NON à la libération anticipée du vitrioleur de Christine Colin
Le 4 février 2007, la vie de Christine Colin, cette infirmière et mère de 3 enfants va basculer.
Freddy Polomé, avec qui elle a rompu, ne supporte pas cette séparation et ne cesse de la harceler. Caché dans un buisson, il attend le passage de sa proie. Lorsque la victime apparaît, il surgit de sa cachette et lui jette au visage un verre rempli de vitriol mélangé au coca. Ce jour-là, l'anorak de Christine Colin va fondre littéralement. Que dire alors de sa peau... Emmenée à l'IMTR de Loverval, elle va rester deux mois et demi en chambre stérile. Elle perd la vue partiellement. L'ouïe est également affectée. Sans parler, bien entendu, de la peau du visage et du cou qui a véritablement fondu. Depuis lors, la vie de cette femme est rythmée par les greffes qui la maintiennent des semaines entières en clinique.
Cette femme est tout simplement condamnée à vie. Elle sait que le vitriol qu’il lui a jeté au visage lui rongera les chairs jusqu’à la fin de sa vie.
Quant à son agresseur qui l'a défigurée à vie, jugé en correctionnel, il a écopé le 27 octobre 2008 de 10 ans de prison devant la cour d'appel de Mons. Arrivé au tiers de sa peine, il a demandé sa libération anticipée en 2010. Refusé car jugé trop dangereux.
Le 13 décembre 2011, une nouvelle demande de libération anticipée a été demandée. Il voulait être LIBRE. Or, 4 ans seulement pour des faits aussi graves est inacceptable. D'autant que dans un SMS envoyé avant les faits, l'accusé déclarait déjà que son incarcération lui laisserait le temps de réfléchir à ce qu'il ferait à sa victime le jour où il sortirait.
Depuis cette annonce, Christine vit dans la douleur et la peur de voir son agresseur libéré.
Nous refusons qu'il soit libéré et voulons que l'accusé purge l'entierté de sa peine, sans possibilité de sortie anticipée au vu de la gravité des faits et du danger de récidive que cet homme présente. Lors de la première comparution, il "riait" lorsque Christine rappelait au juge les menaces de son agresseur d'achever son travail à sa sortie.
L'Asbl Succès a décidé de se mobiliser pour soutenir Christine et a lancé deux actions de mobilisation.
La première marche ROUGE a été organisée le 10 décembre dernier, sur les lieux de l'agression pour montrer notre colère afin que la Belgique prenne conscience de la gravité des faits commis. Cette marche a été autorisée par le bourgmestre de Châtelet et fut encadrée par la ville. Par solidarité, avec Christine nous avons suivi le chemin qu'elle a emprunté juste avant que son visage ne soit à jamais meurtri.
Nous avons également besoin de vous : En signant cette pétition en ligne dans le but de récolter un maximum de signatures : NON à la libération anticipée de l'agresseur au vitriol de Christine Colin. Le 13 décembre dernier, nous avions récolté 3000 signatures (papier et internet) que nous avons adressées au Parquet du procureur du roi. Celles-ci ont été glissées au dossier. En février 2012, nous avons appris que l'accusé restait en prison et ne pourrait faire de nouvelle demande de libération avant déc 2012. Nous souhaitons atteindre les 10 000 signatures ou les dépasser pour la prochaine demande. Une nouvelle marche sera probablement organisée également.
Merci de vous joindre à nos actions en signant cette pétition et en la difusant le plus largement possible. Justice doit être faite, jusqu'au bout.
Infos sur l'Asbl Succès : http://succesasbl.com/
De tout coeur, MERCI
Betty Batoul
Betty Batoul, Présidente Asbl Succès
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