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05 Feb 2012, 14:29- Date de la suppression: 05 Feb 2012
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#17652 SOUTIEN INDÉFECTIBLE ET CHALEUREUX À ANNE ET DOMINIQUE STRAUSS-KAHN05 Feb 2012, 14:51Posté par Domi05 SOUTIEN INDÉFECTIBLE ET CHALEUREUX À ANNE ET DOMINIQUE ATTENTIF ! DUBITATIF !
PENSIF !
AMUSE ! INQUIET !
DESESPERE .....COMME NOUS !
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Danielle |
#17653 INFORMATION05 Feb 2012, 14:57Thierry Gaubert jugé lundi à Nanterre pour une affaire de détournements de fondsAncien collaborateur de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert comparaît à partir de lundi à Nanterre dans une affaire de détournement de fonds issus du 1% logement, quelques mois après sa mise en examen dans l'enquête sur le volet financier de l'attentat de Karachi. Son avocat, Me François Esclatine, se prépare à des audiences "très techniques" et entend contester les infractions "une par une". Selon lui, ce dossier a été "beaucoup trop monté en épingle du fait de la reconnaissance médiatique malheureuse de Thierry Gaubert" dans l'affaire Karachi. "C'est de l'archéologie judiciaire", a-t-il assuré à l'AFP. Toujours est-il que cet homme d'affaires de 60 ans, svelte et toujours très soigné, est jugé jusqu'au 17 février aux côtés de quatre hommes devant la 15e chambre du tribunal correctionnel pour une longue liste de délits. Ils vont de l'escroquerie à l'exercice illégal de la profession de banquier, en passant par abus de confiance, prise illégale d'intérêts et abus de biens sociaux. Les faits remontent à 1992-1998, une époque où l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy aux ministères du Budget et de la Communication (1993-1995) et ami de Brice Hortefeux, dirige l'Habitation française. Il s'agit d'un Comité interprofessionnel du logement (CIL), ayant pour vocation de collecter l'argent du 1% logement auprès des entreprises en vue de financer des logements pour les salariés, créé en 1984 par M. Gaubert lorsqu'il travaillait pour Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly-sur-Seine. Ce diplômé en sciences économiques et analyse financière est soupçonné, d'une part, de s'être servi de cette structure pour investir dans des programmes profitant à des sociétés civiles immobilières (SCI) ou des sociétés d'économie mixte (SEM) dans lesquelles il avait des parts ou des intérêts. D'autre part, d'avoir illégalement collecté 23,5 millions d'euros dans des ministères pour le logement des fonctionnaires, alors que l'association à but non lucratif qu'il avait fondée à cet effet (Habitation Pour Tous) en 1992, n'avait pas l'autorisation pour le faire. En soulevant des points de procédure, son conseil et celui de son associé Philippe Smadja, n'ont pas ménagé leurs efforts pour repousser le procès - qui avait brièvement commencé en mars avant d'être renvoyé. L'ombre de l'affaire Karachi, qui a valu à Thierry Gaubert d'être propulsé sur le devant de la scène, devrait planer sur les dix jours d'audience. M. Gaubert a été mis en examen en septembre par des juges parisiens qui enquêtent sur un éventuel financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Les magistrats s'intéressent notamment aux liens éventuels de l'intéressé et de Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur, avec l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, présenté comme intermédiaire dans des contrats d'armement, dont la signature a pu alimenter, via des rétrocommissions, la campagne de l'ancien Premier ministre. Auditionnée, l'épouse de Thierry Gaubert la princesse Hélène de Yougoslavie l'avait accusé de s'être rendu en Suisse pour aller chercher des valises "volumineuses de billets" en 1994-95. "J'ai été mis en cause par Madame Takieddine et par ma femme, mais il n'y a aucun autre élément dans le dossier", a affirmé l'intéressé à l'AFP. Peu de temps après sa mise en examen dans le dossier Karachi, Thierry Gaubert aurait été licencié de son poste de responsable des relations publiques au sein du groupe BPCE, selon le Nouvel Observateur. Lui confirme avoir "quitté" l'entreprise. Eloigné du monde de la finance, il "se consacre désormais à sa défense", selon son conseil. |
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05 Feb 2012, 15:05- Date de la suppression: 05 Feb 2012
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05 Feb 2012, 15:40- Date de la suppression: 05 Feb 2012
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Danielle |
#17656 Re: Re: MONSIEUR POUBELLES...05 Feb 2012, 16:14#17646: Jocamape - Re: MONSIEUR POUBELLES... Comme l'a dit Monsieur Strauss-Kahn le 18 septembre que la gauche gagne, alors hollandons sans état d'âme. Sondage : François Hollande décolleMatthieu Croissandeau | Publié le 05.02.2012, 10h08 |
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Ajaccio |
#17657 Soutien à M et Mme. Strauss Kahn05 Feb 2012, 16:17Cette femme est vraiment une battante! On en peut que se réjouir de voir le couple reprendre une vie normale
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Danielle |
#17658 Re: Re: Re: MONSIEUR POUBELLES...05 Feb 2012, 16:24#17656: Danielle - Re: Re: MONSIEUR POUBELLES... Valeur des civilisations: la France qui pense est morte!Je soupçonne Claude Guéant, Ministre de l’Intérieur aussi souriant qu’un croque-mort, d’aimer voir danser la fine fleur de la pensée unique. Parce que pour danser, elle danse! Au son de la nouvelle polémique française, cette fois sur une petite phrase prononcée en huis-clos par le ministre et opportunément transmise à la presse:
L'erreur est de croire que la différence est automatiquement une subordination, et que toute subordination est un esclavagisme. |
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Danielle |
#17659 SOUTIEN INDÉFECTIBLE ET CHALEUREUX À ANNE ET DOMINIQUE STRAUSS-KAHN05 Feb 2012, 16:29
Comme le dit Ajaccio, Madame Sinclair une véritable battante, les journaleux semblent être plus prolifique quand ils prennent la plume pour médire
FORUM D'ALEXANDRE THOMAS ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bonjour, Écrit par : Chantal | 24.01.2012 | ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- C'est vraiment une femme extraordinaire. bravo Anne SINCLAIR. nous allons aussi avoir une bonne nouvelle de ny, on n'entend plus l'avocat hard et trash. nous sommes vraiment heureux de toutes ces bonnes nouvelles;ceux qui critiquent Anne Sinclair sont des jaloux des aigris; on n'a pas encore entendu la journaliste ratée: T.B. Écrit par : azert | 24.01.2012 --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Décollage réussi pour Anne Sinclair ! Écrit par : RiveGauche | 24.01.2012 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ pour ses nouvelles fonctions au Huffington Post. quel plaisir de la voir souriante après toutes les épreuves endurées depuis des mois. Je suis sûre qu elle se réalisera pleinement dans ce nouveau job qui représente pour elle un grand bol d' oxygène. Mille bravos et bonne route! Écrit par : marijoey | 24.01.2012 --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bravo à Rive Gauche! Vous devriez envoyer votre post à Kali mais alors ménagez-vous du temps pour répondre à la sempiternelle attaque répétée en boucle et déclinée sur tous les tons : quand on est riche et puissant on est forcément coupable! (ben voyons, tout est si simple dans ce monde). Comme vous dites : POINT. Et on passe à autre chose, car il y a tellement mieux à faire dans cette vie. DSK est blanchi par la justice, serein je l'espère, et Anne Sinclair est rayonnante. Écrit par : Marie-Hélène | 24.01.2012 | ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Il est incroyable de voir comment les gens sont inventifs quand il s'agit de détruire quelqu'un : tout est bon pour faire tomber la personne ciblée. Depuis le début de cette affaire nous en avons eu un petit aperçu. Écrit par : Colette | 24.01.2012 --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
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Jocamape |
#17660 Re: Re: Re: Re: MONSIEUR POUBELLES...05 Feb 2012, 16:38#17658: Danielle - Re: Re: Re: MONSIEUR POUBELLES... Je ne sais bien pourquoi, mais il me rappelle un certain monsieur, né à Autriche, qui, après quelques déclarations du genre, a écrit son livre "Mein Kampf". |
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Danielle |
#17661 Re: Re: Re: Re: Re: MONSIEUR POUBELLES...05 Feb 2012, 16:55#17660: Jocamape - Re: Re: Re: Re: MONSIEUR POUBELLES... Guéant persiste à dire que "toutes les civilisations ne se valent pas"CÉCILE BRISSON--, THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 05 février 2012 08:15
Mis à jour: 05 février 2012 08:22
PARIS - Accusé par l'équipe de campagne de François Hollande de courtiser les électeurs du Front national pour le compte de Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a persisté dimanche à dire que "toutes les civilisations ne se valent pas".
M. Guéant a déclaré sur RTL qu'il ne regrettait pas les propos tenus la veille devant des étudiants de droite, reprochant à l'opposition de les sortir de leur contexte à des fins polémiques. "Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas", a réaffirmé le ministre de l'Intérieur, en citant mot pour mot le passage controversé de son discours de samedi devant l'UNI. "Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique", a répété M. Guéant.
Une opinion qui a suscité des réactions enflammées à gauche. Harlem Désir, ancien président de SOS Racisme, a rapidement traité Claude Guéant de "rabatteur de voix FN". Sur son compte Twitter, le dirigeant socialiste a qualifié les propos de l'ancien secrétaire général de l'Elysée de "provocation pitoyable", signe à ses yeux que la majorité UMP est en "perdition électorale et morale". Dimanche, Ségolène Royal, la candidate socialiste qui avait affronté Nicolas Sarkozy en 2007, a jugé sur France-3 que Claude Guéant avait tenu des propos "obscurantistes". De son côté, le MRAP lui a décerné dimanche "le triple A de l'escalade xénophobe". L'équipe du nouveau candidat socialiste à la présidentielle François Hollande a réagi dans un communiqué. Le porte-parole de sa campagne Bernard Cazeneuve considère que "l'amour de la démocratie et de la liberté doit interdire à tout républicain d'établir une quelconque hiérarchie dans l'humanité". "Théoriser le conflit des civilisations, c'est diviser et abaisser la République!" met en garde M. Cazeneuve. "En affirmant la supériorité de notre civilisation sur les autres, Claude Guéant révèle une fois encore la dérive d'une droite en perdition, prête à tous les abandons pour préempter le fonds de commerce du Front national".
Invités des émissions politiques dominicales, les ténors de la majorité s'efforçaient de dégonfler la polémique. Le ministre de l'Economie François Baroin a assuré sur Europe-1 que son collègue de l'Intérieur est un "profond républicain". Le ministre de la Défense Gérard Longuet a jugé sur RTL qu'il "faut condamner le relativisme qui consiste à dire: tout s'équivaut". "Toutes les civilisations sont différentes et nous avons le droit de garder notre faculté de juger", a fait valoir sur Canal+ Henri Guaino, le conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy. "Claude Guéant est un profond républicain", a assuré François Baroin au "Grand Rendez-vous". Déplorant "une polémique de plus", le ministre de l'Economie a confié son opinion personnelle: "Je préfère la liberté, l'Etat de droit, la démocratie (...) plutôt que l'oppression des femmes et la tyrannie". "Je ne vois pas très bien quel républicain peut contester cette position", a-t-il ajouté. Citant comme exemple le port de la burqa, M. Baroin a estimé que certains intégristes musulmans tentaient d'"enfoncer un bélier dans un élément fondamental de notre pacte républicain, qui est tout simplement la dignité des femmes". Henri Guaino a lui aussi fustigé la "prison de tissu de la burqa". "Il y a des civilisations que je préfère à d'autres", a admis le conseiller spécial du président Sarkozy. "Je fais une hiérarchie entre les valeurs". Invité de "Dimanche+", M. Guaino a affirmé que "M. Guéant est tout sauf un raciste". L'intéressé s'est défendu lui-même sur RTL en expliquant: "Je préfère une civilisation qui promeut les droits des femmes, qui favorise la démocratie, qui protège les libertés individuelles et collectives, à une civilisation qui permet la tyrannie, qui bafoue les droits et qui abaisse les femmes". Pas du tout convaincu, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) rappelle dans un communiqué que "de l'inégalité des civilisations à celle des races il n'y a qu'une petite différence de degré xénophobe". Il salue "le clonage parfaitement réussi entre les thèses de M. Guéant et celles d'un Le Pen au mieux de sa forme raciste" et décerne "le triple A de l'escalade xénophobe" au ministre de l'Intérieur. AP
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Visiteur |
#1766205 Feb 2012, 17:01Comme être humain, Claude Guéant ne vaut rien ! Claude Guéant devant des étudiants de l'UNI à l'Assemblée nationale s'est livré à une nouvelle provocation xénophobe dont il est coutumier. Pour le ministre de l'Intérieur, "toutes les civilisations ne se valent pas". C'est lamentable !Par sa saillie, Claude Guéant remet en selle un des pires clichés racistes qui soit. Ce qui est désormais certain, c'est que comme être humain, Claude Guéant ne vaut rien ! |
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domi05 |
#17663 Re:05 Feb 2012, 17:34Source MediapartLa semaine où la campagne a viré à l'extrême droite05 février 2012 | Par Marine Turchi
C'est un tournant dans une campagne présidentielle, qui, jusque-là, n'avait pas ouvertement franchi la ligne jaune. En une semaine, le FN et l'UMP ont renoué avec leurs vieilles habitudes sans hésiter à la piétiner.
Samedi 4 février, devant 300 jeunes de l'association étudiante (très à droite) UNI, réunis pour un colloque à l'Assemblée nationale, Claude Guéant a lancé : «contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas». L'information est révélée samedi par un étudiant en journalisme, ancien militant de l'UMP (les détails dans notre récit sur ces réunions à huis clos). Dans le discours, le ministre de l'intérieur appelle à «protéger notre civilisation». «Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient», argumente-t-il, ajoutant : «celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique». Des propos qui ont déclenché de nombreuses réactions d'indignation à gauche. «La provocation pitoyable d'un ministre réduit à rabatteur de voix FN», a dénoncé le socialiste Harlem Désir. Claude Guéant, lui, «ne regrette pas». Sur RTL, dimanche matin, il a même persisté et signé : Ce discours nous replonge dans le débat sur l'identité nationale, organisé par feu le ministère de l'immigration et de l'identité nationale, fin 2009, et qui s'était transformé en défouloir raciste. L'intitulé du colloque de l'UNI était d'ailleurs très clair: «Vaincre pour la France». A quatre-vingts jours de l'élection présidentielle, l'UMP tente donc de remobiliser la frange droitière de son électorat. En témoigne cet autre «épisode» de la semaine: la stigmatisation des «étrangers» sur le site du parti présidentiel, qui invite les internautes à répondre à des «questions de la semaine» à la formulation effarante. Exemple: «Pour lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi pénale son mode habituel de vie, doit-on expulser les étrangers auteurs de tels faits?» (voir notre article). Comment ne pas évoquer aussi cette phrase lâchée par le chef de l'Etat lui-même, jeudi, sur un chantier, dans l'Essonne? «Cela change du pays, quand il fait moins 8», a-t-il lancé en s'adressant à un travailleur noir. Si l'UMP se radicalise, c'est évidemment parce qu'elle est en difficulté (lire nos analyses ici et là). Mais c'est aussi parce que le Front national lui a, cette semaine, libéré un espace. En effet, en participant le week-end dernier à un bal de l'extrême droite en Autriche (lire notre récit), Marine Le Pen a renoué avec les habitudes de son père. Les avait-elle vraiment abandonnées? La présidente du FN n'a d'ailleurs pas désavoué Jean-Marie Le Pen, qui s'est fendu à cette occasion d'une énième provocation: «J'ai moi-même assisté à cette magnifique manifestation qui retrace d'ailleurs le Vienne du XIXe siècle, c'est Strauss, sans Kahn, si vous voulez», a-t-il lancé sur France-3. «Un trait d'humour», a-t-elle commenté. SOS Racisme a dénoncé un «bal immonde pour nostalgiques du IIIe Reich», le Front de gauche une «VRP de la haine en week-end» et le Modem un «bal tragique» qui fait «tomber le masque» de la candidate frontiste. L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) s'est «s'inquiétée du silence de la société civile et de la classe politique». Le PS a très tardivement réagi. L'UMP, elle, s'est bien gardé de le faire. Et pour cause: le parti présidentiel a opté pour une triple stratégie: ne pas taper trop fort sur Marine Le Pen, chasser sur ses terres et obliger le PS à se positionner sur ces questions (lire notre enquête sur la riposte au FN). Un cadre de l'UMP l'a d'ailleurs formulé ainsi à Mediapart: «A l’UMP, on n’a pas intérêt à donner l’impression que notre adversaire c’est le FN, ni à lui donner de l’importance. Son électorat est volatil, on en aura besoin au second tour, il ne faut pas le braquer.» Il faut «en parler, mais pas trop abondamment. On tape fréquemment sur son projet, mais en restant sur l’économie et le social. On n’a pas intérêt à parler des autres thématiques (immigration, peine de mort, etc.), on a peur d’être moins audible.» Que la France reste la France»Dans ses interventions d’ailleurs, Nicolas Sarkozy ne cite jamais la présidente du FN, mais accumule clins d’œil et appels du pied à ses électeurs. Quand il célèbre les six cents ans de la naissance de Jeanne d’Arc. Ou lors de ses vœux aux forces économiques, le 19 janvier, lorsqu’il évoque «ceux qui souffrent» et se «tourn(ent) vers celui qui crie le plus fort, non pas parce qu'il a la solution, mais parce que, au moins, il exprime une colère». «Dans un pays en difficultés, celui qui crie le plus fort est souvent le plus entendu», a-t-il redit sur huit chaînes, le 29 janvier. Ou encore quand, ce même 29 janvier, il envoie Gérard Longuet à Perpignan inaugurer hier matin le centre de documentation des Français d'Algérie à Perpignan (lire ici), où ce dernier chantera à plein poumons «Le chant des Africains» (devenu celui de l'OAS). Mediapart n'a eu de cesse de raconter ce virage d'une partie de l'UMP (retrouvez notre dossier complet sous l'onglet «Prolonger»). Cette UMP au pouvoir devenue une droite extrême et extrêmisée, flirtant avec le Front national (lire notre enquête). «Lepénisation», le mot a été lâché, à gauche, mais aussi à droite, par Yves Jégo, proche de Borloo. Combien de parlementaires, de (anciens) ministres, d'élus locaux ont dénoncé une «course après le Front national»? (comme Hervé Gaymard, Jean-Pierre Raffarin, Rama Yade, Dominique de Villepin, etc). Pendant le débat sur l'identité nationale (novembre 2009-février 2010), pendant celui sur l'islam (mars 2011), ou encore lors dans la séquence qui a suivi le discours sur Grenoble (juillet 2010) et la circulaire sur les Roms. Dans la perspective de la présidentielle, Nicolas Sarkozy joue sur deux registres, comme nous l'écrivions déjà en septembre dernier: d'une part le président qui «rassure» et «protège» dans la crise, d'autre part celui qui agite les peurs. Cette dernière tâche est assurée par son bras droit Claude Guéant, aidé en cela par le collectif de députés de la Droite Populaire. L'arrivée au ministère de l'intérieur de Claude Guéant a sonné le début d'une surenchère, qui n'a rien d'une série de dérapages incontrôlés (lire notre article «Claude Guéant, porte-drapeau des thèses de l'extrême droite» et notre enquête sur cinq ans de «mots du FN dans la bouche de l'UMP»). Le 20 décembre encore, le ministre de l'intérieur avait annoncé des «mesures spécifiques» contre «la délinquance étrangère», promettant qu'un texte «sera déposé avant l'élection» présidentielle. En un an, il a fait du modèle d'assimilation des immigrés le credo du gouvernement (lire l'analyse de Carine Fouteau). Le 11 décembre, il réclame des immigrés «gentils» et «polis», demandait qu'ils respectent «l'art de vivre français». Le 29 novembre, il répète: «Pour que l'intégration se fasse (...), il faut qu'il y ait moins d'immigrés accueillis chaque année.» Deux jours plus tôt, il explique que la France accueille chaque année 200.000 étrangers et que c'est «trop». Il va jusqu'à reprendre la comparaison favorite de Marine Le Pen: «C'est l'équivalent d'une ville comme Rennes». Le 17 novembre, il estime que «les immigrés que nous accueillons doivent adopter nos coutumes» et demande que les étrangers naturalisés signent une «charte des droits et devoirs du citoyen français», à partir du 1er janvier 2012. Dès mars 2011, Claude Guéant avait montré la voie à suivre à l'UMP. «Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale», explique ce jour-là Claude Guéant (vidéo ci-dessous à 7 minutes). Marine Le Pen applaudit et lui offre «une carte d'adhérent de prestige», elle qui évoque constamment «le sentiment que l'on se sent dépossédé de notre pays» (voir notre vidéo). Dérapage du ministre? Non, une variante de son entretien de la veille dans Le Monde: les Français «veulent que la France reste la France» et «que les nouveaux arrivés adoptent le mode de vie qui est le leur, ils veulent que leur mode de vie soit respecté». Ces phrases, il les répétera le 3 juillet, le 22 octobre, le 17 novembre. Le 4 avril, il avait également soutenu que «l'accroissement du nombre des fidèles de cette religion, un certain nombre de comportements, posent problème.» Le parti présidentiel a embrayé. Tout l'automne, UMP et FN se sont d'ailleurs livré à une surenchère contre le vote des étrangers aux élections locales. Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint du parti - et pourtant centriste - avait alors promis de mener une «grande campagne de mobilisation» sur cette question, «contraire à nos valeurs». «Lepénisation», le mot est réfuté par les principaux intéressés. «Je n'ai rien à voir avec le Front National, rien de commun avec le FN»; «Jamais je n'aurai les théories, les thèses folles du Front national», s'est justifié Claude Guéant tout l'hiver. Son axe de défense est inchangé: la majorité des Français réclamerait cette politique. «Il y a beaucoup de Français en attente de sécurité et de maîtrise de l'immigration. (...) Je parle de l'immigration parce que c'est un sujet qui préoccupe beaucoup les Français», dit-il encore le 29 novembre sur RTL. «Les Français attendent», «les Français veulent», répète-t-il. Que place le ministre derrière cette notion «les Français»? En décembre, il a donné quelques éléments de réponse, sur France 5: «Si des électeurs du Front national trouvent que je réponds à leurs attentes, j'en suis content». |
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domi05 |
#17664 Re: Re:05 Feb 2012, 17:37
Commentaire sur Mediapart
[Ça vire ? En fait pas tant que ça. D'où vient Guéant ? D'Occident qui était un groupuscule qui aurait fait passer les Lepen pour des gauchistes. Occident ne reniait pas le terme Fasciste (source Wikipedia) et revendiquait une haine de la République et du principe des éléctions. D'ou vient l'UNI ? de l'extrème droite aussi. Monté avec un financement de la CIA dans le cadre de la lutte contre le Communisme, ce syndicat étudiant devait faire barrage à l'UNEF. Rapidement l'UNI a cherché une respectabilité et est devenu le syndicat naturel de la frange ultra conservatrice du RPR puis de l'UMP. Personnelement je ne vois aucun virage. Je pense même que le loup se dévoile au milieu de la bergerie car les gouvernements Sarkozy sont noyautés depuis 2007 par des anciens militants de groupes extrémistes de droite. Je regrette que les journalistes n'aient pas mis plus l'accent sur ça. Tout comme je regrette que la jeunesse fasciste de Guéant n'apparaisse pas sur son Wikipedia au grand dâm de certains de ses rédacteurs (voir les discussions à ce sujet dans le wikipedia). Longuet est aussi un ancien d'Occident… Défense et intérieur aux mains de fascistes qui ne renient pas leurs idées, hélas.]
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Visiteur |
#1766505 Feb 2012, 18:14Guéant, bonnet d'âne |
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Jocamape |
#17666 LE RETOUR DU BATON05 Feb 2012, 18:18J'ai importé do blog de Casimira31: http://casimira.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/01/31/dsk-vs-les-juges-lillois-un-acharnement-qui-ne-porte-pas-nom.html#more "DSK vs les juges lillois : un acharnement qui ne “porte” pas de nom !" "Nouveau rebondissement dans “l’affaire” du Carlton, l'avocat de David Roquet, Me Dupond-Moretti a demandé le désistement de l’affaire du Carlton vers une autre juridiction." "Qu’apprend-on par l’avocat de David Roquet ? On apprend que les juges lillois orientent leurs enquêtes sur une seule et même personne, cette personne est Dominique Strauss-Kahn, toute cette affaire tourne autour de DSK. Pourquoi ? Que veulent-ils ? Sa tête ? Et pourquoi ? Qui veut sa tête ? Qui est le commanditaire de cette affaire ? Une chose est certaine dans cette affaire, le feu nucléaire avait prévu de jeter cette peau de banane sous la semelle de DSK au moment où ce dernier aurait remporté l’élection à la primaire socialiste afin de jeter le trouble sur sa personne lors de la campagne électorale des présidentielles. (L’affaire Diallo/Sofitel l’a empêché de s’y présenter. L’affaire Diallo n’étant pas, a priori, été prévu par le feu nucléaire à cause d’évènements imprévus et imprévisibles, et qui auraient pu compromettre le feu nucléaire en personne… ) On apprend que cette affaire n’ira jamais devant une cour d’assises, on apprend que cette affaire n’est en aucune manière une affaire de proxénétisme, même pas une affaire de mœurs et que les chefs d’inculpation sur les personnes “impliqués” n’ont aucun sens ! On apprend aussi que les juges enquêtent uniquement à charge. (sur DSK, cela on s’en doutait) On apprend que les juges lillois ont une “caricature” de DSK affichée dans l’armoire qui sert à l’entreposage de leurs dossiers. (Si on avait un doute sur les motivations profondes de ces juges, avec les révélations de Me Dupont-Moretti, il nous prouve qu’il y a anguille sous roche !) On apprend que des auditions de personnes n’ont pas été versées dans le dossier par les juges (ça on le savait déjà) et par conséquent, les avocats de la défense n’ont pas accès, mais le presse française, elle oui. Celui-ci. Cela démontre que les fuites dans “cette affaire” ont été orchestrés par les magistrats et non par les avocats, qui eux, sont les dernières roues du carrosse pour être informés sur les tenants et aboutissants de ce que la justice reprocherait à leurs clients. Pourquoi ces fuites ? Tout simplement, pour maintenir la pression sur DSK, jeter l’opprobre sur lui.. Qui lui n’est toujours pas entendu et il se retrouve dans l’incapacité de se défendre. Alors, pourquoi les juges lillois prennent tous leurs temps pour le l’entendre ? Ils cherchent en vain des preuves pour le confondre, ils attendent aussi patiemment que l’issue du volet civil de l’affaire Sofitel/Diallo soit “rendu positif” pour eux afin de mieux le “coincer”… On apprend une chose extraordinaire, qu’il y a un code pénal des comportements sexuels et que les juges sont les dépositaires des bons ou des mauvais comportements sexuels, c’est eux qui jugent si votre sexualité est déviante ou non. (Etes vous un éjaculateur précoce ? Etes vous impuissant ?) On apprend également qu’une photo d’une femme prise dans un hôtel, vêtue d’une robe classique, assise sur une chaise dans une position normale. "D'après le témoignage de la collaboratrice de Me Dupont-Moretti, cette femme est forcément une prostituée et devrait être identifiée comme telle !" (Mesdames, jeter toutes vos photos, on ne sait jamais ! On pourrait vous prendre pour des prostituées !) (Il y a un juge de sexe féminin qui est chargé d’instruire cette affaire, pourrait-on avoir une photo d’elle ?) On apprend que des personnes ont été mises en détention, mises en examen et bien garder au chaud pour une simple raison et en trois petites lettres : DSK On apprend beaucoup de choses, que DSK est “la tête de turc” de ces juges lillois ! Après la République bananière, voici la justice française qui prend pour modèle la justice anglo-saxonne ! Où allons-nous ?" |
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#17667 Re: Re: MONSIEUR POUBELLES...05 Feb 2012, 18:20#17646: Jocamape - Re: MONSIEUR POUBELLES...
Poigne de fer et Guéant de veloursMots clés : Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, FRANCE Par Carl Meeus Mis à jour le 04/03/2011 à 17:54 | publié le 05/03/2011 à 17:53 Réactions (68) Place Beauvau, mardi 1er mars, 18h30. Claude Guéant est un homme heureux, de retour «à la maison», le ministère de l'Intérieur dont il est désormais le grand patron. (Élodie Grégoire/Le Figaro Magazine) Il était surnommé le «Cardinal» ou le «Vice-Président». Désormais, on l'appelle Monsieur le ministre. En arrivant Place Beauvau, ce fidèle de Nicolas Sarkozy entame une nouvelle vie politique.Fidèle à sa réputation, Claude Guéant est un homme méticuleux et ordonné. Méticuleux: moins de quarante-huit heures après sa nomination au ministère de l'Intérieur, il a déjà constitué son cabinet. Dix-huit conseillers sur les vingt postes à pourvoir sont déjà en place. Le patron de la Place Beauvau est fier de n'avoir essuyé aucun refus. Ordonné: ses cartons sont déjà vidés, les objets bien en place sur son bureau. Parmi eux, Claude Guéant a posé en évidence, devant lui sur la droite, le scarabée porte-bonheur, «souvenir personnel», et la figurine Playmobil représentant un policier. Deux objets qui le suivent sur tous ses bureaux. Lundi dernier, quand il s'est installé pour la première fois dans le fauteuil du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant a été particulièrement ému. «Ça réveille beaucoup de souvenirs», confie cet homme d'ordinaire si réservé et secret. En s'asseyant là, ses premières pensées vont à Christian Bonnet, son premier patron Place Beauvau, en 1977, quand il arrive comme simple conseiller technique, à Charles Pasqua, qui le nomme directeur adjoint de cabinet puis directeur général de la police nationale (DGPN), et à Nicolas Sarkozy qui le fait revenir en 2002 comme directeur de cabinet. Ces allers-retours incessants en font sans doute le meilleur connaisseur de la maison. A tel point que c'est lui qui guide ses conseillers perdus dans les couloirs du ministère à la recherche des toilettes ! Mais aussi parce que les hommes en place dans l'administration ont tous été nommés sous sa direction ou son contrôle quand il était à l'Elysée. Jamais, sans doute, ministre n'a eu autant la confiance de la maison et de ses hommes dès son arrivée.
Désormais il siège à la grande table du Conseil des ministres
Dans la panoplie des étiquettes qui lui ont été collées - le «Cardinal», le «Vice-Président» - ne lui manquait que celle de «ministre». Le voici désormais de l'autre côté. Mercredi matin, il s'est installé à la table du Conseil des ministres, à droite du Président, à côté d'Alain Juppé alors que, jusqu'à présent, secrétaire général, il restait en retrait, sur la petite table installée côté parc. Après sa présentation des nominations de préfets, les ministres ont pu noter que Nicolas Sarkozy avait appuyé un peu plus que d'habitude son «merci beaucoup» à l'intention de son ancien conseiller. Claude Guéant était collaborateur, il est désormais homme politique à part entière, même s'il n'a jamais été élu. Mais l'accueil que lui ont réservé les députés UMP à la réunion de groupe, mardi, puis aux questions d'actualité et ensuite à la buvette, l'a rassuré. Il a eu l'impression d'être adopté par la famille. «Mais vous les connaissez tous! Ils ont tous défilé dans votre bureau», avait expliqué un des conseillers de l'Elysée à celui qui s'inquiétait. Claude Guéant mesure bien la différence entre répercuter la parole du Président et s'exprimer dans l'hémicycle. «Je deviens un acteur politique», concède celui qui participera désormais au bureau politique de l'UMP. Mais qui s'empresse d'ajouter qu'il n'a pas d'autres ambitions politiques. Comme s'il voulait rassurer ceux qui avaient déjà commencé à fourbir leurs armes contre lui... Certes, Claude Guéant connaît le milieu politique comme sa poche. Il a su tisser de nombreux réseaux. Résultat: mardi, aux questions d'actualité, le bizutage des députés PS fut léger. Un simple brouhaha pour perturber la première réponse de celui qui a l'habitude de parler dans le silence ou à l'oreille du Président. Il en faut plus pour le déstabiliser ! A la sortie, il glisse à Xavier Bertrand «chapeau l'artiste!», impressionné de l'avoir vu répondre sans notes aux questions. Mais ce qui le tracasse le plus, c'est d'avoir dépassé son temps de parole de dix-sept secondes ! Personne n'a cru bon de lui parler des deux minutes réglementaires. Même le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, pourtant si prompt à couper les micros, n'a pas osé le faire pour sa première intervention.
Depuis 2002, il a su se rendre indispensable
Claude Guéant sait bien que ces petites attentions ne dureront pas. Dès mardi, il défendra le projet de loi sur l'immigration à l'Assemblée. Même s'il a su tisser des liens au-delà des frontières de la droite, il sait que la gauche ne lui fera pas de cadeau sur la mesure controversée de déchéance de la nationalité. Pas plus que ses adversaires dans son propre camp. Déjà, ils font courir le bruit que c'est pour l'écarter de l'Elysée que Sarkozy l'a nommé Place Beauvau. «Depuis l'automne, le Président s'est rendu compte qu'il y avait une faiblesse politique à l'Elysée et que Guéant l'incarnait», soutient un de ceux qui plaidaient pour son «exfiltration». «On était quelques-uns, parmi ses proches, à dire à Sarkozy qu'il avait trop cédé en novembre à Guéant, Fillon et Copé. Ce remaniement est un rééquilibrage», avance un élu. Certains se sont inquiétés de ses fréquentations. Jean-Christophe Rufin, dans un accès de colère, après son départ de l'ambassade de France au Sénégal, a eu cette définition cruelle de l'homme: «En voilà un qui a dû faire plaisir à maman quand il était petit. Tout est bien rangé chez lui, mais il n'en peut plus dès qu'il voit arriver un semi-truand en Maserati qui lui raconte ses folles nuits avec des filles à 5000 euros.» D'autres assurent que c'est Alain Juppé qui a obtenu son départ, exigeant du Président d'avoir les mains libres au Quai d'Orsay. Il n'aurait pas voulu de la diplomatie parallèle exercée par le secrétaire général de l'Elysée qui, depuis 2007, s'est notamment rendu au Rwanda, en Syrie ou en Arabie saoudite. Le nouveau ministre des Affaires étrangères a pris la peine de téléphoner à Claude Guéant pour lui dire qu'il n'avait jamais rien demandé de tel au chef de l'Etat. Alain Juppé sait bien que les voyages de Claude Guéant se faisaient sur ordre de Sarkozy. «Parler à Claude Guéant, c'est comme me parler à moi», expliquait le Président. Les chefs d'Etat étrangers l'avaient bien compris, qui faisaient venir le secrétaire général dans ce but. «Ce n'étaient que des discussions bilatérales», minimise aujourd'hui Claude Guéant.
Depuis 2002, l'homme a su se rendre indispensable à Nicolas Sarkozy. Place Beauvau, Bercy, Elysée, «il s'adapte à toutes les situations, même les plus complexes», avoue, admiratif, un conseiller de l'Elysée. Il est celui qui permet au Président de faire de la politique en traitant les dossiers techniques. Disponible sept jours sur sept. Difficile de se séparer d'une telle force de travail et d'un tel dévouement. Nombreux sont ceux qui ont entendu les éclats de voix, depuis l'antichambre au premier étage de l'Elysée. «Prenez une décision! Tranchez pour une fois dans votre vie», s'énervait le Président contre son secrétaire général, selon ces témoins. Mais jamais personne ne l'a pris en défaut de loyauté. Ni ne l'a entendu se plaindre du traitement que pouvait lui faire subir un patron impatient. Un ancien ministre précise toutefois qu'à deux reprises, il a refusé des exigences du secrétaire général, même quand celui-ci lui rétorquait: «C'est un ordre du Président.» «J'ai vérifié en appelant directement Sarkozy. Il m'a dit que j'avais bien fait de l'appeler», termine cet ancien ministre, convaincu que le secrétaire général dépassait parfois ses prérogatives. «Claude, c'est un soldat», affirme un conseiller de l'Elysée. «Guéant met en musique ma politique. J'ai une totale confiance en lui», lâchait régulièrement le Président devant ses visiteurs. Et dimanche, après avoir décidé que Claude Guéant remplacerait Brice Hortefeux au ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a confié à ses proches : «Je me suis coupé un bras et une jambe.» La décision a été difficile à prendre, reconnaît un de ses conseillers, pour qui le Président a «privilégié l'efficacité par rapport à l'amitié». «Il est entré dans une nouvelle phase: c'est sa peau qu'il joue aujourd'hui», admet un autre. «Je veux que vous soyez efficace.» Telle est la consigne donnée par le Président à Claude Guéant. Nicolas Sarkozy sait qu'il n'y aura pas de meilleur porte-parole de sa politique en matière de sécurité. Son premier déplacement confirme cette impression. Claude Guéant avait le choix entre la région parisienne et la province. C'est à Chartres qu'il a délivré son premier message politique: «Ma mission est de protéger tous les habitants de ce pays.» De retour dans son bureau, il développe son analyse : «Je veux garantir la tranquillité des Français. Ils aiment bien se sentir en sécurité. Ils veulent une vie plus paisible et une société moins agressive.» Deuxième volet de sa politique : la maîtrise de l'immigration irrégulière. Enfin, redonner confiance à la Place Beauvau. «Il doit nous réconcilier avec les policiers», explique un proche du Président, inquiet de constater que plusieurs centaines de milliers d'électeurs, furieux de la réforme de la garde à vue, risquent de s'éloigner de l'UMP.
«J'ai compris que l'amitié avec Claude Guéant ne servait à rien»
«Claude Guéant connaît parfaitement le ministère, il va devoir apprendre le rôle de ministre», souligne un de ses nouveaux collègues. Le patron de la Place Beauvau sait que les regards sont tournés vers lui. Fidèle à sa réputation, il a pris soin de ne pas arriver tambour battant dans la place. Combien de ministres non élus se sont grillés dès les premiers jours parce qu'ils connaissaient par cœur la matière de leur ministère, mais pas les codes de la vie politique ! Avec Claude Guéant, pas de danger. Il a été à bonne école. On ne passe pas autant de temps à côté de Nicolas Sarkozy sans les savoir sur le bout des doigts. «Claude Guéant, c'est une volonté de fer dans une courtoisie de velours», décrypte un conseiller de l'Elysée qui l'a vu à la manœuvre. Prudent et secret, l'homme ne se dévoile jamais. «Il est cadenassé», reconnaît un de ses interlocuteurs, qui l'a vu se refermer alors qu'il essayait d'entraîner la conversation sur le terrain de la vie privée. «C'est un masque», ajoute un élu qui le connaît bien. «J'ai compris que l'amitié avec Claude Guéant ne servait à rien, regrette un ancien ministre. Il sert son maître, c'est tout.» Sans états d'âme. Même s'il doit, pour ce faire, augmenter le nombre de ses ennemis. Depuis 2002, Claude Guéant en a connu. De Jacques Chirac, qui bloque sa nomination à la DGPN, aux sarkozystes historiques, jaloux de sa promotion comme directeur de la campagne de 2007 et de sa proximité avec Sarkozy. Sans oublier les recalés des arbitrages. Pour un Proglio renforcé, combien de Mestrallet furieux? Aujourd'hui, tout cela est derrière lui. A 66 ans, Claude Guéant entame la dernière partie de sa vie active. Un «aboutissement auquel je n'avais pas pensé», assure celui qui se voyait rester à l'Elysée jusqu'en 2012. Mais qui, en parfait soldat, a accepté sa nouvelle mission. Et qui confie tout de même sa joie, en se laissant un peu aller, dans un sourire: «Ici, je vais me défoncer.» LIRE AUSSI : |
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domi05 |
#17668 Re: Re: Re:05 Feb 2012, 18:34
Source MediapartLa descente aux enfers de Romain Lecoustre, inspecteur du travail à Lille03 février 2012 | Par Mathieu Magnaudeix
Le 7 février, les inspecteurs du travail seront en grève dans toute la France et manifesteront à Paris, en souvenir de leur collègue Romain Lecoustre. Ce jeune inspecteur du travail de 32 ans (photo) s'est pendu chez lui, à Bauvin (Nord), le 18 janvier 2012. Dans la journée, il était passé dire bonjour à sa famille, avant de se rendre au magasin de bricolage pour acheter le matériel nécessaire à son geste fatal. « Ce n'était pas un suicide sur un coup de tête », explique son frère Pierre, 44 ans. Fin juillet 2011, Romain, alors en poste à Arras (Pas-de-Calais), avait déjà tenté de mettre fin à ses jours. Le jeune fonctionnaire, par ailleurs militant syndical Sud, n'était pas un garçon à problèmes. « Il avait une vie normale, il sortait beaucoup, faisait énormément de voyages », raconte son frère. Pour sa famille comme pour les syndicats, pas de doute : bien qu'il ait été muté à Lille (Nord) en fin d'année dernière, le geste est lié à ses conditions de travail à Arras. « Selon les éléments dont nous disposons, nous pouvons dire que ses conditions de travail et son environnement étaient difficiles », admet Joël Blondel, le DRH du ministère du travail interrogé par Mediapart, qui refuse « à ce stade » de se prononcer sur la responsabilité de l'administration dans cette mort. Lors de ses obsèques, mardi 24 janvier, les collègues se sont déplacés en masse. Deux jours plus tard, ils ont manifesté leur colère devant les locaux de la Direction régionale du travail (Direccte) du Nord. « Romain est quelqu'un de perfectionniste et volontaire (…), solide », « toujours disponible et à l'écoute », « mais son découragement, les contrariétés emmagasinées au travail ont eu raison de sa résistance », avait témoigné en septembre 2011 une de ses collègues dans une lettre adressée à la Direction générale du travail. Elle qui le côtoyait tous les jours à Arras le décrivait alors « désemparé », « profondément blessé ». « Il n'y a de doute pour personne sur la nature professionnelle de son mal-être, ni sur les causes de son suicide, explique un tract intersyndical daté du 20 janvier. C'est bien le travail, ses conditions d'exercice et l'environnement hiérarchique qui sont ici clairement responsables de la dégradation profonde de son état de santé, qui l'a conduit à la mort. » Depuis sa tentative de suicide, Romain se battait pour la faire reconnaître comme un accident de service, l'équivalent de l'accident du travail dans la fonction publique. Cruelle ironie toute bureaucratique : sa demande est examinée ce vendredi 3 février. A titre posthume. Le 4 mai 2011, un inspecteur du travail, Luc Beal Rainaldy avait mis fin à ses jours dans les bureaux de la direction générale du travail, Quai de Javel, à Paris. Ses camarades du SNU-TEF-FSU, dont il était le secrétaire national, avaient alors pointé le « rythme effréné des réformes, qui broient les services de l’Etat et leurs agents et détruisent les valeurs du service public », et « l’incessant simulacre de dialogue social » ayant « conduit Luc à l’épuisement et à une impasse ». Dans ce dossier, une commission d'enquête doit rendre ses conclusions mardi 7 février lors d'un comité hygiène et sécurité au ministère. Y sera également évoqué le suicide de Romain Lecoustre. Selon le ministère du travail, sept agents (dont trois inspecteurs du travail) ont mis fin à leurs jours depuis 2007. Deux se sont tués sur leur lieu de travail. A Arras, Romain Lecoustre avait lui-même repris les dossiers d'un inspecteur qui s'était suicidé en décembre 2009. Aucun de ces suicides n'a été reconnu comme accident de service, confirme le ministère.....
« le rythme effréné des réformes, qui broient les services de l’Etat et leurs agents et détruisent les valeurs du service public », Jamais autant que depuis cinq ans les services publics n'auront été autant mis au pillage , les agents ballotés comme des pions . Ce n'est pas tant le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux qui est en cause , ce n'est que la partie visible de l'iceberg. La notion de "rentabilité " tellement en contradiction avec le principe même du service public a fait des ravages . Peu importe les résultats obtenus par un inspecteur ou un contrôleur du travail , ce qui importe c'est la politique du chiffre , combien d'interventions et surtout combien d'interventions liées aux injonctions gouvernementales comme par exemple la lutte contre le travail clandestin qui masque trop souvent la volonté de faire de l'Inspection du travail un adjoint des forces de police dans la recherche des étrangers sans papier . Peu importe le temps passé pour convaincre , expliqer une législation de plus en plus complexe et changeante ce qui compte c'est le nombre de visistes .Le paradoxe c'est de voir un Code du travail qui "épaissit ' d'année en année alors que la déréglementation avance . Dernier exemple en date l'annonce faite dimanche dernier de la possibilité qu'aurait les employeurs de négocier des accords dérogatoires à la loi . En droit français un accord d'entreprise , une convention collective n'était valable qu'à condition d'être plus favorable au salarié que la loi . Notion obsolète par la grace du Souverain ! Lutter , résister contre ces injonctions peut se révéler épuisant . Les agents du Pôle Emploi sont soumis aux mêmes contraintes et au même stress qui doivent recevoir les demandeurs d'emploi l'oeil fixé sur l'écran apparaît le logo qui leur indique que le temps imparti est terminé .... Et je ne parle que de ce que je connais ! Des services publics moins couteux , plus efficaces , qui voudraient le contraire,, mais là il ne s'agit pas de ça il s'agit seulement de casser !!! Romain avait 32 ans , il avait passé haut la main le concours d'inspecteur du travail et était sorti major de sa promo . Dominique
Devinette : Qui a dit ? Question de MARYLYN LESUEUR: Quelle place reste-t-il pour nos services publics dans la mondialisation ? Réponse de ....: Enorme ! D'abord, il y a une place croissante pour les services publics mondiaux : le FMI, c'est un service public mondial. Pour ce qui est des services publics nationaux, c'est un choix politique. Certains pays, comme les Etats-Unis, considèrent que moins il y a de services publics, mieux on se porte. C'est un réflexe culturel chez les Américains. En revanche, dans notre société européenne, où le rôle des services publics est très important, je continue de penser que ce choix a toute sa place. ... février 2011 |
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#1766905 Feb 2012, 18:39Toutes les provocations de M. Guéant ne se valent pasIl y a quelques semaines, le ministre de l’intérieur Claude Guéant, prétendait vouloir apaiser et éviter les "empoignades" sur l’islam. Certains ont pu y croire. Patrick Lozès candidat à l’élection présidentielle de 2012. |
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#17670 Re: Re: Re: Re:05 Feb 2012, 18:55http://paris.indymedia.org/spip.php?article9906 Grève et manifestation Suicide de Romain Lecoustre, Inspecteur du Travail Tous ensemble pour exprimer notamment notre émotion et notre colère rdv le 7 février a 11 h devant le cabinet du ministre 127 rue de Grenelle 75007 Paris Au ministère du travail, on se tue au travail ! Nous accusons ! Romain Lecoustre, Inspecteur du Travail, s’est suicidé à son domicile, le 18 janvier 2012. Au mois de juillet dernier, notre collègue avait déjà attenté à ses jours.
Dès 2010, le médecin du travail et à sa suite les organisations syndicales avaient alerté sur la détérioration des conditions de travail dans le service en missionnant un expert. A la suite à sa tentative de suicide, tous les échelons hiérarchiques ont été alertés sur la détérioration de ses conditions de travail et nous avons dénoncé leur inertie à prendre des mesures afin de faire cesser cette situation. L’ensemble des témoignages recueillis et des éléments démontrant le caractère professionnel de la tentative de suicide leur ont été transmis. De la hiérarchie locale jusqu’au DAGEMO/DGT : l’administration savait. Nous accusons l’administration :
Nous exigeons ! Aujourd’hui, après notre colère et écœurement nous demandons justice pour Romain. Nous demandons la reconnaissance immédiate de sa tentative de suicide et de son suicide en accidents de service, et ce dès la réunion du CHSM extraordinaire convoqué le 7 février au cours duquel, nous réaffirmerons également cette demande pour Luc. A l’appui de cette demande, qui est pour nous, capitale, nous ne siègerons pas dans les instances nationales de concertation d’ici le 7 février. Ce suicide s’ajoute malheureusement à une liste qui commence à être longue dans notre ministère. La mise en place de la RGPP, de la politique travail, de la performance individuelle, de la réduction d’effectifs, ont détérioré les conditions de travail des agents. L’arrivée imminente de la PFR (prime de fonction et de résultats) ne va pas améliorer les choses, bien au contraire ! Aujourd’hui, il serait dangereux voire criminel que le ministère, par son obstination à ne pas entendre les agents et leurs organisations syndicales, prenne le risque que d’autres drames surviennent dans nos services. Il y a urgence à répondre aux revendications !
Nous appelons tous les agents du ministère : -à cesser le travail le mardi 7 février 2012 (date du CHSCT- M extraordinaire) ; Nous appelons également les agents à se réunir localement en assemblée générale dès cette semaine pour exprimer collectivement leur colère et préparer la mobilisation du 7 février (des heures d’information mensuelle ont été déposées pour le 2 février). Paris, le 30 janvier 2012. |
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#1767105 Feb 2012, 19:03Crise. Les intouchables de la haute finance5 février 2012 - Réagir à cet article Dans un livre choc, cinqspécialistes français décryptent et dénoncent les agissements de la haute finance, et son implication dans les crises actuelles. Au programme: fraudes, escroqueries, liens avec le crime organisé. En toute impunité! On connaissait les incorruptibles. Voici, de l'autre côté du miroir, les intouchables. Des criminels en col blanc, des bandits de la haute finance qui, grâce au lobbying et à une ingénierie financière de haute volée, ont appris à détourner des pans entiers de l'économie. La crise des subprimes aux États-Unis en 2008? C'est eux. Les dettes plongeantes et les cures d'austérité qui secouent la planète, et l'Europe en particulier? Indirectement, encore eux.
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#17672 Re: INFORMATION05 Feb 2012, 20:24#17628: Danielle - INFORMATION http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=13066 18h37suivi La Société des rédacteurs d'Europe1 (SDR) "exprime son soutien total à Dominique Souchier et juge incompréhensible la décision de la direction de lui interdire d'inviter des hommes politiques dans son émission jusqu'à l'élection présidentielle" indique un communiqué diffusé samedi, après la décision de la direction de supprimer tout invité politique des émissions de ce journaliste.
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#1767305 Feb 2012, 20:28Sarko au pays des Soviets de : Caleb Irri dimanche 5 février 2012 - 10h29 > Gouvernements 3 commentaires Après avoir vu les images du président entouré de tous ces ouvriers, après avoir entendu ces paroles de soutien de leur part envers le « presque-déjà-futur » candidat, j’ai appris cette étrange nouvelle : certains seraient en réalité des figurants…. Quelle pitié ! Cela m’a immédiatement remis en tête un album d’Hergé, « Tintin au pays des Soviets ». Vous savez, celui où Tintin va visiter l’URSS pour constater la production sensationnelle des travailleurs russes, et qui derrière l’apparente façade de prospérité, de joie au travail, de « soutien au régime », découvre la piteuse réalité : les usines sont des décors, les travailleurs sont des acteurs, et tout est faux, tout est mascarade, poudre aux yeux. Voilà tout ce à quoi est aujourd’hui réduit le président de la République française, en 2012. Réduit à devoir appeler les copains pour sauver 90 emplois quand près d’un million ont été détruits en à peine 5 ans, réduit à accoler l’adjectif « social » à une augmentation des impôts qu’il avait pourtant promis de ne pas toucher, réduit à aller serrer des mains à des « cons qui se lèvent tôt », réduit enfin à devoir se présenter à une élection qui si elle ne le ridiculise pas plus encore, le fera toucher des sommets dans le palmarès des dirigeants les plus néfastes de l’Histoire de France, voilà ce qui reste donc du chef de l’Etat 5 ans après. C’est qu’il n’a peut-être lui-même pas envie d’y retourner, comme pourraient le faire penser certains de ses commentaires. Mais a-t-il vraiment le choix ? Certes on pourrait comprendre, à la manière dont tous les juges d’instruction « gênants » sont systématiquement écartés, à la tournure que prend l’affaire « Woerth-Bettencourt » qui suggère l’illégalité du financement de sa campagne de 2007, à celle que prend l’affaire « Karachi« , que le président veuille profiter encore un peu de son statut « d’intouchable » (il est inattaquable tant qu’il reste au pouvoir), mais ce serait filer trop loin la métaphore avec mon album de Tintin : nous sommes encore en démocratie, non ? Les dictateurs eux, sont à la tête d’appareils politiques qui votent sans réfléchir les lois qu’on leur propose, qui favorisent une petite caste de personnes qui les soutient dans les coups durs, empêchent les autres partis de se présenter à des élections, contrôlent les médias et font taire leurs opposants, nomment eux-mêmes les chefs de la police et restreignent les droits des citoyens… rien de comparable avec ce qui se passe en France, vous pouvez le constater par vous-mêmes. Après, il est bien normal qu’embarrassé par des soupçons de corruption, le président se protège des « complots » qui sont montés contre lui : si les manifestations qui lui sont hostiles sont interdites lors de ses déplacements publics, c’est pour la sécurité de l’Etat. Si la police enquête sur les conversations téléphoniques des journalistes c’est pour la transparence, et si le gouvernement décide de rendre le travail obligatoire pour les « assistés » à qui l’Etat fournit une formation, c’est pour le bien commun. Et puis quoi, c’est la crise après tout ! Ce n’est quand même pas la même chose qu’une dictature, la crise, c’est plutôt l’état d’urgence, l’union nationale, il faut que tout le monde fasse des efforts ! Pas les députés ni les sénateurs, pas l’Etat dont le train de vie augmente sans arrêt, non, ils sont déjà si endettés, et ils ont tant de responsabilités… On est en démocratie on vous dit, vous ne trouverez pas dans les garages de l’Elysée des liasses de billets, des lingots d’or ou des des voitures de collection comme en Libye ou en Egypte, ici nous sommes civilisés ; tout au plus trouverez-vous un avion présidentiel en assez bon état, quelques cartes de fidélité chez tel ou tel patron du CAC 40, mais rien de bien répréhensible… Ce sont les dictateurs qui craignent qu’on découvre leurs malversations et qui cachent les richesses qu’ils ont volé au peuple, pas de ça chez nous ! La transparence de l’Etat, c’est le maître mot ici. Bien sûr le secret-défense oblige à quelques petits arrangements, mais dans l’ensemble la démocratie fonctionne. Ce n’est pas comme si le candidat d’un parti politique représentant près de 20% de la population ne pouvait pas se présenter aux élections, ce n’est pas comme si les manifestants et les opposants étaient fichés avec leur ADN ou qu’on exigeait des grévistes qu’ils donnent à la fois leur nom et leur prénom avant d’aller manifester, qu’on impose au peuple des décisions sans les consulter ou qu’on profite de l’argent de l’etat pour financer sa campagne… On l’a bien vu lors du printemps arabe, ou même tout au long de l’histoire : la plupart des dictateurs ne s’accrochent au pouvoir que lorsqu’ils ont quelque chose à se reprocher, ce qui les entraîne naturellement à restreindre toute contestation, à tricher, mentir pour se maintenir, à inventer dans une course folle d’autres mensonges de plus en plus gros pour protéger les précédents, à trouver des stratagèmes légaux pour camoufler la vérité… Rien à voir avec la « patrie des droits de l’homme », n’est-ce pas ? Imaginons un instant qu’on accuse le président d’être mêlé de près ou de loin à des activités illégales, et que le peuple soit mis au courant de ces dernières… croyez-vous « franchement » qu’il empêcherait à tout prix la vérité d’éclater ? Croyez-vous « franchement » qu’il se représenterait à des élections qu’il serait sûr de perdre ? Non bien sûr, car il faut ici rappeler que les dictateurs ne se présentent qu’à des élections qu’ils sont certains de pouvoir remporter, et tout porte à croire qu’en l’occurrence monsieur Sarkozy est loin de pouvoir prétendre sérieusement à sa réélection. S’il se présente, ce n’est pas pour lui, il serait bien mieux loti dans le privé, et s’il se présente ce n’est que pour le bien de son peuple, comme le prouve son bilan : « Sarko aux pays des Soviets » c’est de la science-fiction, et il faudrait certainement faire enfermer ceux qui osent de telles comparaisons, non ? Caleb Irri Pour voir l’article avec les liens, suivre : http://calebirri.unblog.fr/2012/02/... |
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#17674 Re:05 Feb 2012, 20:30 @harlemdesir |
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#1767505 Feb 2012, 20:52bon dimanche les amis dans le foid et la souffrance, votez hollande § |
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