, équipe pédagogique, personnels de soin, parents…) ;

- l’installation matérielle dans la ou les classes (position de l’AESH par rapport à l’élève, situation de l’élève dans la classe par exemple) ;

- la présentation systématique de l’AESH aux élèves de la classe, de préférence par le directeur, le chef d’établissement ou son représentant, qui précisera que l’AESH est un personnel de l’éducation nationale à part entière :

- La communication des besoins de l’élève à l’AESH en s’appuyant notamment sur le Projet Personnalisé de Scolarisation et/ou le GEVASCO La proposition de modalités d’accompagnement par élève attendues par les enseignants ;

-  L’information de l’AESH des évènements marquants de la vie de l’élève qui pourraient avoir un impact sur l’accompagnement (évènements familiaux ou autres) ;

- La prévision d’un temps de bilan périodique pour ajuster l’accompagnement, entendre les remarques de l’AESH, souligner les améliorations attendues.

- La convocation systématique de l’AESH aux ESS (Equipes de Suivi de la Scolarité) conformément à ses missions, en lui communiquant les dates prévues le plus tôt possible ;

- L’association de l’AESH dans la mesure du possible aux temps de vie collective de l’établissement afin de faciliter son intégration ;

- Le recueil des éléments nécessaires auprès de tous les enseignants concernés en amont des entretiens professionnels (contrats Education Nationale) ou des bilans de la part d'un tuteur (contrats aidés). Les difficultés constatées tant par l’AESH que par les tuteurs doivent être signalées dès que possible, sans attendre ces bilans.

Puisque nous œuvrons tous dans l’intérêt de l’élève en situation de handicap, la mise en place de cette convention contribuera à une meilleure collaboration entre partenaires institutionnels.

D’autre part, et pour finir, nous comptons sur votre considération pour nous convier à la conférence sur le handicap qui se tiendra en mai 2018, car nous sommes un corps de métier inscrit dans le champ du handicap et notre participation à cet évènement ne pourra être que collaborative et constructive.

Dans l’attente de la poursuite d’échanges constructifs, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Chef de Cabinet, nos respectueuses salutations."  

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Mise à jour du 10/12/2017

La société inclusive que nous promet la loi du 11 février 2005 en donnant droit aux élèves en situation de handicap d'intégrer l'Ecole dite ordinaire ne reste pour la plupart des familles concernées qu'un vœu pieux dans la mesure où les moyens humains et financiers qui devraient permettre la concrétisation de cette inclusion ne sont octroyés qu'avec une très grande parcimonie par l'Etat.   
 
En effet, depuis 2005, il n'est proposé aux moyens humains que sont les AESH que des contrats précaires à date de début et de fin en décalage avec les dates de début et de fin d'année scolaire, ce qui entraîne des interruptions dans l'accompagnement des élèves. Ces accompagnements disruptifs ont une conséquence très préjudiciable sur ces derniers dans la mesure où cela constitue un autre obstacle à leur réussite scolaire, et donc à leur inclusion sociale.   
 
La non application du droit à bénéficier d'un accompagnement humain au cours de leur scolarité constitue une discrimination sociale pour les élèves en situation de handicap. 
 
C'est pour ces raisons que l’Etat est dans l’obligation d’offrir aux AESH des contrats stables et pérennes, et que de ce fait, il remplisse enfin ses obligations vis-à-vis de ces acteurs sociaux que sont les AESH et les élèves en situation de handicap, en ne les laissant pas sur le bord du chemin.  
 
En effet comment peut-on encore, en 2017, proposer de la précarité sociale et financière à des personnes que l’on destine à l’accompagnement d’enfants fragilisés par leur situation de handicap ? Accompagner demande un investissement personnel intense qui suppose un esprit libéré de toute contrainte économique et matérielle afin de se concentrer au mieux sur la mission donnée.
 
Or que propose l’Etat depuis 2005 : des contrats précaires qui fragilisent les personnels, ce qui les conduit à rechercher ailleurs des emplois mieux rémunérés ; ceci ayant pour corollaire un déficit de personnel et des ruptures d’accompagnement, voire du non-accompagnement !   
 
Pour remédier à cette situation, l’Etat doit nous sortir de la précarité en nous titularisant afin que nous constituions un vrai corps de métier.
 
Cette mesure aurait des conséquences positives directes sur les élèves en situation de handicap : leur accompagnement ne serait plus interrompu de manière irréfléchie et leur droit à être accompagné serait enfin respecté.  
 
Signons pour que la société inclusive devienne enfin une réalité !
 
AESH Loi 2005
 
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Mise à jour du  23/11/2017
 
Voilà deux mois que nous avons adressé notre lettre au Président de la République qui jusqu'à ce jour n'a pas daigné nour répondre. Le silence assourdissant de l'Etat nous pousse à insister lourdement pour être entendus.

Nous lui réitérons ci-après nos revendications.

Nous, accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), avons lancé cette pétition parce que notre situation socio-économique est très précaire. Nous aspirons également à une meilleure reconnaissance socio-professionnelle afin de mieux assurer la mission qui nous a été confiée : contribuer à l’insertion socio-professionnelle des élèves en situation de handicap pour que la société inclusive devienne une réalité tangible. 

Depuis la création de notre métier, nous sommes systématiquement maintenus dans la précarité par les contrats qui nous sont imposés : deux années de CUI, puis six années de CDD, avant de signer un CDI au SMIC, sans évolution de carrière.

De plus, alors que nous accompagnons les élèves de la maternelle à la terminale, voire au-delà, un diplôme de niveau V nous a été imposé par le décret n° 2016-74 du 29 janvier 2016. L'Ecole attend de nous que nous soyons en capacité d'accompagner les élèves de la maternelle au baccalauréat, ce qui suppose que nous connaissons les attendus de l'Education nationale. De ce fait, nous revendiquons une qualification professionnelle de niveau IV qui nous apporterait une plus grande reconnaissance sociale et professionnelle.

D'autre part, la création de meilleures conditions de travail remédieraient à l’actuel déficit d’AESH qui sévit sur tout le territoire En effet, les potentiels postulants se détournent de cet emploi trop précaire qui  ne leur permet pas de se construire un avenir.  En conséquence, si les AESH obtenaient des conditions de travail et de vie décentes, les abandons de poste diminueraient et le nombre d’élèves non encore accompagnés réduirait ainsi significativement. De surcroît, le droit de l’élève en situation de handicap à être accompagné au cours de sa scolarité pourrait enfin être respecté en n’étant plus l’objet de rupture, comme cela se passe tous les jours sur le terrain, soit du fait de la fin d’un contrat aidé, soit du fait de l’abandon de l’AESH, soit du fait de l'accès à un contrat mieux rémunéré.

Si nous sommes des moyens humains mis à la disposition des élèves pour contribuer au mieux à leur réalisation individuelle et citoyenne, nous sommes également des humains, c'est-à-dire des salariés qui ont besoin d’assumer des besoins primaires et secondaires avec une rémunération décente et une reconnaissance sociale, et ce, pour être à notre optimum dans l'accomplissement de notre travail.

S’occuper d’un élève en situation de handicap demande un investissement personnel intense et passionnant qui n’est pas compatible avec les inquiétudes quotidiennes liées à des problématiques matérielles et/ou financières auxquelles doit faire face la majorité d'entre nous pour survivre.

La bienveillance sociale voudrait que chaque citoyen soit reconnu comme un acteur indispensable au bon fonctionnement de la société ; la reconnaissance et la considération sociale passant par une rémunération située au-dessus du seuil de pauvreté.

 En conséquence, si l’Etat vise réellement la réalisation de la société inclusive, il se doit de donner aux travailleurs sociaux que nous sommes de meilleures conditions de travail et un revenu décent.

Nous demandons :

- la fin des embauches en CUI et des embauches directes en contrat AED-AESH par tous les rectorats du territoire et non plus par les établissements ;

- une formation adaptation à l’emploi avant la mise sur terrain de l’accompagnant(e) : le handicap ne s’improvise pas ;

- une information et une formation plus conséquente des enseignants sur l’accueil des élèves en situation de handicap, de la maternelle à la terminale, ainsi que sur le travail collaboratif avec l’accompagnant(e) ;

- Le passage du temps plein, actuellement de 41 heures, à 35 heures sans diminution de salaire dans toutes les académies ;

- une titularisation sans concours au bout de trois ans quel qu'ait été le statut (CUI ou AED-AESH ou AESH). 

- une prise en compte des années d’ancienneté (six, voire huit ans) au moment de la titularisation, en commençant à un indice plus élevé, avec application d’une grille indiciaire évolutive ;

- la réelle mise en place des entretiens tri-annuels pour les CCD et les CDI, c'est-à-dire une fois qu'ils ont eu lieu, quand ils ont lieu, le retour du compte-rendu de l’entretien d'évaluation aux AESH et sa mise en application en terme d'échelon ; 

- l’abrogation du décret du 29 janvier 2016 instaurant un diplôme de niveau V ;

- Une concertation avec l'Education nationale et des AESH pour la mise en place d’un diplôme de niveau IV ;

- La signature de l’Education nationale pour la délivrance du diplôme niveau IV. 

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29/09/2017
Concitoyennes, concitoyens, parents d’élèves, équipes éducatives, personnel de direction d’établissements scolaires, équipes soignantes, accompagnants d’élèves en situation de handicap, nous, Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap (AESH), nous demandons la fin de la maltraitance socio-économique dont nous sommes l’objet.

Vous trouverez le contenu de la lettre que nous adressons à Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République. sur le lien suivant de notre page Facebook : https://www.facebook.com/AESHLoi2005/posts/1527314917351797

Nous sollicitons vos signatures pour avoir plus de chance d'être entendus et écoutés.

Nous réclamons :  

- la fin des embauches en CUI mais des embauches directes en contrat AED-AESH par les rectorats sur tout le territoire et non plus par les établissements ;

- Une adaptation à l’emploi avant la mise sur terrain de l’accompagnant(e) ;

- Une information et une formation plus conséquente des enseignants sur l’accueil des élèves en situation de handicap, de la maternelle à la terminale  et sur le travail collaboratif avec l’accompagnant(e) ;

- Le passage de la « période d’essai » actuellement de six ans à trois ans au moment de la signature du CDI ;

- La prise en compte des années d’ancienneté (six, voire huit ans) au moment du passage en CDI ;

- le non démarrage de l’indice au plus bas de l’échelle indiciaire en CDI ;

- L’application d’une grille indiciaire évolutive ;

- La mise en place des entretiens tri-annuels pour les CDD et les CDI ;

- L’abrogation du décret du 29 janvier 2016 instaurant un diplôme de niveau V ;

- Une concertation pour la mise en place d’un diplôme de niveau IV ;

- La signature de l’Education nationale pour la délivrance du diplôme niveau IV ;

- Une rémunération correspondant aux heures réllement effectuées (24h effectuées payées 24h et non 20h)

- Le passage du temps plein actuellement de 41heures à 35 heures, payées 41 pour une augmentation de notre pouvoir d’achat ;

- Un salaire net de 1 600 euros net pour un temps plein à 35 heures.

Virginie CASSAND
Isabelle GIRARD
Assima BOUDAA
Amal LAHARI
Alvaro LUNA PORRAS
Marie DUPUIS
 

 

 
 

 

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