POUR LA LEGALISATION DU CANNABIS EN FRANCE

Parce qu’il est une réalité culturelle depuis plus de 30 ans.

Parce quelques milliers au début des années 70, les cannabinophiles se comptent par millions et refusent d’être traiter de malades et des toxicos.

Parce que fumer du cannabis est assumé par une majorité d’usagers et que jamais ils ne passeront à une substance plus dure.

Par que nombreux(ses) sont ceux(celles) qui sont interpellé(e)s chaque année pour un simple usage, et que pour quelques grammes d’herbe ou de shit, sont jugé(e)s et incarcéré(e)s.

Parce que selon la constitution, la « liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (art.4 de la déclaration des droits de l’homme). Et que fumer un joint ne peut nuire qu’à soi même. Il y a donc une entrave aux libertés individuelles.

Parce qu’exprimer des propos contraire à la doctrine officielle est un délit susceptible d’entraîner des poursuites. Il y a donc une entrave à la liberté d’expression.

Parce que la prohibition du cannabis enrichit les mafias, encourage la corruption à tous les niveaux et finance les guerres et le terrorisme dans de nombreux pays.

Parce que cela entraîne la circulation de produits frelatés dangereux pour la santé (H coupé à la colle, au henné, à la paraffine, etc...) et facilite l’escalade chez les jeunes vers des substances plus dures tel que l’héroïne, ce qui va à l’encontre de la santé publique.

Parce qu’au nom de la guerre à la drogue, on interdit les drogues du sud en imposant celles du nord comme l’alcool, le tabac et les médicaments.

Parce qu’en légalisant le cannabis et dépénaliser les autres drogues, on sortira de la marginalisation nombres de jeunes et cesser cette politique d’exclusion que crée la prohibition.

Parce que des milliers de jeunes transgressant la loi et arrivent dans le monde adulte de la sorte, prendront l’habitude de transgresser toutes les autres lois et s’en ai ainsi fait de la démocratie.

Parce que la prohibition mobilise actuellement des milliers de policiers et de douaniers, et que cela n’a pas diminué d’un iota le nombre de consommateurs(trices), et aussi fait dépenser des sommes faramineuses alors que cette somme pourrait être utilisée pour une prévention plus importante au sujet des drogues dures.

Parce que boire de l’alcool, fumer du tabac, même si ce n’est pas fantastique, cela fait partie des us culturels d’une société, alors pourquoi pas avec le cannabis ?

Parce qu’à cause de la répression, les usagers sont obligé(e)s de se fournir sur le marché clandestin où circulent d’autres drogues bien plus difficile à gérer. Il est temps de sortir lecannabis de la clandestinité pour que ses nombreux(ses) adeptes ne soient plus en contact avec les vendeurs(ses) d’autres drogues et de promouvoir un usage récréatif et raisonnable, ceci s’inscrivant dans une politique de réduction des risques.

Enfermez Jean-Marie, libérez Marie-Jeanne !

Les propriétés médicales

Le cannabis ou chanvre comporte beaucoup de vertus thérapeutiques, mais le manque d’études pharmacologiques ne permet pas de connaître sérieusement tous les mécanismes de ses vertus. Ainsi, le cannabis permettrait :

- De soulager les migraines 
- L’arrêt de la progression du glaucome 
- La maîtrise de la spasticité et de la paralysie en cas de sclérose en plaque 
- L’allègement des nausées et des douleurs liées à la chimiothérapie du cancer ainsi que d’autres nausées sévères 
- L’empêchement des crises d’épilepsie 
- L’aide aux patients emphysémateux à respirer plus facilement par l’augmentation de leur transfert intrapulmonaire 
- L’assistance au traitement de personnes affectées par la pollution atmosphérique 
- Le soulagement des douleurs causées par l’arthrite et les rhumatismes ainsi que d’autres maladies chroniques 
- Le secours aux personnes anorexiques et aux personnes dépressives 
- Le traitement des spasmes du dos, la marijuana étant le meilleur relaxant des muscles, si on exclut la morphine 
- Le soulagement des crises d’asthme et l’amélioration de la respiration 
- L’aide aux personnes atteintes du sida en soulageant leur détresse et déprime, en réduisant leur douleur, en éliminant la nausée et en stimulant l’appétit 
- L’aide en cas de dermatites, tel le purit 
- L’aide en cas de déprime et autres troubles de l’humeur, en s’adjoignant parfois à la psychothérapie 
- L’aide à l’insomnie et à l’approfondissement du sommeil 
- L’aide aux paraplégiques 
- L’allègement des symptômes d’état de manque de l’alcool et des narcotiques

Sans oublier les effets antimicrobiens et antibactériens du cannabis, ni sa capacité à guérir les fistules, les cors et la fibromatose lorsqu’il est utilisé en cataplasme. 
Toutefois, comme pour le tabac, l’inhalation chronique de fumée de cannabis peut induire des altérations pulmonaires. Pour cela, il est préférable de le consommer en infusion suivant les cas.

Les risques sanitaires

En ce qui concerne la dépendance, le THC n’entraîne pas de dépendance physique, quel que soit son taux de consommation. La consommation de cannabis n’est pas mortelle . Aucun décès dû à une consommation excessive de cette drogue employée isolément n’a été signalée. A ce titre, on peut considérer qu’elle est moins dangereuse que l’alcool et le tabac, bien que la possibilité de cancer du poumon ne puisse être écartée, à long terme, pour les gros fumeurs. 
Mais bon, sachant qu’il existe plusieurs millions de fumeurs et qu’il y a plus de 30 ans que le phénomène est apparu, on devrait déjà avoir des cas graves à constater si le dixième de ce que l’on a entendu sur le cannabis était vrai. Où sont-ils ? Combien et comment ? 
La prohibition n’empêche nullement l’usage du cannabis, mais détériore sa qualité, ne faisant qu’augmenter les dangers sanitaires, en exposant les jeunes usagers à des milieux où toutes les drogues se côtoient, mais le véritable danger que représente le cannabis, c’est l’exposition quasi permanente à l’abus de pouvoir, d’intolérance et la violations des libertés individuelles que manifestent les autorités vis-à -vis des usagers des drogues. Mais ça, c’est pour notre bien...

L’escalade vers les drogues dures

Contrairement à ce qui est avancé, le cannabis ne constitue pas obligatoirement le premier échelon d’un passage aux drogues dures. Cette théorie dite « de l’escalade » qui veut que tout individu utilisant le cannabis, après un moment plus ou moins long, recherche une satisfaction plus intense. En pratique, le risque de consommer des drogues telles que l’héroïne, la cocaïne ou le crack après avoir fumé du haschisch n’est pas supérieur à 5 ou 10 %. Si l’on estime de 150 000 à 200 000 les usagers de drogues dites dures en France et de 3 à 5 millions le nombre d’usagers occasionnels de drogues douces, on se rend compte que le passage de l’une à l’autre est loin d’être inéluctable. En fait, la dérive a souvent commencé par le tabac, l’alcool ou la consommation de médicaments psychotropes.

Les infractions cannabiques

Les délits cannabiques sont jugés par le tribunal correctionnel, mais les crimes cannabiques sont jugés par une Cour d’assise dérogatoire au droit commun, sans jury populaire, et uniquement composée de 7 juges. Il y a dans la loi française ni drogues douces ni drogues dures, ni seuil de tolérance. 
La loi est applicable pour un joint, une pincée d’herbe ou un seul plant de cannabis
La loi du 31 décembre 1970 et le code pénal prévoit entre autre pour les crimes, une peine de 20 ans de prison et un peu plus de 7,5 millions d’euros d’amende quiconque produit ou cultive ducannabis ; pour les délits comme la détention, offre, don ou vente, acquisition ou transport (10 ans de prison et une amende au double de la valeur du cannabis saisi) ou encore pour la cession ou offre au détail (5 ans de prison et plus de 75 000 euros d’amende). 
La durée de la peine peut être diminuée par le tribunal ou la Cour d’assise, suivant les circonstances de l’infraction et de la personnalité de l’accusé(e), et fixer l’amende en fonction de ses ressources et de ses charges.

Pourtant, la France a signé le Traité de Rome. Voilà ce qu’il évoque ainsi que les directives européennes concernant la culture de chanvre. Ces textes, repris en droit français, non seulement définissent le taux maximal de THC admissible dans le chanvre (0,3%) mais expliquent comment procéder aux analyses, et là dessus, le texte est sans ambiguïté : il faut pas moins de 1000 (mille) plants pour définir le taux de THC d’une variété !!! 
Ainsi, il est impossible de prouver juridiquement en dessous de 1000 pieds, que la variété du chanvre incriminé est psychotrope !

Il y a donc incompatibilité entre la loi de 1970 et le Traité de Rome.

Les cannabistrots

Il est temps de décriminaliser l’usage du cannabis et de règlement la distribution. Dans ce schéma, la consommation et l’autoproduction seraient libres, la production agricole et la distribution commerciale régies par un système d’appellation contrôlée et de licences. 
La distribution serait effectuée dans des établissements particuliers (cannabistrots*) comme les débits de boissons par une licence particulière . Cette « licence H » définirait les obligations des vendeurs : pas de ventes aux mineurs, pas de publicité, pas de vente d’alcool fort ni de drogues dures, approvisionnement sur le marché légal, garantie des produits, étiquetage, taxes, etc... 
En fait, cette législation ne pose pas de problème particulier, elle est tout simplement inspirée des réglementations en vigueur pour les drogues légales (alcool, tabac), et ne demande qu’une décision politique. 
Alors messieurs dames les politiques, qu’attendez-vous ?

*Le cannabistrot est le mot employé par les militants du CIRC ( Collectif d’Information et de Recherche Cannabique) et est l’équivalent des coffeeshops.

Le cannabistrot est au cannabis ce que le bar à vin est à la vigne.

LEGALIZE IT !

 

http://www.dossiersdunet.com/spip.php?article499

 

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