STOP À LA MALTRAITANCE SOCIO-ÉCONOMIQUE DES AESH

Mise à jour du 12/10/2018

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Séance 1 - de 2h16 jusqu'à la fin 

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6722755_5bbefa1c06621.1ere-seance--avenir-de-la-sante-proposition-de-loi--inclusion-des-eleves-en-situation-de-handica-11-octobre-2018

Séance 2 - de 0 minutes à 1h30

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6727488_5bbf47772e18b.2eme-seance--inclusion-des-eleves-en-situation-de-handicap-proposition-de-loi-suite--defense-d-11-octobre-2018

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Mise à jour du 04/10/2018

Où l'on voit que le sujet des AESH

met en évidence l'absence de démocratie

au cœur de l'Assemblée nationale !

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La commission des affaires culturelles du 03/10/2018 a rejeté la proposition de loi 1230 du groupe LR relative à l'Inclusion des élèves en situation de handicap.

Même si cette proposition de loi était loin de nous plaire sur tous les points, force est de constater que le positionnement des parlementaires LREM a pour objectif affiché d'étouffer tout débat concernant les AESH, et de ce fait, de nous renvoyer à l'invisibilité où ce gouvernement se complaît à nous confiner.  

Même si cette proposition était loin de nous plaire, elle avait le mérite d'ouvrir le débat.

Ecoutons tout particulièrement l'intervention de Madame Dubois, porte-parole de M. Blanquer et Mme Cluzel, qui répète sans connaître notre situation le discours des deux précédents. 

Il paraîtrait qu'aujourd'hui, une AESH obtiendrait un CDI au bout de deux années de contrat aidé !

 Madame Dubois écarte d'une terrible diatribe  la promotion de nos conditions de travail sous l'argument que l'inclusion scolaire n'est pas de notre seul fait, ce qui est une évidence. 

Nous ne nous revendiquons comme le maillon essentiel de l'inclusion scolaire mais comme étant tout aussi important que tous les autres partenaires qui gravitent autour de l'élève en situation de handicap.

(De la 40ème à la 44ème minutes) 

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6676297_5bb4ccbd9618c

 

 

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http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6676297_5bb4ccbd9618c

 

Mise à jour du 29/09/2018

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https://wordpress.com/post/aeshloi2005.wordpress.com/1402

 

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"Madame la députée, ou Monsieur le député

Madame la sénatrice, ou Monsieur le sénateur

En réponse à la proposition de loi 1230 du groupe Les Républicains sur l'inclusion scolaire, je tenais à vous apporter les contre-arguments suivants, concernant les accompagnants d'élèves en situation de handicap : 

  • Notre reconnaissance socio-professionnelle passe par l’augmentation de notre rémunération ce qui pourra peut-être stopper le déficit d’accompagnants ;
  • La dénomination de notre métier par « éducateur de l’inclusion scolaire » nous semble plus appropriée que celle d’ « aidant » car elle a pour avantage de se référer à la réalité du terrain dans la mesure où nous participons à l’éducation scolaire et sociale des élèves lorsque nous leur apprenons ou leur rappelons le respect des règles de vie en collectivité. De même, elle induit explicitement la capacité de l’adulte à accompagner l’élève de la maternelle à la terminale, voire au-delà, ce qui en conséquence abroge le diplôme de niveau V actuellement requis pour postuler ;
  • La création d’une filière professionnelle « Éducateur de l’inclusion scolaire », avec spécialisation après le bac ;
  • La mise en application du droit commun aux contractuels de la fonction publique : entretien professionnel, règles de calcul de l’ancienneté pour l’octroi de certains droits, droits aux congés de formation, à la réévaluation de la rémunération, à l’accès aux concours internes, au versement de l’indemnité de licenciement ;
  • L’accès aux formations des enseignants en tenant compte de nos diplômes respectifs ;
  • L’application de la même politique de mouvement que les enseignants, à savoir qu’en changeant d’académie, les années d’ancienneté soient conservées en CDD et le CDI maintenu ;
  • L’uniformisation et l’harmonisation des contrats sur tout le territoire ;
  • L’embauche exclusive par les rectorats ;
  • La perspective de carrière : éducateur de l’inclusion scolaire maternelle, primaire, secondaire, éducateur de l’inclusion scolaire option Dys TSA ou langue des signes, etc. éducateur de l’inclusion référent, inspecteur éducateur de l’inclusion scolaire ;
  • La mise en place d’une analyse des pratiques professionnelles tout au long de la carrière ;
  • Le non abus de l’aide mutualisée : au-delà de deux élèves à accompagner, l’accompagnement devient perlé pour les élèves accompagnés et par conséquent le suivi est de moindre qualité ;
  • Un temps complet correspondant aux heures d’enseignement obligatoires en fonction du lieu de scolarisation, soit 24 heures en primaire, évidemment le salaire du 41 heures actuel serait du même montant, et augmenterait au collège et au lycée où les heures d’enseignement obligatoires sont de 26 et 28 heures ;
  • La mise en place de la formation adaptation à l’emploi avant la prise de poste ;
  • L’inscription institutionnelle dans l'organigramme de l'Education nationale ;
  • La formation aux différents handicaps pour les personnels des activités extrascolaires, (ce qui serait une mise en application obligatoire de la loi 2005) car nous refusons l’inscription dans la loi du prolongement de l’accompagnement dans les activités extra-scolaire.

Madame la députée ou  ....., je compte sur vous pour faire remonter ces arguments.

Je vous prie d'agréer, Madame ....., mes respectueuses salutations."

Les adresses des députés finissent par @assemblee-nationale.fr et celles des sénateurs par @senat.fr

prénom.nom@@assemblee-nationale.fr

initiale prénom.nom@senat.fr

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Mise à jour du 23/09/2015

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https://www.petitions24.net/stop_a_la_maltraitance_socio-economique_des_aesh

Mise à jour du 21/09/2018

 

Témoignage de Clermond-Ferrand : 

Témoignage_de_Clermond-Ferrand.pngLOGO_AESH_LOI_2005-.pngMise à jour du 19/09/2018

Témoignage_de_Dijon.png

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Mise à jour du 17/09/2018

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Mise à jour du 15/09/2018

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N'hésitez pas à écouter cette déclaration surréaliste !

https://www.francebleu.fr/infos/education/jean-michel-blanquer-dans-l-eure-et-sur-france-bleu-normandie-1536912791

 

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Mise à jour du 09/09/2018

 
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https://www.facebook.com/pititenanou/posts/10205260891038050?hc_location=ufi

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Mise à jour du 05/09/2018

Suite à notre interpellation, le député du Nord, Alain Bruneel, a déposé une question écrite au Ministre de l'Education nationale, ce 04/09/2018.

Question_du_député_Alain_Bruneel.pnglogos_AESH_Loi_20055.pngMise à jour du 03/09/2018

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Mise à jour du 01/09/2018

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Pendant que le gouvernement prétend que la rentrée va bien se passer, des contrats d'AESH ne sont pas encore signés. De nombreux élèves ne seront pas accompagnés le jour de la rentrée.

Sans parler des contrats CDD qui ne se transforment pas automatiquement en CDI comme le stipule la circulaire 2014-083 du 8 juillet 2014 :  "À l'issue de six années d'exercice effectif des fonctions, les AESH ne peuvent être reconduits que par contrat à durée indéterminée (CDI)." avec "une quotité de temps de travail au moins équivalente à celle du CDD précédent doit leur être proposée."

Vous trouverez sous ce lien le témoignage d'une AESH qui montre que l'administration a du mal à appliquer ses propres circulaires ! 

https://www.huffingtonpost.fr/fiona-m/leducation-nationale-me-voit-comme-un-produit-jetable-mais-je-continuerai-a-me-battre-pour-aider-les-enfants-en-classe_a_23512459/

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Mise à jour du 27/08/2018

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Mise à jour du 23/08/2018

Mercredi 22 août 2018 nous avons été conviés par Monsieur Fondin, collaborateur de Madame Cluzel, à nous rendre au Ministère des Solidarités et de la Santé.

Monsieur Fondin souhaitait nous faire part du souhait de la Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées de faire se rencontrer, au cours de l’année scolaire 2018-2019, tous les acteurs de l’école inclusive, à savoir les AESH, les enseignants, le corps médico-social et les familles, afin d’élaborer le projet d’inclusion scolaire. De même seront conviés à participer à cette concertation les représentants syndicaux.

Cette concertation prendra effet à compter du 10 septembre 2018.

Monsieur Fondin a insisté sur le fait que la priorité immédiate était la déprécarisation des AESH, sujet dont son ministère allait s’entretenir avec le ministère de l’Education nationale.

Nous avons, de ce fait, mis en avant les points suivants :

– le recours aux contrats aidés maintient ce dispositif dans la précarité et constitue un obstacle à sa professionnalisation ;
– l’harmonisation des temps plein sur toutes les académies à 35h et non plus à 41h ;
– le temps plein en fonction des heures d’enseignement obligatoires dans les lieux de scolarisation (24, 26, 28 heures) ; 
– la requalification du diplôme DEAES en diplôme de niveau IV ;
– la non imposition du travail en périscolaire et des multi-employeurs ;
– l’exclusion de la mission au domicile de l’élève ;
– l’évolution du statut et de la profession d’AESH (AESH-spécialisé dans un handicap, AESH-tuteur, AESH-inspecteur)
– le recours à une formation pointue en fonction du besoin du handicap de l’enfant accompagné dans notre mission ;
– la généralisation des AESH Tuteurs dans toutes les académies ;
– la fluidification des informations entre les MDPH, les coordinations d’AESH et les professeurs référents concernant les attributions des missions des AESH

Afin de les aider à rendre notre métier attractif, nous avons laissé à Monsieur Fondin, à l’attention de Madame Cluzel et de Monsieur Blanquer, nos réflexions en réponse au rapport de l’IGAENR-IGAS-IGEN du 31 juillet dernier.

https://wordpress.com/post/aeshloi2005.wordpress.com/1347

Monsieur Fondin s’apprête à rencontrer d’autres collectifs dans les jours à venir.

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Mise à jour du 29/07/2018

 

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Voici une excellente interprétation du discours de l'Education nationale publiée sur la page Facebook de Toupi (TOUs Pour l'Inclusion)

https://www.facebook.com/touspourlinclusion/videos/1788695627878574/vidéo_Toupi_29-07-2018.png

 

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Mise à jour du 27/07/2018

 Suite à notre courriel du 24 juin 2018, voici la 

Question écrite | Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH)

26 juillet 2018 à l'Assemblée nationaleMichel Larive

M. Michel Larive attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur la situation précaire des Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH).

Les AESH ont pour mission d’accompagner les enfants handicapés dans toute leur scolarité, de la maternelle au baccalauréat. Ils jouent un rôle primordial dans leur intégration. La loi du 11 février 2005 promettait l’intégration de ces élèves au sein de L’École primaire. Mais les conditions de travail imposées aux AESH par l’Éducation Nationale sont loin d’être satisfaisantes et compromettent la réalisation du projet d’inclusion de ces enfants.

La précarité est la règle pour les personnels AESH. Ils doivent le plus souvent passer par deux années de contrats aidés, puis six années en CDD. Les plus chanceux pourront alors enfin signer un CDI qui sera rémunéré au SMIC. Cette précarité constante entraîne un manque d’attractivité de la profession et conduit à un déficit d’AESH qui nuit indéniablement à l’accompagnement des enfants handicapés. Par ailleurs, le décret du 29 janvier 2016 ne semble pas tenir compte de la réalité du métiers d’AESH. Il établit un diplôme d’exécutant de niveau V (niveau CAP). Les collectifs AESH Loi 2005, AVS/AESH06 et AESH France soutiennent que ce diplôme ne correspond pas aux compétences du métier. Ces collectifs souhaitent l’abrogation de ce décret et se prononcent pour la reconnaissance d’un diplôme d’éducateur scolaire spécialisé de niveau IV qui serait délivré au sein d’une filière d’enseignement professionnel. Leur préoccupation est d’adapter le plus possible la formation à la réalité du terrain. En outre de nombreux AESH, dont la rémunération horaire est relativement faible, souhaiteraient pouvoir exercer un temps plein. Vous avez donné droit à leur revendication, mais pour cela vous avez inclus le temps périscolaire et une extension de l’accompagnement au domicile des enfants dans leurs missions. Or, les collectifs précités défendent le fait qu’un AESH n’est ni un garde d’enfant, ni un animateur, deux autres métiers de valeurs qui font appel à d’autres compétences. Ces collectifs s’inquiètent de la proximité qu’induisent ces nouvelles missions au sein de la famille de l’enfant. Cette polyvalence des missions pourrait dénaturer leur profession en mettant en péril leurs missions premières, à savoir l’aide à l’apprentissage scolaire et la socialisation au sein de l’École. Il semble que vos décisions aillent à contre-courant des revendications des professionnels. Vous estimez, en outre, que le manque d’attractivité de cette profession s’explique du fait de conditions d’embauche trop sévères, alors que le personnel ne cesse d’expliquer que l’amélioration des conditions salariales serait la clé d’un regain d’attractivité. En effet, une meilleure rémunération des accompagnants constituerait la juste reconnaissance du travail accompli auprès des élèves. De plus, vous avez décidé de pérenniser la précarité du statut d’AESH, en privilégiant l’emploi de contractuels plutôt que de proposer la titularisation de ces personnels. Enfin, vous avez décidé d’augmenter l’aide mutualisée. Actuellement, lorsque l’aide mutualisée est mentionnée dans le contrat, l’accompagnant doit partager son temps avec un maximum de trois élèves. Avec l’extension de ce dispositif, il pourra être amené à suivre un nombre plus important d’élèves. Ces collectifs déplorent que cela se fasse au détriment d’un accompagnement continu et individuel, auquel se substituerait un accompagnement perlé, au risque de mettre en péril la bonne intégration et la réussite scolaire de l’élève.

Considérant ces éléments, ils aimeraient savoir quelles sont les mesures concrètes que vous envisagez de prendre afin d’apporter une plus grande sécurité de l’emploi aux AESH et de leur accorder une véritable reconnaissance professionnelle ?

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Mise à jour du 20 juillet 2018

Voici le plan de la conférence de presse du 18 juillet 2018 du Ministre de l'Education et de la Secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, suivi de nos réflexions.

 http://cache.media.education.gouv.fr/file/07_-_Juillet/80/0/DP_Ensemble_pour_l_ecole_inclusive_complet_984800.pdf

Madame la Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées,

Monsieur le Ministre de l’Education nationale,  

 

Suite à la lecture de différents articles et du compte-rendu de la conférence de presse que vous avez donnée le mercredi 18 juillet 2018 à 15h30 au ministère de l’Education nationale, vous voudrez bien trouver ci-après quelques réflexions pour améliorer l’accompagnement des élèves en situation de handicap.    

 

S’agissant de l’amélioration de recrutement des accompagnants d’élèves en situation de handicap, il serait judicieux que les soixante heures d’adaptation à l’emploi soient dispensées avant l’entrée en classe, et non comme cela se pratique actuellement au cours de la première année d’exercice, et ce, depuis plus d’une décennie.    

 

S’agissant de l’amélioration du dispositif d’accompagnement des élèves en situation de handicap, il serait bon qu’un logiciel commun à la MDPH, aux professeurs référents et la coordination des AESH soit mis en place. La MDHP renseignerait sur la quotité horaire d’aide humaine accordée à l’élève, le professeur référent sur le lieu d’affectation de l’élève et son niveau de classe, et la coordination sur le lieu d’affectation de l’accompagnant. Dans ce même logiciel, la MDHP indiquerait, les modalités d’accompagnement de chaque élève afin de rendre optimales les conditions d’affectation. Nous sommes la star-up nation, non ?  Il doit bien s’en trouver une pour réaliser un tel projet ! On pourra alors parler « d’une rentrée préparée » lorsque, sur tout le territoire, l’envoi des courriers d’affectations des AESH ne se fera plus la veille pour le lendemain.    

 

S’agissant de la sanctuarisation des moyens nécessaires à la couverture de la demande d’accompagnants, celle-ci laisse entendre la pérennisation de l’emploi d’accompagnant d’élèves en situation de handicap. Or, la sanctuarisation de cet emploi ne se réalisera que lorsque les conditions de travail ne conduiront plus les personnels à la démission, à l’abandon de poste, voire à la dépression par manque de formation, de considération et de reconnaissance socio-professionnelle.  

La sanctuarisation passe par la mise en place de conditions de travail qui enracinent le personnel dans ses fonctions et dans un projet de carrière. Tant que l’Etat percevra ce métier comme un emploi temporaire pour les postulants, en ne proposant que des contrats précaires (aidés ou de droit public, à durée déterminée ou indéterminée, rémunérés au Smic), on ne pourra que parler de la sanctuarisation de la précarité.  

Pour faire écho à vos discours respectifs, sur votre désir commun de rendre attractif le métier d’accompagnant d’élève en situation de handicap, il serait bon de mettre en concordance les temps plein des accompagnants avec les heures d’enseignement obligatoires en fonction du lieu d’enseignement, à savoir 24 h en maternelle et en primaire, 26h au collège et 28,30 h au lycée, etc. ; ceci s’entend pour les 24h, avec le maintien de la rémunération du temps plein actuel, et avec augmentation de salaire en passant dans le secondaire.  

Il serait également bon de proposer annuellement aux accompagnants des formations sur les différents handicaps rencontrés, et de maintenir des ateliers d’analyse de situations professionnelles qui, actuellement, ne perdurent pas au-delà de la première année d’exercice.  

De plus, la perspective d’un plan de carrière serait un ancrage supplémentaire dans la pérennisation des moyens nécessaires pour couvrir les demandes d’accompagnement des élèves en situation de handicap. En effet, la création de passerelles vers les formations à destination des enseignants serait un plus. De même le cadre du plan de carrière, il serait souhaitable qu’un AESH expérimenté soit désigné AESH-référent pour encadrer les nouvelles recrues, tout comme il serait judicieux que ce soit un AESH-inspecteur qui fasse passer l’entretien tri-annuel plutôt qu’un inspecteur d’un autre corps de métier.    

 

S’agissant de la transition facilitée des emplois aidés en contrat de droit public, les neufs mois d’exercice avant la passation en AESH interpellent car ils ne coïncident pas avec une année scolaire. Dans un scénario idéal, ce contrat aidé qui prendrait effet le 1er septembre s’achèverait le 31 mai de l’année suivante. Quinze jours avant l’échéance, l’accompagnant serait convoqué à son entretien pour signer un contrat de public, il recevrait une réponse positive et poursuivrait son accompagnement auprès du ou des mêmes élèves. Dans la réalité, les convocations aux entretiens pour changer de contrat se font rarement avant le terme du contrat aidé, ce qui a pour conséquence une rupture d’accompagnement et un salarié sans engagement pour une durée indéterminée jusqu’à sa réintégration en classe.  

Dans le cadre de l’inclusion scolaire, les contrats uniques d’insertion ont pour défaut de prendre fin à la date anniversaire de la prise de poste, et ce, quel que soit le moment de l’année ; ce qui est à l’origine de nombreuses ruptures d’accompagnement. Afin de rendre ce nouveau contrat aidé « robuste », il aurait été judicieux d’instaurer la fin dudit contrat au 31 août de chaque année, afin que les entretiens soient tenus courant juillet-août et que le nouveau contrat démarre à la rentrée scolaire suivante, et ce, sans rupture d’accompagnement.    

 

S’agissant de la création d’un groupe d’experts pour la faisabilité de l’accompagnement sur les temps péri et extrascolaires, il est à espérer que des représentants d’accompagnants d’élèves en situation de handicap seront partie prenante de ce groupe d’experts puisque ces personnels sont les premiers concernés. Il s’agira de réfléchir sur les positionnements des accompagnants dans ces différents espaces professionnels.  

Cette introduction de l’accompagnant dans la sphère familiale de l’élève va à l’encontre du devoir de loyauté et du devoir de réserve exigé à l’agent public par l’Institution. L’accompagnant sera potentiellement au centre de tous les conflits entre la Famille et l’Ecole, sans aucun garde-fou. Nonobstant ces remarques sur l’inconfortable situation dans laquelle pourrait être mis l’accompagnant, cette proposition de l’extrascolaire laisse à penser qu’il n’a pas été envisagé que ces personnels de l’Education nationale aient une vie privée et une vie familiale. Nous ne sommes pas des Mary Poppins.      

 

S’agissant de la formation, vous indiquez la mise à disposition d’une plateforme numérique de formation à destination des équipes éducatives pour la rentrée 2019 et que « Pour les AESH, soixante heures de formation sont mises en place ».  

Tout d’abord, et comme indiqué plus haut, ces soixante heures d’adaptation à l’emploi pour les AESH existent depuis 2005. Ensuite, la construction syntaxique de votre propos établit de facto l’exclusion des accompagnants de l’équipe éducative. Or, vous n’êtes pas sans ignorer que l’un des aspects de notre mission est l’aide aux apprentissages scolaires et que, de ce fait, nous faisons partie de l’équipe éducative. Par conséquent, les accompagnants d’élèves en situation de handicap méritent tout autant que le reste de l’équipe éducative que leur soit délivrée cette formation. Ce qui serait d’autant plus judicieux dans la mesure où nous sommes tous amenés à travailler ensemble autour de l’élève en situation de handicap. Il semble alors cohérent que nous bénéficiions de la même formation, ce qui, d’ailleurs, aurait pour corollaire l’établissement d’une relation collaborative entre l’enseignant et l’accompagnant. 

Ce type de discours est l’illustration d’une perception d’un univers professionnel dans lequel le travail des uns se ferait en parallèle du travail des autres, et que conséquemment, les personnels n’œuvreraient pas dans le même sens, à savoir l’inclusion de l’élève en situation de handicap. Toujours pour faire écho à votre désir de rendre attractif le métier d’accompagnant d’élèves en situation de handicap, il serait opportun de tenir un discours d’intégration des accompagnants dans l’Ecole qui se traduirait dans les faits par une charte collaborative.  

 

Aucun métier n’est à minimiser, nous avons tous des compétences à mettre en œuvre pour réaliser la société inclusive.  

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Mise à jour du 12 juillet 2018

Suite à notre sollicitation, voici la question écrite de la députée de l'Isère, Madame Agnès THILL

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Impression de la question 28-00178


Type de questions QE


Ministère interrogé : MEN - Ministère de l'éducation nationale


Question n° 28-00178 : du :date non fixée


Mme Agnès Thill attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation des accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH).

Ces personnels, souvent en situation de précarité, sont contraints d'enchaîner durant de nombreuses années des contrats à durée déterminée, rémunérés au taux horaire du SMIC, sur la base de 24 heures hebdomadaires.

Ils sont peu nombreux à être pérennisés dans leur fonction ce qui implique un cruel manque d'attractivité pour cette profession pourtant indispensable. De plus, le décret n° 2016-74 du 29 janvier 2016 reconnaît la qualification en diplôme de niveau V pour cette profession.

Cependant, ce classement ne correspond pas réellement aux compétences mises en œuvre par les accompagnants. En effet, ces personnels doivent être en capacité de transmettre les attendus de l'éducation nationale tout au long du parcours de l'élève : de la première année de maternelle à l'obtention du baccalauréat, voire au-delà.

L'accompagnant peut être amené à accompagner l'enseignant dans ses tâches administratives, éducatives ou disciplinaires. Une reconnaissance pleine et entière de cette fonction au sein des établissements scolaires est nécessaire et semble davantage correspondre à une qualification de niveau IV.

Alors que le Gouvernement a renouvelé la priorité de faire de l'école le vecteur de l'inclusion sociale, cette profession est indispensable pour favoriser l'insertion scolaire et sociale des élèves en situation de handicap.

Aussi, et dans la continuité des plans de transformation de la profession déjà engagés, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin d'améliorer la condition des accompagnants d'élèves en situation de handicap, l'attractivité de leur métier, leur formation, leur rémunération et leur carrière

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Mise à jour du 07/07/2018

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Mise à jour du 03/07/2018

Réponse du député Gilles Lurton suite à notre interpellation : question écrite à destination du ministre de l'Education.

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Mise à jour du 01/07/2018

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Mise à jour du 22 juin 2018

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https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/les-4-verites-muriel-penicaud-la-ministre-du-travail-veut-combattre-la-precarite_2814359.html

 

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Mise à jour du 20/06/2018

NON AU PERISCOLAIRE OBLIGATOIRE 

Voici ce que l'on peut lire dans le "Plan du mercredi" de J.M. BLANQUER, paru ce jour sur le site Education.gouv

 

L’accueil de tous les publics (enfants et leurs familles)

  • Inclusion des enfants en situation de handicap (assurer la continuité de l’encadrement des enfants en situation de handicap par les AESH, apporter les aménagements nécessaires, concevoir des activités accessibles).

http://www.education.gouv.fr/cid131930/plan-mercredi-une-ambition-educative-pour-tous-les-enfants.html#Le_Plan_mercredi_en_video

 

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Mise à jour du 17/06/2018

Voici un reportage d'octobre 2017 qui relate la dégradation des conditions de travail des AESH depuis leur prise en charge par l'Education nationale.

https://www.youtube.com/watch?v=NF2wryQXQdA&feature=share

 

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Mise à jour du 13/06/2018

                

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http://videos.senat.fr/video.666733_5b0c829b9d775.recours-aux-personnels-contractuels-dans-l-education-nationale---audition-pour-suite-a-donner-a-enqu

 

Audience au cours de laquelle transpire le mépris envers les AESH et leur précarité !

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Mise à jour du 09/06/2018

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"Sophie Cluzel envisagerait de basculer sur des temps pleins avec un complément de temps type temps périscolaires ou encore au domicile des élèves "


Extrait de l'interview de la Secrétaire d’État auprès du premier ministre chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel est à Nîmes ce jeudi 7 juin 2018.


Objectif Gard :
Les auxiliaires de vie scolaire qui s’occupent des enfants handicapés dans les écoles demandent davantage de reconnaissance (formations, revalorisation de leur salaire…) Le gouvernement a-t-il prévu de répondre à leurs attentes ? Si oui, quand ?


Sophie Cluzel :
On y répond déjà à travers les contrats aidés par exemple qui ont été transformé au profit des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap).


NON LE GOUVERNEMENT NE REPOND PAS A NOS ATTENTES !

Sophie Cluzel : Il s'agit de personnels essentiel pour les élèves et nous souhaitons renforcer leur présence dans les établissements mais aussi assurer une pérennisation de leur contrat. Ce sont souvent des emplois précaires dont le temps de travail n’excède pas les 24h-26h par semaine.


CES SONT TOUJOURS DES EMPLOIS PRECAIRES !


LA PRECARITE SE PERENNISE MEME EN CDI !


Sophie Cluzel : Nous regardons l'opportunité de basculer sur des temps pleins avec un complément de temps du type temps périscolaires ou encore au domicile des élèves.


NON, CE N'EST PAS UNE OPPORTUNITE POSITIVE POUR LES AESH ET ENCORE MOINS POUR LES ELEVES !


N’oublions pas que nous accompagnons une personne en situation de handicap dans ses apprentissages sur le temps scolaire.

La personne que nous accompagnons joue son rôle d’élève le temps de sa présence au sein de l’Ecole.


Mais en dehors de ce lieu d’apprentissage, cette personne redevient un enfant, un enfant qui a besoin de loisirs pour compléter sa construction.


Afin d'élaborer ses schémas mentaux , l'enfant a besoin de distinguer les différents espaces sociaux qu'il traverse : Ecole, Domicile, Loisirs.


Si la même personne l’accompagne dans ces trois espaces de vie, il ne parviendra plus à distinguer les frontières de ces trois univers tenir les rôles attendus par la société : élève à l’Ecole et enfant en dehors.

Il pourrait même être amené à les confondre, ce qui n’est pas dans son intérêt, puisque l’Ecole pourrait lui « proposer » des sanctions ».


ON NE PEUT DEMANDER A UN ENFANT DE PRENDRE DE LA DISTANCE PAR RAPPORT A CE QU'IL VIT D'UN MOMENT A L'AUTRE !


S
i l'AESH entre au sein de la sphère familiale, qu'en sera-t-il de son devoir de réserve vis-à-vis de l'Institution ECOLE ?


Envers qui devra-t-elle/il être le plus loyal ?


Cette opportunité d'un temps de travail plein dans ces conditions n'en est absolument pas une !


Elle ruine tous les efforts que nous mettons à nous faire reconnaître corps de métier à part entière


LA POLYVALENCE TUE LE PROFESSIONNALISME !


Sophie Cluzel :
Nous devrions atteindre les 4 800 contrats de ce type à la rentrée prochaine. Mais le problème majeur aujourd'hui c'est le recrutement. Un budget est ouvert mais on ne trouve pas le personnel car les conditions de recrutement sont trop lourdes. Un décret va sortir très rapidement pour assouplir ces conditions.


CE SONT DES SORNETTES !


LES CONDITIONS DE RECRUTEMENT NE SONT PAS TROP LOURDES :

CE SONT LES CONDITIONS SALARIALES QUI REBUTENT LES POSTULANTS !

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Mise à jour du 05 juin 2018

Suite aux souhaits de Sophie Cluzel et Jean-Michel Blanquer de rendre notre métier plus attractif : voici la proposition de l'intertaute AESH Vgarou

"Les #AESH, actrices et acteurs de terrain proposent à @jmblanquer et @s_cluzel une solution simple :

1 SMIC pour 27h30 hebdomadaire, 3 semaines annuelle réservées à la formation continue (conférences, groupes d'échange, etc...), et une professionnalisation par la titularisation."

 https://twitter.com/Vgarouimage_garou.jpglogos_AESH_Loi_2005.png

Mise à jour du 31 mai 2018

 Suite à la remise du rapport de M. TAQUET à Mme CLUZEL et à M. DARMANIN sur les 113 propositions pour simplifier la vie des personnes en situation de handicap, nous avons relevé 65 occurrences "AESH" et la manière dont était perçue notre métier. 

Voici donc la lettre que nous lui avons envoyée.

 

Adrien Taquet,
Député des Hauts-de-Seine

Monsieur le Député,

En qualité d’accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap, nous nous sentons tout particulièrement concerné(e)s par votre rapport « Plus simple la vie – 113 propositions pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap » dans lequel nous avons relevé soixante-cinq occurrences de l’acronyme « AESH ».Nous ne croyons pas nous tromper en disant que vous n’avez recueilli aucun témoignage d’accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap puisque nous relevons, page trente-huit, que ce rapport a été réalisé à l’appui d’une « série d’entretiens individuels menés en face à face ou par téléphone auprès de personnes en situation de handicap, de leurs proches, et d’employeurs, sur trois thèmes pris distinctement : la scolarisation, l’emploi, et la vie quotidienne. Chaque thème a fait l’objet de près de quarante entretiens de deux heures ».

Si vous aviez pris le temps de nous interroger, vous auriez envisagé le modèle d’une société inclusive dans sa globalité. Or, si vous ignorez les travailleurs précaires qui participent à l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap, vous mettez un frein au dessein sociétal que vous prétendez défendre. En effet, tant que la politique de pérennisation de la précarité socio-économique perdurera, notre société ne marchera que vers une utopie.

En l’occurrence, tant que les accompagnants d’élèves en situation de handicap subiront la maltraitance socio-économique dont elles-ils sont l’objet, l’entreprise d’une société bienveillante et inclusive ne pourra se concrétiser, à savoir permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’accompagnements continus ; la précarité économique orientant ces personnels vers des emplois mieux rémunérés. Les ruptures d’accompagnement que subissent les élèves ne sont pas le seul fait de la MDPH, comme vous le dénoncez fort justement, elles sont également le fait de l’absence de reconnaissance socio-économique à destination de ces agents de l’Etat.

Tout comme nous, vous aspirez, Monsieur le Député, à ce que cessent les accompagnements discontinus. Mais dans le même temps, vous vous réjouissez que « la Direction générale de l’enseignement scolaire [vous ait] informés de sa volonté de réduire » de neuf mois le passage du contrat aidé de droit privé au contrat de droit public « afin de faciliter la pérennisation des emplois existants ». Or, ce n’est pas en faisant perdurer la précarité que la pérennisation des accompagnements se fera. C’est l’abandon de la politique des contrats aidés et la promotion des contrats de droit public qui contribueront à rendre notre métier attractif.

Ce dernier serait d’autant plus attractif, si vous complétiez votre proposition 45, selon laquelle « l’attribution d’AESH doit systématiquement couvrir l’ensemble du temps d’enseignement », soit 24 heures dans le primaire, 26 heures dans le secondaire et 28,5 au lycée », en soutenant que ces quotités horaires correspondent à des temps pleins (sachant qu’actuellement celui-ci est de 41 heures payé 1288 euros nets).

D’autre part, dans cette même proposition, en listant les différents lieux d’exercice des accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap, vous reconnaissez attendre de ces personnels qu’ils soient dans la capacité de répondre aux attendus de l’Education nationale. Or pour pouvoir y répondre, il faut soi-même être passé par les bancs de l’Ecole au moins jusqu’au baccalauréat. Mais, que nous impose-t-on depuis 29 janvier 2016, sous couvert de professionnalisation : l’obtention d’un diplôme de niveau V pour postuler à l’emploi d’accompagnant(e) d’élèves en situation de handicap !

Si vous souhaitez effectivement que la société inclusive devienne une réalité, il vous faut, d’une part, soutenir notre demande d’abrogation du décret du 29 janvier 2016 instituant un diplôme de niveau V, et d’autre part, appuyer nos revendications de perspectives de carrière. Une perspective de carrière débute par une formation initiale à l’issue de laquelle l’obtention d’un diplôme de niveau IV, délivré par l’Education nationale, sanctionne un baccalauréat professionnel et se poursuit par l’obtention des diplômes universitaires de spécialisation.

La société inclusive ne s’opérera qu’avec la propulsion des accompagnant(e) d’élèves en situation de handicap dans une sphère socio-économique sécurisée et valorisée. Prôné depuis le 11 février 2005 par les gouvernements successifs, l’idéal d’une société inclusive restera lettre morte si l’on ne prend pas en compte tous ses acteurs.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député, nous respectueuses salutations.

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Mise à jour du 28/05/2018

 

 

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Mise à jour du 17/05/2018

 

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Mise à jour du 13/05/2018

 

 

SOYONS NOMBREUX A PRENDRE LA PAROLE !

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Mise à jour du 12/05/2018

Bonjour à toutes et à tous,

 

RENDONS-NOUS VISIBLES PAR UN PLUS GRAND PARTAGE

DE NOS EXPERIENCES ET DE NOS REVENDICATIONS ! 

 

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Mise à jour du 04/05/2018

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Nous, AESH Loi 2005 et Collectif AESH France, avons réagi aux mesures annoncées lors de la rencontre, du 20 avril 2018 à la Direction des Ressources Humaines de l’Education nationale à Paris, en présence d’organisation syndicales.

DENONCIATION DE LA NON PARTICIPATION DES AESH

LORS DE NEGOCIATIONS RELATIVES A LEUR CORPS DE METIER

 

 A l’attention de : Madame Penicaud, Ministre du Travail, Madame Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Monsieur Edouard Philippe, Premier Ministre, Monsieur Blanquer, Ministre de l’Education Nationale et aux organisations syndicales de l’Education.

 Le vendredi 20 avril 2018, lors de la rencontre réunissant la Direction Générale des Ressources Humaines de l’Education nationale et des organisations syndicales, ont été présentées les modifications à venir relatives au mode de recrutement des Accompagnants d’Elèves en situation de handicap (AESH).

En tant qu’AESH, nous ne reconnaissons pas

la valeur de ces futures mesures que nous rejetons

 Malgré l’existence de nombreux collectifs d’AESH sur le territoire, nous ne comprenons pas pourquoi aucun d’entre nous n’a été convié à cette réunion. Fait d’autant plus grave qu’aucun(e) AESH n’était présent(e) dans les rangs des organisations syndicales.

 Les modifications de recrutement concernent l’article 2 du décret 2014-724 du 27 juin 2014 :

« Les accompagnants des élèves en situation de handicap sont recrutés parmi les candidats titulaires d’un diplôme professionnel dans le domaine de l’aide à la personne. Sont dispensés de la condition de diplôme les candidats qui justifient d’une expérience professionnelle de deux années dans le domaine de l’aide à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap ou de l’accompagnement des étudiants en situation de handicap accomplies, notamment dans le cadre d’un contrat conclu sur le fondement de l’article L. 5134-19-1 du code du travail susvisé. ».

Il est envisag&ea

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