PETITION "HAIR FRANCE, TOUCHE PAS A NOS RACINES"

PETITION (french & english) "HAIR FRANCE, TOUCHE PAS A NOS RACINES" par le COMITÉ DE SOUTIEN INTERNATIONAL À M. ABOUBAKAR TRAORÉ.


En 1999, M. Aboubakar TRAORE, français originaire de la Côte D'ivoire a été engagé comme steward par la compagnie AIR-FRANCE. Comme d'autres collègues masculins d'origine africaine, travaillant pour d'autres compagnies, il porte des tresses africaines (en forme de dread locks plaquées sur son crâne). Cette coiffe est également portée de nos jours, par une multitude d'afro-caribéens.


De ce fait, M. Aboubakar TRAORE n'avait jamais imaginé que cela pouvait nuire à l'image de la compagnie. AUCUNE DISPOSITION DU REGLEMENT DE AIR FRANCE N'INTERDISANT A UN STEWARD le port de fines tresses. Pourtant sa direction alla jusqu'à lui imposer le port d'une perruque, pour cacher sa coupe. Employé modèle, M. TRAORE s'est plié aux exigences de son employeur, non sans saisir la HALDE qui a reconnu que cette exigence ne tenait pas compte de la diversité ethnique des salariés et de l'évolution de la société française.

La HALDE a donc demandé à AIR FRANCE de faire évoluer son règlement dans ce sens, mais la compagnie a justifié son maintien par une modification fallacieuse de son règlement. Pour cause, elle n'a fait que remplacer le mot « classique » par le mot « homogène » pour désigner la norme à laquelle devrait se restreindre la coiffure du personnel masculin.

Pourtant le règlement d'Air France autorise expressément le port des tresses africaines pour les femmes, reconnaissant ainsi le caractère identitaire de cette coiffe. Le règlement ne l’interdit pas aux hommes, et ne le pourrait pas, sans créer une discrimination injustifiée au regard des lois Auroux (article L 1321-3 code du travail).



Curieusement, l'organisme succédant à la HALDE, le " Défendeur des droits" semble désormais approuver la position de la compagnie AIR FRANCE sans justifier ce revirement de position : 
Telle que la situation se présente, la position d'AIR FRANCE et du " DEFENSEUR DES DROITS " EST UNE ATTEINTE AU RESPECT DÛ AUX ORIGINES AFRICAINES DE M. TRAORE.

L'exigence du port d'une perruque de type européen pour cacher des cheveux de type africain est une mesure discriminatoire et vexatoire :
qu'on imagine une entreprise africaine exigeant de son salarié d'origine asiatique ou européenne le port d'une perruque africaine ! Cette humiliation qui a duré 4 ans et 9 mois et la pression continue ont plongé M. Aboubakar TRAORE dans une dépression. En effet, il n'a cessé de se demander si ce qu'on lui reprochait n'était pas le rappel de ses origines africaines à travers une coiffure « classique », exempte de toute provocation et parfaitement adaptée au caractère multiculturel de la société française, ainsi qu'à la diversité ethnique que la HALDE a demandé à AIR FRANCE de respecter.


Le 3 avril, M. TRAORE était convoqué à un entretien préalable à une sanction disciplinaire. Le 7 mai, une conciliation a lieu devant le conseil de prud’hommes.

Nous vous tiendrons donc informer d'une mobilisation qui aura lieu avant le 7 mai pour soutenir Mr TRAORE, conscient que l'expérience discriminante qu'il traverse a déjà été vécu ou aurait pu l'être par n'importe lequel ou laquelle d'entre nous.

Solidaires, nous invitons tous les individus, groupes ou associations à signer cette présente pétition pour affirmer les exigences suivantes :
AIR FRANCE doit véritablement tenir compte dans son règlement de la diversité ethnique de son personnel, ainsi que de l'évolution de la société.
La compagnie doit mettre fin aux poursuites engagées contre Aboubakar TRAORE.


le COMITÉ DE SOUTIEN INTERNATIONAL À M. ABOUBAKAR TRAORÉ.


Contact mail : hairfrancetouchepasnosracines@gmail.com

contact facebook : facebook.com/Hairfrance-touchepas Nos-racines

lien vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xpwej1_discrimantion-air-france-s-acharne

 


VERSION EN ANGLAIS

PETITION: “HAIR FRANCE, DON’T TOUCH OUR ROOTS”

 

In 1999, Mr. Aboubakar TRAORÉ, a Frenchman of Ivorian origin, was hired as a flight attendant by the company AIR FRANCE.  Like many other males of African origin who work for various companies, Aboubakar wears dreadlocks, an African hairstyle worn nowadays by a multitude of Afro-Caribbeans.

 

Mr. TRAORÉ had no idea that such a hairstyle could ‘harm’ the image of the company, considering that NOT A SINGLE ONE OF AIR FRANCE’S REGULATIONS PROHIBITS MALE FLIGHT ATTENDANTS FROM WEARING DREADLOCKS.  Nevertheless, his managers at Air France went as far as forcing him to wear a wig to hide his hairstyle.  A model employee, Mr. TRAORÉ gave in to the demands of his employer, but not without reaching out to the High Authority for the Struggle against Discrimination and for Equality (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité,or HALDE), who recognized that such a demand did not take into consideration the principle of ethnic diversity or the evolution of French society.  HALDE thus demanded that AIR FRANCE modify its regulations accordingly, yet the company responded by only making a superficial, deceptive change in its regulations, merely replacing the word “classic” with “uniform ” to designate the norm for male employees’ hairstyles.

 

However, Air France’s regulations explicitly allow the wearing of dreadlocks by women, recognizing as such that the hairdo can have strong associations to individuals’ identities. It is only men that the regulations prohibit from publicly displaying their dreadlocks. Such a ban is an unjustified form of discrimination with regard to the Auroux laws (article L 1321-3, Labor Code).

 

Oddly enough, the successor organization of HALDE, known as the ‘Defender of Rights,’ now seems to approve the position of AIR FRANCE without giving any explanation for this sudden change in position.

 

THE POSITION OF AIR FRANCE AND OF THE ‘DEFENDER OF RIGHTS’ IS AN ATTACK ON MR. TRAORÉ’S AFRICAN ORIGINS . The demand that he wear a European-style wig to hide his hair is a discriminatory and persecutory measure: just imagine an African company that required one of its employees of Chinese origin to wear an African wig! This humiliation and the continuous pressure Mr. Traoré faces, already lasting four years and nine months, have driven him into depression, for he cannot help but constantly wonder whether he is being criticized for the reminder of his African roots presented through a classic hairstyle which is not provocative in the least, and perfectly suited to the multicultural character of French society, as well as to the ethnic diversity that the HALDE demanded that Air France respect.

 

On 3 April, Mr. Traoré was called for an interview meant to precede the imposition of disciplinary measures against him . On 7 May, a conciliation proceeding will take place before the Employment Tribunal. We thus wish to inform you that before 7 May, a mobilization to support Mr. Traoré will take place, with the awareness that the discrimination he is encountering has already been or could have been experienced by any of those among us.  In solidarity, we invite all individuals, groups and associations to sign the petition hereby presented in support of the following demands:

 

That AIR FRANCE genuinely consider the ethnic diversity of its personnel, as well as of evolving society, within its regulations.

That the company halt all disciplinary measures being imposed against Mr. Aboubakar TRAORÉ.

Contact mail : hairfrancetouchepasnosracines@gmail.com

contact facebook : facebook.com/Hairfrance-touchepas Nos-racines

lien vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xpwej1_discrimantion-air-france-s-acharne


 

Collectif Antinégrophobie


 


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