Non à la mort programmée des langues vivantes

Non à la mort programmée de l'enseignement des langues vivantes.

Pétition soutenue par :

Mars 2015, projet de réforme du collège 

Le projet d'introduction de la LV2 en 5e auquel nous nous opposons depuis décembre 2013 en Bretagne est de nouveau annoncé, entre autres catastrophes, pour la rentrée 2016, pour toute la France cette fois !

C'est encore et toujours NON, pour les mêmes raisons qu'en 2013,

Si cette réforme passait :

- tous les élèves perdraient 1h de LV1 par semaine en 6e

- les sections bilangues seraient supprimées (nombre d'heures de langue divisé par 2 !)

- les sections euro seraient supprimées (perte d'1,5h par semaine)

 

  La Ministre  veut supprimer la possibilité d'apprendre deux langues étrangères dès la 6e Elle annonce vouloir développer l'enseignement des langues étrangères en . En réalité,  elle propose tout le contraire :

il est prévu de supprimer dès septembre 2016 les sections bilangues (deux langues vivantes  dès la sixième) pour faire commencer une deuxième langue vivante par tous les élèves en 5e, tout en supprimant une heure hebdomadaire de cours d'anglais en 6e, puis de supprimer les sections euro.
Cela reviendrait donc à moins d'heures de langue pour les élèves inscrits en section bilangue, et les autres n'y gagneraient pas d'heures : l'argument avancé par la Ministre de prendre un peu à ceux qui ont plus pour redistribuer au plus grand nombre ne tient pas debout.

 

Un tel projet aurait des conséquences désastreuses :
 

Premier volet du projet : la suppression des classes bilangues
Nivellement par le bas et fin des langues à faible diffusion

Supprimer les classes bilangues, c'est niveler par le bas. Il s'agit en effet d'interdire à ceux qui le souhaitent de suivre un enseignement de langues vivantes ambitieux permettant d'atteindre le même niveau dans deux langues étrangères, en commençant l'apprentissage d'une deuxième langue dès la 6e (anglais/allemand, anglais/espagnol, par exemple).
L'anglais est indispensable aujourd'hui, dans ces conditions, qui pourrait encore apprendre une autre langue que l'anglais en LV1? Mais la maîtrise de l'anglais n'est que le minimum attendu : veut-on se contenter du minimum pour tous les élèves?

Supprimer les classes bilangues, c'est mettre en péril la diversité des langues proposées au collège.

La suppression des classes bilangues signerait en effet l'arrêt de mort de l'enseignement des langues à faible diffusion. Ainsi, dans de nombreux établissements de taille moyenne ou réduite, l'allemand a déjà disparu en LV2 et ne subsiste qu'en section bi-langue. L'élève qui voudrait apprendre l'allemand ne pourrait plus du tout le faire.

Rapidement, la possibilité de choisir sa langue vivante pourrait disparaître dans certains établissements.


Supprimer les classes bilangues, c'est diminuer la présence des collègues de langue vivante dans un même établissement et compromettre les projets porteurs pour les élèves.
Nombre d'enseignants seront obligés d'effectuer des services partagés sur deux ou trois établissements. Au-delà de l'évidente dégradation des conditions de travail pour les enseignants concernés, ce projet risque d'entraîner notamment la diminution du nombre de séjours linguistiques, diminution liée à l'impossibilité d'organiser autant de projets dans deux ou trois établissements que dans un seul.

Ce projet, c'est aussi un profond mépris affiché pour le travail dans la durée engagé par les enseignants et les établissements pour la mise en place et le fonctionnement des sections bilangues ainsi que des sections euro.

Deuxième volet du projet : commencer la LV2 en 5
e
Apprentissage fragmentaire de la LV2 et fin de l'option latin.

Même pour les élèves non-inscrits en section bilangue, ce projet n'apporte
aucune avancée au niveau des heures attribuées globalement aux deux langues : en effet, ces élèves auraient au total, sur l'ensemble de leur scolarité au collège, un nombre d'heures parfaitement identique aux horaires actuels.
Certes, ils commenceraient plus tôt la LV2 (5
e au lieu de 4e), mais auraient moins d'heures par semaine. L'exposition à la deuxième langue passerait de 3h à 2h en 4e et 3e LV2 ! Qui peut sérieusement penser qu'on apprend correctement une langue avec seulement deux heures de cours par semaine ? Par ailleurs, les élèves perdraient  une heure de LV1 en 6e.

Introduire une deuxième langue vivante en 5e, c'est aussi mettre en péril l'enseignement du latin : peu nombreux seront les élèves qui feront le choix de commencer deux nouvelles matières simultanément en 5e.

Au final,  tout le monde y perdrait. Pas une heure de langue en plus, mais des heures de langue en moins :
- une heure de langue en moins en 6e , pour tous
- des heures en moins dues à la suppression de la bilangue, pour les élèves qui auraient aimé apprendre deux langues dès la 6e.

Ce projet doit être retiré, il ne représente en aucun cas une avancée dans l'enseignement des langues !

 

 

Le texte initial, rédigé en décembre 2013,  est toujours valable en 2015. Il avait déjà été signé par 2089 personnes. A l'annonce du projet de réforme en mars 2015, nous avons simplement supprimé les références à la seule académie de Rennes, et remplacé Recteur par Ministre pour actualiser la pétition.


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