Refusons les nouvelles mesures de contrôles et de sanctions applicables aux personnes privées d’emploi

Nous refusons les nouvelles mesures de contrôles et de sanctions applicables aux personnes privées d’emploi depuis le 1° janvier 2019, car elles sont indécentes et portent atteinte à la dignité de l’être humain. Elles s’appuient sur deux idées fortes, l’une qu’il y aurait du travail pour tout le monde, et l’autre, que les personnes au chômage profiteraient de leur situation. C’est économiquement faux et humainement atterrant.

- Ces mesures font des personnes privées d’emplois des fraudeurs potentiels. La politique mise en œuvre dénature le rôle de l’Etat de Droit qui ne joue plus son rôle de protection de tous et notamment des plus faibles.

- Le suivi assuré par Pôle emploi est rudimentaire, inefficace dans la plupart des cas. Il ne s’apparente que très qu’exceptionnellement à un accompagnement vers un retour à l’emploi. Les personnes privées d’emploi se trouvent face à du personnel de Pôle emploi qui travaillent dans des conditions délétères pour leur santé et sans avoir les compétences adéquates pour réaliser leur travail d’accompagnement. Ces derniers devront apprécier dans ces conditions, si la recherche d’emploi est suffisante ou non. Ils ne sont pas qualifiés pour estimer la nature et l’intensité les efforts réalisés et/ou l’impossibilité de réaliser des efforts pour rechercher et trouver un emploi. Dans la très grande majorité des situations, il ne suffit pas de traverser la rue pour trouver un emploi.

- Obtenir un rendez-vous avec une personne de pôle emploi peut prendre des semaines. L’accompagnement vers la recherche d’emploi n’est simplement pas digne de ce nom, il n'est, la plupart du temps, pas réalisé. L’offre de formation est très insuffisante et de surcroit, peu adaptée aux demandes individuelles. Il s’agit trop souvent de caser des personnes en fonction de places disponibles dans des dispositifs ou des stages. Il est question de « faire du chiffre ».

- Les recours éventuels des personnes privées d’emploi sont difficiles à exercer et noyés dans les procédures administratives. La fracture numérique, l’état de santé, de désespérance, de bien des personnes rend l’idée même de recours impossible.

- Le contrôle devient de plus en plus administratif, procédurier, arbitraire, automatisé : il est devenu dans bien des cas, inhumain. Ce dispositif de contrôles et de sanctions est de surcroit, sans commune mesure avec les mesures appliquées à la fraude organisée par ceux qui ont les moyens financiers de frauder.

- Par ailleurs le refus de deux offres dites raisonnables est en réalité très arbitraire, car les offres sont loin d’être toujours raisonnables. Elles ne tiennent pas véritablement compte ni des souhaits, ni des contraintes, ni des compétences, des personnes privées d’emploi. Les conditions de vie et d’existence des personnes privées d’emploi ne sont pas véritablement prises en compte. L’être humain est considéré comme une simple ressource humaine alimentant le marché de l’emploi.

- Plus grave encore, ce nouveau système de contrôles et de sanctions ne tient d’aucune façon compte des personnes définitivement éloignées du marché de l’emploi et ce, qu’elles soient ou non affectées de pathologies diverses. Il va contribuer à pousser vers la marge et l’invisibilité de nombreuses personnes incapables de travailler.

- Nous refusons un tel système, arbitraire, injuste et inhumain. Nous refusons que l’être humain soit traité comme simple variable d'ajustement du marché du travail. Nous refusons qu’une approche technocratique s’alimentant d’algorithmes et d’une logique de résultats, président à la destinée de nos proches, frères humains.

Nous demandons au premier ministre, de mettre un terme à ce dispositif qui stigmatise les personnes au chômage et les prive de leur dignité la plus élémentaire.

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